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dimanche 29 mars 2020

RDC: 102 ans de papa Joseph Diangendia Kuntima, bâtisseur et visionnaire de l'Eglise Kimbanguiste !

RDC: 102 ans de papa Joseph Diangendia Kuntima, bâtisseur et visionnaire de l'Eglise Kimbanguiste !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Simon Kimbangu.jpg, mar. 2020

Tout théologien a eu à étudier les églises africaines, catégorie dans laquelle on classifie l'Eglise Kimbanguiste. Cette catégorisation est biaisée voir caricaturale. Elle est simplement une projection occidentale. Ce formatage d'esprit est lamentable voire catastrophique. Chaque religion mérite respect, surtout pour ceux qui y croient.

Papa Simon Kimbangu plus qu'un Héros national!

Je l'ai déjà écris à plusieurs reprises, le jour que le peuple congolais prendra conscience et remettra papa Simon Kimbangu à sa vraie place, la République démocratique du Congo prend son essor. Le premier Héros national, c'est papa Simon Kimbangu. Le plus vieux prisonnier du continent africain, ce n'est pas Nelson Mandela avec ses 28 ans d'emprisonnement sous l'apartheid en Afrique du Sud. Mais papa Simon Simon Kimbangu qui a fait 30 ans dans les geôles du roi Léopold II, sanguinaire et génocidaire au Congo.
Honorer papa Simon Kimbangu, c'est précipiter la libération du Congo. "Dans les années 1920, le pouvoir colonial belge a voulu voir, dans l’effervescence villageoise et les incidents qui entouraient les agissements d’un certain Simon Kimbangu, l’expression d’un mouvement collectif de révolte contre l’ordre colonial. En procédant à son arrestation, son exil et son emprisonnement pendant plus de trente ans, ce même pouvoir a fait de ce catéchiste de village, un martyr national".

Freddy Mulongo-Diangienda 1.jpg, mar. 2020

Papa Diangienda: Bâtisseur et visionnaire !

Le fils cadet de papa Simon Kimangu aurait eu 100 ans le 22 mars 2018. Papa Joseph Diangienda est décédé le 8 juillet 1992 à Genève à l'hôpital de La Tour. Parler de papa Joseph Diangienda Kuntima, c'est parler de l'Eglise Kimbanguiste. Il est en le bâtisseur et grand visionnaire. Bâtir une église requiert foi et persévérance. Partir de rien, c'est une autre paire de manche. Le centre d'accueil kimbanguiste à Kasa vubu, l'université kimbanguiste...nous les avons vu construire. Papa Joseph Diangienda Kuntima a appris aux Zaïrois que nous étions, Congolais que nous sommes aujourd'hui de ne pas tendre la main à l'extérieur. La majorité des bâtisses de l'Eglise Kimbanguistes sont bâtis grâce aux "Nsinsani", dons et offrandes que même les plus démunis donnent pour leur église.

C'est une valeur essentielle de compter sur soi. C'est aussi une autre valeur de bâtir ensemble dans une vision communautaire.

10% de la population congolaise est kimbanguiste. Dans les coins et recoins de la République, on trouve toujours une église kimbanguiste, en chaumes ou briques. L'église Kimbanguiste est présente en Afrique, jusqu'en Europe via la diaspora congolaise.

Une vie avant de devenir le chef spirituel !

Né le 22 mars 1918 à Nkamba, dans le Kongo-Central, dans le Sud-Ouest de la République Démocratique du Congo.
A l’âge de trois ans, c’est à dire en 1921, il assistera à l’arrestation à Nkamba et la relégation à Elisabethville (actuelle Lubumbashi) de son Père, papa Simon Kimangu, mais aussi la relégation de son frère aîné Charles Kisolokele Lukelo à Boma, puis Moanda, dans le Mayombe, par l’administration coloniale belge. A l’âge de 16 ans il fut, à son tour, relégué à Boma où il fit ses études primaires et moyennes, à la colonie scolaire de Boma. Il y obtient son diplôme le 23 décembre 1943. Il fut engagé dans l’administration coloniale belge à Tsela d’abord puis fut muté successivement à Matadi, le 9 octobre 1946, à Boma, le 26 novembre 1946, à Léopoldville- Kinshasa, actuel, le 19 mai 1947, à Luluabourg-actuel Kananga, le 16 septembre 1950 où il occupa le poste de Secrétaire au Cabinet du Gouverneur Peigneux, le Belge qui avait arrêté papa Simon kimbangu, enfin à Léopoldville, le 17 juillet 1952.

EJCSK !

Le nom officiel de l'Église kimbanguiste est depuis 1987 « Église de Jésus Christ sur la Terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu », en sigle EJCSK, anciennement appelée « Église de Jésus-Christ sur la Terre par le prophète Simon Kimbangu ». Les autorités coloniales belges, considérant le kimbanguisme comme un mouvement subversif, prennent pendant plusieurs décennies des mesures répressives à l'égard des membres : envoi dans des camps de relégation, puis, à partir de 1940, dans des "Colonies Agricoles pour Relégués Dangereux" (C.A.R.D.).

Les adeptes parviennent cependant à maintenir des activités clandestines. Le plus jeune fils de Simon Kimbangu, Joseph Diangienda Kuntima, s'emploie à regrouper les sympathisants. L'épouse du prophète, Kimbangu Marie Mwilu, ordonne les premiers pasteurs kimbanguistes en 1955. En janvier 1958, une pétition est adressée au gouverneur général du Congo, en vue d'obtenir la liberté du culte. Cette démarche, dont les auteurs se réclament de la Déclaration universelle des droits de l'homme, de la charte coloniale et de la Constitution belge, aboutit à une première forme de reconnaissance tacite. Le 11 mars 1958, la première constitution de l'Église de Jésus-Christ sur Terre par le Prophète Simon Kimbangu (E.J.C.S.K.) est promulguée. Le 22 juin 1958, lors du premier congrès kimbanguiste, Joseph Diangienda Kuntima est reconnu chef spirituel de l'E.J.C.S.K. Une demande officielle de reconnaissance adressée à la Chambre des représentants et au Sénat de Belgique aboutit enfin à la reconnaissance officielle le 24 décembre 1959.

Papa Joseph Diangienda-Mobutu !

Le 15 septembre 1950 à Kananga , alors qu'il était qu'un jeune soldat à l'école de formation des officiers militaires, Mobutu Sese Seko rencontra papa Joseph Diangienda Kuntima, en mutation à Kananga ex- Luluabourg. Ainsi, naquit une forte amitié entre les deux. Ils étaient membres d'une même association à Kananga dénommée "Bena-Mayi" , qui consistait à subvenir aux besoins des Congolais non originaires.

En 1957, le soldat Mobutu s'en alla de l'armée avec le grade de sous-officier , il devient journaliste pour le quotidien libéral de Léopoldville "L'Avenir". le jeune journaliste, qui signait "De Banzy", Banzyville étant sa province de l'Equateur, s'attaquait à coup d'encre aux belges, évoquant les injustices qu'ils faisaient subir aux congolais et surtout aux Kimbanguistes.

Le journaliste Mobutu devint "wanted", recherché par l'autorité coloniale belge. Mobutu ira chez papa Diangienda, au N°87 de la rue Monkoto 87 dans la commune de Ngiri-Ngiri lui expliquer sa situation , qu'il était recherché , qu'il risquait l'arrestation pour une cause évidement bien-fondé. Papa Diangienda Kuntima le cacha dans sa résidence durant 3 jours. Et papa Diangienda Nkutima va prier pour lui et lui annoncer qu'il deviendra président de la République. C'est ce que Mobutu, Président de la République, avait déclaré lors des obsèques de papa Joseph Diangenda Kuntima, le 12 juillet 1992, au centre d'accueil kimbanguiste à Kasa-Vubu, lorsqu'il rendit son hommage au chef spirituel de l'Eglise Kimbanguiste.

freddy-mulongo-julienciakudia-xx.jpg, mar. 2020

Papa Diangienda-patriarche Julien Ciakudia 

Papa Diangienda Kuntima en tant chef spirituel de l'église kimbanguiste avait un souci permanent pour le devenir de son église. Il aimait des jeunes théologiens qui pouvait asseoir la doctrine kimbanguiste et la défendre théologiquement. Jeune pasteur anglican qui œuvrait pour la théologie de Libération à Montréal, de séjour à Kinshasa, le patriarche Jullien Ciakudia va s’approcher de papa Diangienda Kuntima. Une amitié père fils va naître. Papa Diangenda Kuntima a beaucoup prêché sur "Bolingo" "l'Amour", "Mibeko" "Lois et règles" et "Misala" "Les œuvres". Il avait pris sous ses ailes, le patriarche Julien Ciakudia Sr ne se préoccupant pas de sa province. En 1982, il l'avait logé au centre d'accueil kimbanguiste. Papa Diangienda kuntima l'avait amené avec lui en visite au plateau de Bateke, pour qu'il se rende compte des travaux agricoles et projets de développement de l'église kimbanguiste.

Après ses études au Canada, le Maréchal Mobutu délégua son homme de confiance papa Léon Engulu pour ramener le patriarche julien Ciakudia au pays , afin de le nommer ministre des Affaires étrangères. Arrivée à Kinshasa, Le refus de sa nomination à ce poste, dans une féroce dictature, va attirer des ennuis. Vivant en clandestinité pour ne pas tomber dans les filets des sbires de Mobutu. le patriarche Julien Ciakudia eu la présence d'esprit d'envoyer son épouse au près du chef spirituel kimbanguiste à Monkoto. Et là, papa Diangienda qui revenait d'Abidjan en Côte d'Ivoire où la famille de Mobutu s'est mariée, n'a pas mâcher ses mots: Dites à mon fils théologien de quitter le pays, sinon il sera tué. Qu'il aille en exil. Même Jésus était allé en exil en Egypte avec ses parents. Ce pays est le sien , il reviendra un jour pour contribuer à sa construction.

C'est comme ça qu'en 1986, le patriarche Julien Ciakudia se retrouvera à Brazzaville avant de rejoindre Oslo en Norvège. Depuis Londres où il réside, le patriarche Julien Ciakudia ne cesse de dire "papa Diangienda m'a sauvé la vie" !

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samedi 28 mars 2020

"Coronavirus": L'allocution du président Macron à Mulhouse !

Freddy Mulongo-Macron Mulhouse.jpg, mar. 2020

ALLOCUTION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SUR LE COVID-19 

Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes.

Je tenais à venir aujourd’hui ici, à Mulhouse, en Alsace, dans cette région Grand-Est, dans cette région qui est à ce jour la plus touchée par l'épidémie de Covid-19 et l'une des premières frappées en France, il y a près d'un mois. Dans le Grand-Est, plusieurs centaines de nos compatriotes ont perdu la vie.  Plus de 700 se trouvent en état grave, placés en réanimation. Je m'associe à la douleur des familles, des proches et veux leur dire que la Nation toute entière est à leurs côtés.

Je veux aussi, ce soir, saluer la mémoire des soignants qui ont payé de leur vie leur engagement pour soigner d'autres vies, sauver d'autres vies depuis le début de cette épidémie. Le premier soignant est tombé il y a quelques jours à Compiègne. Trois soignants ont perdu la vie dans la région Grand-Est, ils avaient décidé de soigner coûte que coûte. Un gynécologue obstétricien ici à Mulhouse, un médecin généraliste, dans la commune de l'hôpital en Moselle et un médecin généraliste à Colmar, une ville elle aussi très durement touchée. Nos pensées accompagnent leurs familles, leurs proches, toute la communauté des soignants.

Mes chers compatriotes, je vous ai dit il y a quelques jours que nous étions engagés dans une guerre, une guerre contre un ennemi invisible, ce virus, le Covid-19 et cette ville, ce territoire porte les morsures de celui-ci. Lorsqu'on engage une guerre, on s'y engage tout entier, on s'y mobilise dans l'unité. Je vois dans notre pays les facteurs de division, les doutes, toutes celles et ceux qui voudraient aujourd'hui fracturer le pays alors que nous ne devons avoir qu'une obsession : être unis pour combattre le virus.  J’en appelle à cette unité, à cet engagement : être unis.  Vous avez un Gouvernement qui est à la tâche, œuvrant pour trouver les solutions et se battant. Le ministre de la Santé reviendra dans les prochains jours, comme il l'a déjà fait et comme il le fait constamment sur les sujets les plus sensibles, en toute transparence. Le sujet des masques, des respirateurs, des tests et des traitements pour apporter toutes les explications, toutes les demandes d'informations légitimes, mais sans que nous ne cédions à aucune forme de division sans que jamais nous ne céderons au flot de fausses informations. Nous n'avons qu'une priorité : battre le virus.

La Nation tout entière est mobilisée. Mobilisation d'abord des services de l'Etat, qui est totale, et ici, dans le Grand-Est depuis le début. Sur le plan sanitaire, d'abord, tout est mis en œuvre pour que le service, nos services de santé puisse faire face à la vague. L'Agence régionale de santé a lancé très tôt un appel au volontariat des personnels soignants. Plus de 1 000 engagés ont répondu présent dans la région, dont 250 ici à Mulhouse. Une organisation s'est mise en œuvre consistant à déprogrammer les opérations qui n'étaient pas urgentes pour libérer des lits, mobilisant le secteur privé, faisant jouer toute la solidarité entre l'hôpital, le secteur privé et la ville. Les respirateurs sont arrivés, d'autres hôpitaux, des Armées. Un déploiement complet a été fait. Nous avons ici, dans cette région, mis en place une organisation, une méthode inédite qui sera répliquée partout où elle sera utile. 

Solidarité aussi nationale qui joue à plein. Plusieurs transferts ont été organisés vers des régions moins touchées. Une trentaine de patients ont ainsi été conduits dans d'autres hôpitaux de la région. Trois opérations menées par les Armées ont permis de transférer 18 patients vers d'autres régions. Et demain, un train médicalisé sera affrété pour transférer une vingtaine de patients à nouveau. La mobilisation de nos systèmes de santé est totale. Je veux saluer tous les personnels de l'hôpital, des hôpitaux de la région, mais aussi tous les médecins de ville que j'ai croisé tout à l'heure et avec qui j'ai pu discuter, et l'ensemble du secteur sanitaire, médico-social et social.

Mobilisation aussi de tous les services de l'Etat. Je veux saluer les préfets qui, aux côtés des responsables sanitaires, se sont mobilisés pour assurer la continuité des services publics. Tous les services de l'Etat sont mobilisés, nos policiers, nos gendarmes, nos douaniers, l'ensemble de nos fonctionnaires, nos enseignants, à qui aussi je veux dire merci car ils continuent de s'occuper de notre jeunesse de manière physique pour les enfants de nos personnels soignants mais de tous les autres aussi, sans relâche. Je veux ici aussi remercier l'ensemble des collectivités locales, la région, le département, l'agglomération et la ville et l'ensemble de leurs personnels qui n'ont cessé d'être également au front.

Enfin, je veux remercier nos voisins allemands, suisses, luxembourgeois, qui ont pris en charge une trentaine de patients lourds, comme nous l'avons fait il y a quelques semaines pour nos voisins italiens. C'est cela aussi l'Europe, la vraie, cette solidarité. 

Ici, dans cette première région si lourdement touchée, cette mobilisation a été exemplaire. L'organisation a permis collectivement de nous améliorer pour apporter une réponse indispensable. Ici, nous avons fait bloc pour soigner, pour sauver. C'est en activant tous les leviers de la solidarité et en faisant bloc que nous pourrons faire face en Corse, où la situation est déjà très difficile, puis demain, dans les Hauts-de-France, en Bourgogne-Franche-Comté, en Île-de-France, en Outre-mer aussi, où des situations extrêmement tendues sont en train d'arriver. Dans chacun des territoires que je viens d'évoquer, la situation, chaque jour, est plus difficile et c'est la même organisation qui se met en place. Elle se met en place aussi parce qu'une formidable mobilisation nationale est là, et je veux vous en féliciter et vous en remercier, mes chers compatriotes. La réserve sanitaire d'abord, avec plus de 40 000 inscrits, permet d'apporter des bras, des soutiens à des femmes et des hommes qui se réengagent pour aider. Plus de 100 000 d'entre vous se sont engagés sur la plateforme "Je veux aider" pour là aussi, à leur manière, avec leurs moyens, apporter une aide au milieu de cette crise. C'est cette France fraternelle qui nous permettra de tenir et de vaincre.

Mais derrière cette organisation, il y a toujours et avant tout les femmes et les hommes. Je suis ici à Mulhouse, à leurs côtés, pour leur rendre hommage. Dans cette guerre, il y a en première ligne l'ensemble de nos soignants, qu'ils interviennent à l'hôpital, en ville, dans les EHPAD, dans nos établissements accueillant des personnes en situation de handicap, dans les services à domicile, qu'ils soient médecins, infirmiers, ambulanciers, pharmaciens, aides-soignants. Tous sont en première ligne. Les yeux sont cernés, la fatigue est présente. L'angoisse est là pour eux-mêmes, pour leurs collègues, pour leur famille. Je l'ai vu aujourd'hui avec beaucoup de force. La Nation tout entière est derrière eux, reconnaissante. Elle rend hommage chaque jour. Elle est à leurs côtés à chaque instant. Avec un courage exceptionnel, ils font face. Ils sauvent des vies. Ils font tout ce qui est en leur pouvoir. Nous serons là aussi au rendez-vous de ce que nous devons, au-delà de cette reconnaissance et du respect. J'ai demandé au gouvernement d'apporter une réponse claire et forte de court terme pour l'ensemble des personnels soignants comme pour l'ensemble des fonctionnaires mobilisés, afin de majorer les heures supplémentaires effectuées sous forme d'une prime exceptionnelle pour pouvoir accompagner financièrement cette reconnaissance. Mais plus largement, nos soignants qui se battent aujourd'hui pour sauver des vies se sont hier battus, souvent pour sauver l'hôpital, notre médecine. Beaucoup a été fait, sans doute pas suffisamment vite, pas suffisamment fort. L’engagement que je prends ce soir pour eux et pour la nation toute entière c’est qu’à l’issue de cette crise un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières sera construit pour notre hôpital. C’est ce que nous leur devons, c’est ce que nous devons à la Nation. Cette réponse sera profonde et dans la durée.

Je veux aussi saluer l’ensemble des femmes et des hommes qui sont en deuxième ligne et qui permettent à nos soignants de soigner, et au pays de continuer à vivre. Ce sont les femmes et les hommes qui transportent, qui hébergent, qui dépannent, qui nettoient, qui réparent. Ce sont nos agriculteurs, ce sont l’ensemble des femmes et des hommes qui sont dans le secteur de l’alimentation, des commerces de première nécessité, ce sont nos livreurs, nos caissiers et nos caissières, c’est tout ce peuple travailleur de France qui se bat, qui, je le sais, parfois, est angoissé, souvent pour eux-mêmes et leurs familles, mais permet au pays de vivre. Je veux ce soir avec beaucoup de force les remercier et leur apporter tout le soutien de la Nation. Je sais les attentes qu’il y a là aussi pour être mieux protégé et le gouvernement fera le maximum pour apporter toutes les réponses avec les contraintes qui sont les nôtres, toujours en transparence. Vendredi, je rassemblerai l’ensemble des partenaires sociaux et un très gros travail a été fait ces derniers jours pour, secteur par secteur, apporter les meilleures réponses pour organiser le travail, pour mieux protéger au travail. Je veux remercier l’ensemble des employeurs de tous ces secteurs qui ont beaucoup fait là aussi pour que la nation continue à vivre. Cette deuxième ligne est indispensable et je veux remercier tous nos compatriotes qui, avec courage, chaque jour, permettent au pays de continuer à vivre dans ce contexte. Leur travail, leur engagement, leur courage sont aussi notre fierté.

Et il y a la troisième ligne, celles et ceux qui peuvent télétravailler ou rester à la maison, arrêter leur activité pour un temps ou qui y sont contraints parce que le secteur d’activité a fermé et qui contribuent aussi à l’effort de la Nation en restant chez eux, en respectant les règles de confinement qui ont été édictées par le gouvernement, en réduisant les contacts, en luttant contre la propagation du virus. Je vous remercie, mes chers compatriotes, de cette part que vous prenez à l’effort collectif. Elle est indispensable, pour protéger notre système de santé, pour ralentir ce virus et protéger l’ensemble de nos soignants, de nos réanimateurs, pour permettre de sauver un maximum de vies, pour protéger aussi nos aînés et les plus fragiles.

Chacun a un rôle, et dans ce contexte nos armées ont un rôle et je veux les en remercier, et je terminerai par là. Nos armées sont déjà mobilisées comme ici, à Mulhouse, avec cet hôpital de campagne dans lequel je viens de me rendre et par la mobilisation aussi du service de santé dans son intégralité. Cet hôpital a été monté dans des délais records par le service de santé et l’armée de terre. Les 5 hôpitaux d’instruction des armées sont aussi mobilisés, où des malades sont déjà pris en charge. Des opérations de transport sanitaire aérien et maritime ont déjà été réalisées par des avions ravitailleurs, dont les opérations Morphée de l’armée de l’air, le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre, d’autres missions de soutien encore. Partout, je le sais, nos militaires sont prêts et déterminés.

Nous sommes en guerre et face à ce qui se profile, ce pic de l'épidémie qui est devant nous, j'ai décidé, sur proposition de la ministre des Armées et du chef d'état-major des Armées, de lancer l'opération Résilience. Cette opération, distincte de l'opération Sentinelle qui continue de se concentrer sur la lutte contre le terrorisme quant à elle, cette opération Résilience sera entièrement consacrée à l'aide et au soutien aux populations ainsi qu'à l'appui aux services publics pour faire face à l'épidémie de Covid-19 en métropole et en outre-mer, en particulier dans les domaines sanitaire, logistique et de la protection. Dans ce cadre, j'ai d'ores et déjà décidé de déployer immédiatement le porte-hélicoptères amphibies Mistral dans le sud de l'Océan Indien et à partir de début avril le porte-hélicoptères Dixmude ira se positionner dans la zone Antilles Guyane en soutien de nos territoires ultramarins. 

Mes chers compatriotes, Mesdames, Messieurs, je reviendrai dans quelques jours faire un point complet de la situation, vous dire les décisions prises pour les semaines à venir et les décisions plus profondes que j'entends prendre pour la nation. Mais ce soir je voulais être là, aux côtés de nos soignants, aux côtés de nos armées, aux côtés de nos malades, pour dire que toute la Nation est engagée, engagée dans ce combat. Chacun a un rôle à y jouer, chaque citoyen, parce que la Nation française est un bloc et parce que dans cette guerre nous devons faire bloc, être unis, fiers et reconnaissants pour le rôle de chacun et tenir l'unité et le courage nous permettront de vaincre. Nous ne sommes qu'au début mais nous tiendrons.

Nous tiendrons parce que nous ne cèderons rien. Nous tiendrons parce que nous en avons la force. 

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Paris: Décès de Manu Dibango, le communiqué de l'Elysée !

Freddy Mulongo-Manu Dibango 6.jpg, mar. 2020



Palais de l’Élysée, le mardi 24 mars 2020

 

 

COMMUNIQUÉ

 

La musique mondiale a perdu un géant. Manu Dibango, saxophoniste, compositeur, passeur de rythmes et lanceur de tubes, était l’un de ces musiciens virtuoses et généreux dont le talent ne connaissait pas de limites : ses créations ont fait danser plusieurs générations, plusieurs continents. Il est hélas l’une des premières personnalités mondiales à succomber à la pandémie du Covid-19.

 

C’est à Douala au Cameroun qu’Emmanuel Dibango a vu le jour en 1933. Au temple protestant où sa mère est chef de chœur, il apprend à vocaliser sur Bach et Haendel et à caresser les cordes sous la bienveillante férule d’un oncle guitariste. En 1949, il a 15 ans lorsqu’il arrive en France pour faire ses études, avec 3 kilos de café dans ses bagages pour payer un premier mois d’accueil à ses hôtes. Mais, assez vite, la musique le tire loin des manuels scolaires. Un enseignant lui fait découvrir le piano, puis un ami, Francis Bebey, qui deviendra lui aussi une grande figure de la musique camerounaise, l’initie au jazz et au saxophone, son instrument-roi.

 

De Paris à Bruxelles, de caves en cabarets, il fréquente la diaspora afro-caraïbéenne et la bouillonnante scène jazz de l’après-guerre. Il rencontre bientôt Joseph Kabaselé, alias « Grand Kallé », le père de la rumba congolaise et le créateur de l’un des hymnes des indépendances africaines, Indépendance Tcha-tcha, qui l’embauche comme saxophoniste dans son orchestre African Jazz. Installé pour un temps à Léopoldville au Congo, Manu Dibango débute alors une carrière en solo, se fait connaître avec « Premier twist à Léo », et ouvre son propre club de musique, le Tam-Tam.

 

Revenu en France avec un répertoire qui s’est enrichi au fil de ses pérégrinations et de ses rencontres, qui s’est ouvert à la soul et au funk, il travaille avec quelques-unes des plus grandes vedettes de l’époque : Dick Rivers, Nino Ferrer, Mike Brant. A la fin des années 1960, il est le premier à faire jouer des artistes africains pour une émission de télévision française, Pulsations, dont il signe le générique en live avec son big band.

 

Manu Dibango se riait des frontières : il sautait d’un continent à l’autre, d’une culture à l’autre, d’un genre à l’autre, d’un instrument à l’autre – il les maîtrisait presque tous – pour créer une musique universelle, qui était à la fois africaine et caraïbéenne, américaine et européenne, mais qui était surtout chaloupée, entrainante et joyeuse. À chaque album, il inventait de nouveaux rythmes de joie, des mélodies du bonheur.

 

C’est avec un tube funk en diable, « Soul Makossa », qu’il avait accédé à une renommée internationale. Un hymne à la danse et au mélange qui n’était à l’origine que la face B d’un 45-tours sorti à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations de 1972, et qui est devenu, par un improbable cheminement d’admirations et de reprises, un hymne mondial dont le succès ne se dément pas : découvert par les pionniers new-yorkais du Disco, pillé par les plus grandes stars, cité, repris, il est joué et rejoué depuis près de cinquante ans.

 

Infatigable musicien voyageur, il a fait résonner son art virtuose sur les scènes de France et de Belgique, aux États-Unis, en Amérique Latine, en Côte d’Ivoire où il a un temps dirigé l’Orchestre de la Radio-télévision ivoirienne. Apôtre d’une musique où les artistes du monde entier dialoguent ensemble sur un pied d’égalité, Manu Dibango n’a jamais cessé de jeter des ponts, d’inventer des hybridations nouvelles, de susciter des rencontres, collaborant tour à tour et parfois en même temps avec Youssou N’Dour, Angélique Kidjo, Peter Gabriel, Sting, Serge Gainsbourg, Herbie Hancock ou Fela Kuti.

 

Avec le temps, celui qu’on surnommait « Papa Groove » était devenu « Papy groove », mais il n’avait jamais perdu son énergie et son enthousiasme : il était encore en tournée en France et à travers le monde l’an dernier, à l’occasion de ses 60 ans de carrière avec son « Safari symphonique », où s’entrelaçait harmonieusement le jazz et la musique classique.

 

Manu Dibango était aussi une voix, grave, engagée, qui savait se faire entendre pour célébrer les indépendances, pour dénoncer le racisme et l’apartheid, pour combattre partout les injustices, et pour célébrer cette Afrique dont il était l’un des fils les plus connus. En 1994, il en avait même pris le visage, sur la pochette de son album Wakafrica, auquel il avait fait participer les plus grandes stars du continent.


Immense musicien, il était aussi une figure d’humaniste universelle qui, par-delà les frontières géographiques et les styles musicaux, semait à foison la générosité et la joie. 

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jeudi 26 mars 2020

RDC: Quel héritage de Me Jean-Joseph Mukendi au Congo ? Son neveu Angwalima Tshilombo Tshintuntu catapulté sur le trône du Congo!

RDC: Quel héritage de Me Jean-Joseph Mukendi au Congo ? Son neveu Angwalima Tshilombo Tshintuntu catapulté sur le trône du Congo!

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Me Mukendi jean Joseph 4.jpg, mar. 2020


Personne à risque, il était allé en France pour un check-up et a, par la même occasion, contracté le Covid-19, d'après les membres de sa famille. A son retour à Kinshasa, les difficultés respiratoires ont commencé et le Coronavirus l'a emporté. Si sur le plan humain, Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba a été sympathique, courtois voire respectable et respecté. Sur le plan Congo, notre pays, son héritage est monstrueux. Election du 30 décembre 2018: Accompagné d'une quarantaine d'avocats, Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba est allé à la Cour Constitutionnelle défendre le putsch électoral de son neveu Angwalima Tshilombo, faussaire, fraudeur, tricheur, imposteur, usurpateur, traître et collabo pour en faire Président Nommé de la République démocratique du Congo. Quelle monstruosité ! Il nous laisse à la tête du pays, un nullard-médiocre et incapacitaire Angwalima Tshilombo, pseudo président étiquette, qui ne contrôle et dirige rien. Il est le pantin, marionnette et masque d'Alias Kabila qui l'a nommé. Bénéficiaire d'une Nomination Électorale est un Tshintuntu-Tshifueba, rien de plus.

Emporté par le coronavirus, Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba allait sur ses 74 ans. Il était le chef par intérim du conseil consultatif juridique de son neveu à la présidence usurpée.

Freddy Mulongo-Me Mukendi jean Joseph 5.jpg, mar. 2020

Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba est l'homme orchestre des négociations secrètes et occultes entre l'Udps et le régime d'occupation et d'imposture d'Alias Kabila à Venise, Ibiza, Paris, Bruxelles et Kinshasa. Le tweet de Néhémie Mwilanya sur le FCC-Officiel est révélateur : "Me Mukendi fut un des artisans du dialogue de Venise, entre l’Udps et la MP en 2015. Il a contribué, à la mise en place d'un processus électoral apaisé. Sincères condoléances à sa famille biologique,à sa famille politique et à l'ordre national des avocats".

Néhémie Mwilanya Wilondja, coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC) n'est rien d'autre que l'ancien directeur de cabinet d'Alias kabila et son bras droit. Donc l'homme de kingakati remercie Me Mukendi à travers son homme de main , néhémie Mwilanya pour l'avoir aidé à demeurer deux années de plus, en toute illégitimité et impunité alors qu'il était fin mandat depuis 2016.

Donc pendant que le peuple congolais décriait le régime d'occupation et d'imposture d'Alias Kabila. Pendant que le peuple congolais était massacré dans la rue pour avoir réclamé l'instauration de la démocratie...pendant que les jeunes Rossy Mukendi, Thérése kapangala que les prêtres étaient dénudés dans des paroisses...Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba étaient chef de délégation de l'Udps, dans des palaces à Ibiza, Venise, Paris, Bruxelles entrain de négocier avec des tortionnaires du régime d'Alias Kabila !

Grand avocat respecté ? Pour son ventre et sa famille, pas pour le Congo. Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba a contribué à ce que le Congo est aujourd'hui. Après 18 ans, d'un homme qui arrivé au Congo avec ses bottes de jardinier et sa kalachnikov en bandoulière: Alias Kabila ! Nous voilà avec un ancien distributeur des prospectus et pizzaïolo à la tête du pays. Simplement parce qu'Angwalima Tshilombo est son neveu. La fibre tribale y est pour quelque chose.

Pourquoi Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba qui s'est ramené avec une cohorte d'avocats, pour montrer sa puissance n'a-t-il pas pensé un seul instant de confier le pays à l'un de ses avocats ?

A 74 ans, il s'attendait à être nommé Président de la Cour Constitutionnelle afin de préparer et pérenniser la fraude électorale de son neveu. C'est pourquoi donc que Kabunda wa Kabunda, le Kasaïen faux Katangais déclarait qu'Angwalima Tshilombo sera président du Congo jusqu'au retour du Christ ? Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba était donc l'homme orchestre de cette machination contre la République ? Coronavirus est passé avant, on ne saura jamais tout ! 

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jeudi 19 mars 2020

RDC: COVID-19, Angwalima Tshilombo se moque du peuple congolais, il doit démissionner !

RDC: COVID-19, Angwalima Tshilombo se moque du peuple congolais, il doit démissionner !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-FelixTshilombo 341.jpg, mar. 2020


La République démocratique du Congo vivait déjà sous le coronavirus de la misère, pauvreté, malnutrition, corruption généralisée, de l'insalubrité, des bébés prisonniers dans les hôpitaux et centres de santé, des hold-up électoraux, des voyages interminables du Magellan national, des conseillers pléthoriques et incapacitaires à la présidence de la République, des politicailleurs-ventriotes, des kulunas cravatés, des Miyibicrates...

Mais le COVID-19 est foudroyant. Il n'a pas de passeport, n'a pas de traitement, il est redoutable et tueur.

Dans un pays comme la RDC qui souffre du délestage, l'électricité étant une denrée rare, voilà qu'Angwalima Tshilombo s'est fait attendre. Imposteur et usurpateur, Monsieur 15%, Tshilombo le fameux fils Tshisekedi est passé à 22 heures sur les Antennes de la RTNC alors qu'il était attendu à 20 heures. De qui se moque-t-il ? Ce président nommé et non élu, n'a pas aucun respect pour notre peuple.

Contrairement en Europe, où ils ont des médias publics, Angwalima Tshilombo devrait mixer et mobiliser tous les médias de la République: télévisions, Radios commerciales, Radios communautaires et Radio Okapi pour que le message contre le Covid-19 atteigne la majorité de notre peuple, dans les coins et recoins de toute la République. Il devrait passer son allocution dans la journée et ne devrait pas attendre 14 cas de coronavirus pour se prononcer.

Puisque le coronavirus ne s'est pas encore transmis d'un Congolais à un autre compatriote au niveau du pays, qu'il faut rester laxiste. Dès que les Etats-Unis, la France, l'Allemagne...ont commencé à fermer leurs frontières et à prendre des mesures fortes, il fallait les emboîter le pas et ne pas attendre. Il faut sensibiliser à tout va, surtout sur les mesures d'hygiènes à observer.

Des mesurettes d'Angwalima Tshilombo ne feront pas avancer le Schmilblick: interdiction de rassemblement de plus de 20 personnes, toutes activités sportives, deuils en salle ou domicile. Fermetures de : bars, boîtes, terrasses, plus écoles et universités dès ce jeudi 19/03. Tous les lieux de cultes fermés pour 4 semaines.

Pas un mot pour ses voyages ruineux pour les caisses de l'Etat. Sera-t-il confiné au pays pour les 4 semaines ? Pas un mot pour les marchés, le peuple congolais vit avec -1 dollar par jour, il se débrouille. Si les mamans ne vont pas au Wenze que vont devenir les enfants ? Comment peut-on interdire le rassemblement de 20 personnes alors que dans les transports en commun, il y a plus de 40 voire 50 personnes. Pas un mot sur les transports publics.

Les Congolais n'ont pas l'eau qui coule au robinet, mais l'hygiène passe par l'eau. Le gouvernement de Tshilombo va-t-il organiser la distribution d'eau dans des quartiers pour des familles ?

Pas un mot sur un budget spécial pour faire face à tout ça.

Depuis janvier 2020 une épidémie de Coronavirus COVID-19 (ex 2019-nCoV) s’est propagée depuis la Chine.

Qu’est-ce que le Coronavirus COVID-19 ?

Les Coronavirus sont une grande famille de virus, qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des Coronavirus) à des pathologies plus sévères comme le MERS-COV ou le SRAS.

Le virus identifié en janvier 2020 en Chine est un nouveau Coronavirus. La maladie provoquée par ce Coronavirus a été nommée SARS-CoV-2. par l’Organisation mondiale de la Santé - OMS.
Depuis le 11 mars 2020, l’OMS qualifie la situation mondiale du COVID-19 de pandémie ; c’est-à-dire que l’épidémie est désormais mondiale.

Quels sont les symptômes du Coronavirus COVID-19 ?

Les symptômes principaux sont la fièvre ou la sensation de fièvre et des signes de difficultés respiratoires de type toux ou essoufflement.

Comment se transmet le Coronavirus COVID-19 ?

La maladie se transmet par les gouttelettes (sécrétions projetées lors d’éternuements ou de la toux). On considère donc qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux, d’un éternuement ou une discussion en l’absence de mesures de protection. Un des autres vecteurs privilégiés de la transmission du virus est le contact des mains non lavées.
C’est donc pourquoi les gestes barrières et les mesures de distanciation sociale sont indispensables pour se protéger de la maladie.

Quels sont les symptômes du Coronavirus COVID-19 ?

Les symptômes principaux sont la fièvre ou la sensation de fièvre et des signes de difficultés respiratoires de type toux ou essoufflement.

Existe-t-il un vaccin ?

Il n’existe pas de vaccin contre le Coronavirus COVID-19 pour le moment. Plusieurs traitements sont en cours d’évaluation en France, en lien avec l’OMS pour être utilisés contre le Coronavirus COVID-19. Dans l’attente, le traitement est symptomatique.

En France, les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et uniquement à condition d'être munis d'une attestation pour :

-Se déplacer de son domicile à son lieu de travail dès lors que le télétravail n’est pas possible ;
-Faire ses achats de première nécessité dans les commerces de proximité autorisés ;
-Se rendre auprès d’un professionnel de santé ;
-Se déplacer pour la garde de ses enfants ou pour aider les personnes vulnérables à la stricte condition de respecter les gestes barrières ;
-Faire de l’exercice physique uniquement à titre individuel, autour du domicile et sans aucun rassemblement. Pour une urgence sanitaire planétaire, prendre son temps.

Angwalima Tshilombo limite ses mesurettes à la prise en charge de ceux qui sont testés positif au coronavirus et les autres ? C'est la prise de tout le peuple congolais qui est exigé. Non seulement, il prend des mesurettes en retard en plus, c'est du gnongnon comme mesures.

A quoi sert cette présidence usurpée ? Tshilombo doit démissionner! A-t-il volé le destin du peuple congolais pour se pavaner au lieu de travailler pour lui ? Il doit démissionner. Tshilombo dégage !

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dimanche 15 mars 2020

Message du Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres sur le Coronavirus-Covid 19 !

Message du Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres sur le Coronavirus-Covid 19 !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Antonio Guterres.jpg, mar. 2020


Chers amis,

Les bouleversements causés par le coronavirus - COVID 19 - sont tout autour de nous.

Je sais que vous êtes nombreux à être anxieux, inquiets, déconcertés.

C’est bien normal.

Nous sommes face à une menace sanitaire sans précédent.

Le virus se propage... le danger grandit... et nos systèmes de santé, nos économies et notre vie quotidienne sont mis à rude épreuve.

Les plus vulnérables sont les plus touchés, en particulier les personnes âgées et celles et ceux qui ont des problèmes de santé préexistants, qui n’ont pas accès à des soins de santé fiables, ou qui vivent dans la pauvreté ou la précarité.

Les retombées sociales et économiques de la pandémie et du ralentissement de l’économie toucheront la plupart d’entre nous pendant plusieurs mois.

Mais la propagation du virus atteindra un pic. Nos économies se relèveront.

D’ici-là, nous devons agir ensemble pour ralentir la propagation du virus et prendre soin les uns des autres.

Soyons prudents mais ne paniquons pas. Laissons parler la science et luttons contre la stigmatisation.

Même si la situation a été qualifiée de pandémie, c’est une situation que nous pouvons (encore) maîtriser.

Nous pouvons ralentir la transmission, prévenir l’infection et sauver des vies.

Mais cela implique plus que jamais d’agir sur le plan personnel, aux niveaux national et international.

Le COVID 19 est notre ennemi commun.

Nous devons déclarer la guerre à ce virus.

les pays doivent passer à la vitesse supérieure, intensifier et élargir leur mobilisation.

En appliquant des stratégies de confinement efficaces.

En activant et en améliorant les systèmes d’intervention d’urgence.

En augmentant considérablement la capacité de dépistage et les soins aux patients.

En préparant les hôpitaux, en veillant à ce qu’ils aient les installations, le matériel et le personnel nécessaire.

Et en mettant au point des interventions médicales qui sauvent des vies.

Chacun et chacune d’entre nous a une responsabilité.

Celle de suivre les conseils médicaux et de prendre les mesures simples et pratiques que recommandent les autorités sanitaires.

En plus d’être à l’origine d’une crise de santé publique, le virus est aussi un fléau pour l’économie mondiale.

Les marchés financiers sont durement touchés par l’incertitude.

Les chaînes d’approvisionnement mondiales sont perturbées.

L’investissement et la demande des consommateurs ont chuté - et le risque de récession mondiale est réel et ne cesse de grandir.

Les économistes des Nations unies estiment que le virus pourrait coûter à l’économie mondiale au moins 1 000 milliards de dollars cette année - et peut-être bien plus.

Aucun pays ne peut faire cavalier seul.

Plus que jamais, les gouvernements doivent coopérer pour revitaliser les économies ... accroître les investissements publics ... stimuler le commerce ... et assurer un soutien ciblé aux personnes et aux communautés les plus touchées par la maladie ou les plus vulnérables aux conséquences économiques néfastes qu’elle entraîne – notamment les femmes, qui assument souvent une part disproportionnée des soins.

Chers amis,

La pandémie met en évidence à quel point tous les êtres humains sont interdépendants.

Toutes et tous, nous partageons la responsabilité de prévenir la propagation du COVID-19.

Le système des Nations unies - y compris l’Organisation mondiale de la Santé - est pleinement mobilisé.

En tant que membres de la famille humaine, nous travaillons 24 heures sur 24 avec les gouvernements, nous communiquons des directives internationales et nous aidons le monde à faire face à cette menace.

Nous sommes tous concernés - et c’est ensemble que nous surmonterons cela.

Merci à toutes et à tous.

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vendredi 13 mars 2020

RSF se joint à plus de 120 médias et journalistes d’Afrique de l’Ouest pour demander la libération d’Ignace Sossou

RSF se joint à plus de 120  médias et journalistes d’Afrique de l’Ouest pour demander la libération d’Ignace Sossou

Freddy Mulongo-Ignace Sossou.png, mar. 2020


Deux mois et demi après son arrestation et sa condamnation à 18 mois de prison ferme et alors que les preuves de son innocence ont été rendues publiques depuis plusieurs semaines, le journaliste béninois Ignace Sossou est toujours en prison et son procès en appel n’a pas débuté. Dans une tribune commune inédite à laquelle se joint Reporters sans frontières (RSF), plus d’une centaine de médias et journalistes d’Afrique de l’Ouest demandent sa libération. 

Edit linkDéjà 84 jours qu’Ignace Sossou est incarcéré à Cotonou, la capitale du Bénin. Pourtant, “tout le monde a aujourd’hui la preuve sonore et écrite que les propos tenus n’ont pas été tronqués par le journaliste embastillé”, écrivent dans une tribune commune publiée ce vendredi 13 mars par plus de 120 médias et journalistes d’Afrique de l’ouest auxquels se joint RSF. 

Le journaliste d’investigation et directeur de production de Bénin Web TV, a été condamné le 24 décembre 2019 à 18 mois de prison ferme pour “harcèlement par le biais de moyens de communication électronique”. Il avait été interpellé quatre jours plus tôt après avoir relayé sur les réseaux sociaux des propos du procureur de la République du Bénin tenus au cours d’un atelier de travail organisé par l’agence française de développement médias (CFI). La publication des déclarations exactes du procureur, révélées par un communiquéde l’agence française le 2 janvier, a permis d’établir très clairement que le journaliste a repris mot pour mot les expressions utilisées par le magistrat au cours de cet atelier, sans aucunement détourner le sens du message exprimé. 

Cet élan de soutien de la part des médias et journalistes ouest africains est le témoignage d’une grande préoccupation pour les professionnels de l’information dans la région, estime Assane Diagne, directeur du bureau Afrique de l’ouest de RSF. Pour la première fois au sein de la Cédéao, un journaliste est condamné et emprisonné pour avoir relayé sur les réseaux sociaux des propos d’intérêt public qui ont bien été tenus. Il est emprisonné pour avoir fait son métier.”

“Deux mois et demi après sa condamnation et alors que chacun a pu constater que ce journaliste n’avait commis aucune infraction, il est difficile de comprendre qu’aucun procès en appel ne se soit ouvert afin qu’il puisse être libéré, déclare Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF. Comme le soulignent les rédactions et journalistes signataires de cette tribune, la détention de ce journaliste concerne et choque bien au-delà du Bénin. Trois tweets citant une personnalité publique ne devraient pas pouvoir conduire un journaliste en prison. Sa libération devrait être une priorité pour les autorités.”

Le Bénin occupe la 96e position sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2019.

LIRE LA TRIBUNE

SIGNATAIRES

Médias 

  1. Abidjan.net (Côte d’Ivoire)

  2. aCotonou.com (Bénin)

  3. Africafullsuccess.com (Togo)

  4. Africaguinee.com (Guinée)

  5. Al Akhbar Info (Mauritanie)

  6. Bénin Web TV (Bénin)

  7. Dépêches du Mali (Mali)

  8. Eburnie Today (Côte d’Ivoire)

  9. Faso.net (Burkina Faso)

  10. Front Page Africa (Liberia)

  11. Guineematin.com (Guinée)

  12. Icilome.com (Togo)

  13. Igfm.sn (Sénégal)

  14. Impact.sn (Sénégal)

  15. Journaldumali.com (Mali)

  16. Kunafoni.com (Mali)

  17. L’Alternative (Togo)

  18. L’Éléphant Déchaîné (Côte d’Ivoire)

  19. L'Événement (Burkina Faso)

  20. L’Investigateur (Mali)

  21. L’Observateur Paalga (Burkina Faso)

  22. Le Challenger (Mali)

  23. Le Flambeau des Démocrates (Togo)

  24. Le Quotidien de Nouakchott (Mauritanie) 

  25. La Lance (Guinée)

  26. Le Challenger (Mali)

  27. Le Lynx (Guinée)

  28. Lemediacitoyen.com (Côte d’Ivoire)

  29. LeReflet.net (Mauritanie) 

  30. Le Temps (Côte d’Ivoire)

  31. Le Populaire (Guinée)

  32. LG Infos (Côte d’Ivoire)

  33. L’Infodrome (Côte d’Ivoire)

  34. L’Intelligent d’Abidjan (Côte d’Ivoire)

  35. L’Inter (Côte d’Ivoire)

  36. L'Observateur (Guinée)

  37. Mali24.info (Mali)

  38. Maliactu.net (Mali)

  39. Malivox.net (Mali)

  40. Malizoom.net (Mali)

  41. Matin Libre (Bénin)

  42. Medianiger.info (Niger)

  43. Nord Sud Quotidien (Bénin)

  44. Observateur Paalga (Burkina Faso)

  45. Ouestaf.com (Sénégal)

  46. Pressafrik.com (Sénégal)

  47. Sahelien.com (Mali)

  48. Seneweb.com (Sénégal)

  49. Sidwaya (Burkina Faso)

  50. Soir Info (Côte d’Ivoire)

  51. Tahalil Hebdo (Mauritanie)

  52. The Point (Gambie)

  53. Togoonair.com (Togo)

  54. Togo Top News (Togo)

Organisations

  1. AfricTivistes 

  2. Association des professionnels de la presse en ligne - APPEL

  3. NJEPAG-Niger 

  4. CENOZO 

  5. Collectif #DATAGUEULE

  6. Disclose

  7. Nothing2Hide

  8. Réseau 3i 

  9. SYNPICS 

  10. UNALFA

  11. UNJCI

 

Journalistes 

  1. Mohamed ABDOU, blogueur, Alkachiv (Mauritanie)

  2. Charlemagne, ABISSI, Directeur général Groupe Savane Médias (Burkina Faso)

  3. Directeur général Groupe Savane Médias

  4. Aché ADOUM ATTIMER – Journaliste, porteuse du projet « Stopblabla » (Tchad)

  5. Manféi ANDERSON DIÉDRI  - Rédacteur en chef, eburnietoday.com (Côte d’Ivoire)

  6. Moussa AKSAR - Président de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation, CENOZO (Niger)

  7. Ferdinand AYITÉ – Journaliste, L’Alternative (Togo)

  8. Sileye BA – Journaliste indépendant (Mauritanie)

  9. Stéphane BAHI – Directeur de publication, L’Éléphant Déchaîné (Côte d’Ivoire)

  10. Jean-Claude COULIBALY, président de l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI)

  11. Vamara COULIBALY – Directeur général, Soir Info, L’Inter et L’Infodrome (Côte d’Ivoire)

  12. Marc BOUCHAGE – Journaliste indépendant (France) 

  13. Arnaud Paul DEGUENON – Journaliste, Bénin Web TV (Bénin)

  14. Pie DELORE NESMON - Rédactrice en chef lemediacitoyen.com (Côte d’Ivoire)

  15. David DEMBÉLÉ - Rédacteur en chef, Dépêches du Mali (Mali)

  16. Assane DIAGNE, directeur du bureau Afrique de l’Ouest de RSF (Sénégal)

  17. Souleymane DIALLO - PDG, Groupe Lynx (Guinée)

  18. Ramata DIAOURÉ - Secrétaire de rédaction, Journal du Mali, correspondant RSF (Mali)

  19. Momar DIENG - Fondateur, Impact.sn (Sénégal)

  20. Hélène DOUBIDJI – Directrice Média, Togotopnews.com (Togo)

  21. Chiaka DOUMBIA - Directeur de publication, Le Challenger, Secrétaire exécutif du Réseau malien des journalistes d’investigation RMJI (Mali)

  22. Cheikh Fall - Président, AfricTivistes (Sénégal)

  23. Modibo FOFANA - Directeur de publication, Mali24.info, Président de l’APPEL-Mali (Mali)

  24. Yacouba GBANÉ – Directeur de publication, Le Temps et LG Infos  (Côte d’Ivoire)

  25. Guillaume GBATO – Secrétaire général, Syndicat national des professionnels de la presse de Côte d’Ioire, SYNAPPCI (Côte d’Ivoire)

  26. Aliou HASSEYE – Journaliste, Malivox.net (Mali) 

  27. Augustin K. FODOU – Journaliste, Sahelien.com (Mali) 

  28. Ahmadou Bamba KASSE -  journaliste à l’agence de presse sénégalaise (APS), secrétaire général du Syndicat des professionnels de l'information et de la communication du Sénégal (Sénégal)

  29. Isidore KOUWONOU – Journaliste, Icilome.com (Togo)

  30. Sylvain LAPOIX – Journaliste et formateur (France) 

  31. Loïc LAWSON – Journaliste, Le Flambeau des démocrates (Togo)

  32. Julien LE BOT – Journaliste, auteur et réalisateur indépendant (France) 

  33. Ibrahima LISSA FAYE - Directeur de publication, Pressafrik.com, Président de l’APPEL (Sénégal)

  34. Geoffrey LIVOLSI – Journaliste, Disclose (France)

  35. Ali LMRABET – Journaliste (Maroc)

  36. Maimouna LO - Journaliste, TVM (Mauritanie)

  37. Andrea MAGNIM – Journaliste, Togoonair.com (Togo)

  38. Baudelaire MIEU - Journaliste, Bloomberg et Jeune Afrique, correspondant RSF (Côte d’Ivoire)

  39. Daouda MINE - Directeur des supports numériques, Groupe Futurs Médias-GFM (Sénégal)

  40. Joël NIANZOU – Président, Plateforme de la Presse Numérique de Côte d’Ivoire, PNCI (Côte d’Ivoire)

  41. Haiba cheikh  SIDATI – Directeur Exécutif, Al Akhbar Info (Mauritanie)

  42. Isselmou OULD MOUSTAPHA SALIHI – Membre du CENOZO, journaliste indépendant (Mauritanie)

  43. Souleymane OUMAROU BAH - Coordonnateur de l’Association nigérienne des journalistes pour l’éducation à la paix et à la bonne gouvernance, ANJEPAG-Niger (Niger)

  44. Mamadou OURY DIALLO – Journaliste (Guinée) 

  45. Grégoire POUGET – Président et co-fondateur de Nothing2Hide (France)

  46. Pap SAINE – Journaliste, The Point (Gambie)

  47. Moussa SAMBA SY – Directeur de Publication, Le Quotidien de Nouakchott (Mauritanie) 

  48. Gaston SAWADOGO – Journaliste, L’Evènement (Burkina Faso)

  49. Togola Hawa SEMEGA – Journaliste, Kunafoni.com (Mali)

  50. Yamoussa SIDIBÉ - Ancien directeur général de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne-RTG, ancien correspondant de France Télévisions (Guinée)

  51. Rodney Sieh, Directeur de publication de Front Page Africa (Liberia)

  52. Amadou Tidiane SY - Fondateur, Ouestaf.com (Sénégal)

  53. Seydou SYLLA - Directeur de publication, Malizoom.net (Mali)

  54. Daouda T. KONATÉ - Directeur de publication, L’Investigateur (Mali)

  55. Dominique THIERRY – Journaliste, expert en développement média (France)

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mercredi 11 mars 2020

LE CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME DÉBAT DES QUESTIONS RELATIVES AUX MINORITÉS

LE CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME DÉBAT DES QUESTIONS RELATIVES AUX MINORITÉS


Freddy Mulongo, Réveil FM International


Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 17.jpg, mar. 2020

 

 

Il entend en outre la présentation de plusieurs rapports au titre des organes et mécanismes de promotion des droits de l’homme

 

Le Conseil des droits de l'homme a tenu, cet après-midi, un débat interactif avec le Rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités, M. Fernand de Varennes, avant d’entendre la présentation d’une série de rapports au titre du point de l’ordre du jour consacré aux organes et mécanismes de promotion des droits de l’homme. 

 

En début de séance, le Pakistan, la Géorgie, l’Azerbaïdjan, l’Afrique du Sud, le Bangladesh, la République populaire démocratique de Corée, la Turquie et le Japon ont exercé leur droit de réponse au titre du débat général - clos ce matin - sur les situations relatives aux droits de l'homme qui requièrent son attention. 

 

Présentant son rapport, intitulé « Éducation, langue et droits de l’homme des minorités», M. de Varennes a souligné que pour les minorités linguistiques, rien n’est plus essentiel que leur langue : la clef de toute stratégie pour faire respecter les droits des minorités linguistiques est la perpétuation de leur langue, a-t-il insisté.  Il a ensuite rendu compte de la visite qu'il a effectuée en Espagne.  Après avoir salué les mesures prises par les autorités espagnoles pour refléter la diversité linguistique, religieuse et ethnique du pays, de même que les efforts déployés pour reconnaître les contributions inestimables qu’apportent les différentes composantes de la population, y compris les Roms, le Rapporteur spécial a estimé qu’il restait des améliorations à apporter en Espagne, s’agissant notamment de la situation des migrants et de la montée des discours xénophobes à leur encontre.

 

Suite à cette présentation, l’Espagne, en tant que pays concerné, ainsi que le Défenseur du peuple de l'Espagne se sont exprimés, avant que de nombreuses délégations* ne prennent part au débat, à l'issue duquel la Chine a exercé son droit de réponse. 

 

Au titre des organes et mécanismes de promotion des droits de l'homme, le Conseil a entendu les présentations des rapports du Forum sur les questions relatives aux minorités, dont les travaux de la douzième session portait sur « l’Education, la langue et les droits humains des minorités linguistiques »; du Forum social, qui s’est concentré sur les droits relatifs à la jeunesse; de la 26e Réunion annuelle des titulaires de mandat de procédures spéciales; et de la synthèse des consultations menées sur la contribution du Conseil à la prévention des violations des droits de l’homme

 

Le Conseil poursuivra ses travaux demain matin, à 10 heures, pour examiner et adopter les documents finals résultant de l’Examen périodique universel de l’Italie, d’El Salvador, de la Gambie et de la Bolivie. 

 

Les débats de cette quarante-troisième session et l’ensemble des interventions auxquelles ils ont donné lieu peuvent être suivis et réentendus en consultant le site UN Web TV.

 

 

Débat interactif avec le Rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités

 

Le Conseil est saisi du rapport du rapport du Rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités (A/HRC/43/47), intitulé « Éducation, langue et droits de l’homme des minorités», ainsi que de son rapport de mission en Espagne (A/HRC/43/47/Add.1, à paraître en français, et A/HRC/43/47/Add.2réponses de l’État partie).

 

Présentation du rapport

 

M. FERNAND DE VARENNES, Rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités, a d’abord relaté sa visite en Espagne.  Après avoir salué les mesures prises par les autorités espagnoles pour refléter la diversité linguistique, religieuse et ethnique du pays, de même que les efforts pour reconnaître les contributions inestimables qu’apportent les différentes composantes de la population, y compris les Roms, le Rapporteur spécial a estimé qu’il restait des améliorations à faire en Espagne, notamment s’agissant de la situation des migrants et de la montée des discours xénophobes à leur encontre.

 

M. de Varennes a recommandé que la loi espagnole soit modifiée afin d’autoriser l’utilisationdes langues minoritaires dans les démarches pénales, civiles et administratives, outre le castillan.  Il a également appelé à l'élaboration d'une stratégie nationale d'intégration des Roms.

 

Le Rapporteur spécial a regretté que son dialogue constructif avec le Gouvernement espagnol ait été écourté, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme ne l'ayant pas informé que son projet de rapport devait être traduit en espagnol pour que le Gouvernement puisse y répondre.

 

S’agissant de son rapport thématique, le Rapporteur spécial a rappelé que son mandat était clair : il doit formuler des recommandations relatives à l’application de stratégies destinées à protéger les minorités.  Or, pour les minorités linguistiques, rien n’est plus essentiel que leur langue :la clef de toute stratégie pour faire respecter les droits des minorités linguistiques est la perpétuation de leur langue, a insisté M. de Varennes.

 

En particulier, les enfants doivent recevoir un enseignement dans leur langue maternelle, en plus de la langue officielle.  Cela permet non seulement de réduire l’abandon scolaire, mais aussi d’améliorer les résultats scolaires et les connaissances, a expliqué le Rapporteur spécial.  En particulier, les filles appartenant aux minorités ont de biens meilleurs résultats lorsque l’enseignement se fait dans leur langue, a conclu le Rapporteur spécial.

 

Pays concerné

 

Le représentant de l’Espagne a d’abord réaffirmé l’appui de son pays aux procédures spéciales, auxquelles l’Espagne a adressé une invitation permanente.  Mais l’Espagne est déçue de la méthode du Rapporteur spécial, qui applique mécaniquement, à une réalité complexe, une définition purement quantitative de la notion de minorité.  L’Espagne aurait préféré une analyse du contexte, en particulier de l’histoire, qui explique la richesse linguistique et culturelle du pays, ou encore des structures politiques d’autogouvernement créées pour reconnaître cette diversité. 

 

D’autre part, l’Espagne juge particulièrement inacceptable la mention du fait que l’appartenance à une prétendue minorité catalane aurait influencé la sentence prononcée par le Tribunal suprême espagnol le 14 octobre 2019.  Cette accusation très grave apparaît dans le rapport sans aucune information permettant de la démontrer ni de la justifier, a regretté le représentant espagnol :dans ce procès, on a jugé des faits, pas des idées ni des idéologies, a-t-il affirmé. 

 

Le représentant a tenu à rappeler que, depuis le début de l’étape démocratique actuelle, les forces politiques défendant l’indépendance de territoires espagnols sont représentées dans les deux chambres du Parlement, ainsi qu’au sein des gouvernements, des chambres législatives et des municipalités de leurs communautés autonomes respectives. 

 

Le représentant a aussi jugé inacceptable que la version finale du rapport ait été publiée 24 heures seulement avant la présentation devant le Conseil.  Il a déploré que le rapport n’ait pas été remis aux autorités en langue espagnole, une des six langues officielles de l’ONU.  Le représentant a émis des doutes sur la volonté du Rapporteur spécial d’assister son Gouvernement en matière d’amélioration de la situation des droits de l’homme.

 

Le Défenseur du peuple de l’Espagne s’est déclaré lui aussi en total désaccord avec le concept de minorité utilisé par le Rapporteur spécial.  Dans les termes définis par l’ONU, l’Espagne ne reconnaît le statut de minorité ethnique qu’à la communauté gitane, a précisé le Défenseur. 

 

Le Défenseur a ensuite indiqué qu’il existait une importante minorité musulmane dans les villes autonomes de Ceuta et Melilla, ainsi que des communautés linguistiques en Catalogne, au Pays basque, en Navarre, en Galicie, à Valence et aux Iles Baléares.  Mais aucune d’entre elles ne saurait être considérée comme une « minorité ethnique ».  En outre, elles ne connaissent aucun problème de marginalisation, d’exclusion sociale ni de vulnérabilité, puisqu’elles jouissent de garanties juridiques spécifiques quant au plein exercice de leurs droits et à l’utilisation de leur langue.

 

De par leurs indices de marginalisation, de chômage, de pauvreté et d’exclusion, les Gitans constituent un groupe vulnérable justifiant une protection spécifique par l’État, a ensuite précisé le Défenseur. 

 

Le Défenseur a regretté que les investissements publics considérables requis pour remédier aux discriminations aient été fortement réduits par les politiques d’ajustement appliquées durant la crise économique.  Pour autant, a-t-il assuré, l’Espagne a accompli dernièrement des progrès majeurs dans le domaine du respect des minorités. 

 

Enfin, le Défenseur a regretté que le Rapporteur spécial ne dise rien, dans son rapport, des personnes d’origine berbère, de langue arabe et de religion musulmane, qui sont traditionnellement l’objet de discriminations dans l’éducation, la santé et le logement.

 

Aperçu du débat

 

La langue est un élément essentiel de la reconnaissance des droits des minorités, ont affirmé de nombreuses délégations à la suite du Rapporteur spécial.  La mise en œuvre des droits des minorités exige aussi bien l’intégration sociale des minorités que la reconnaissance de leur langue et de leur culture, a précisé une délégation.  Les questions linguistiques créent parfois des tensions, voire des conflits, entre les minorités et les autorités, a fait remarquer une délégation.  Renforcer la langue d’État ne doit pas se faire au détriment des langues minoritaires, a plaidé une autre. 

 

Elles ont appelé la communauté internationale à défendre l’usage des langues minoritaires, qui sont de moins en moins utilisées. 

 

Plusieurs délégations se sont dites préoccupées par la situation des minorités musulmanes partout dans le monde, où leur citoyenneté est remise en question.  Elles ont regretté les discours de haine à leur encontre, notamment de la part de gouvernements xénophobes. 

 

Une organisation non gouvernementale et plusieurs pays ont salué l’accent mis par le Rapporteur spécial sur l’enseignement dans les langues maternelles minoritaires, qui permet la perpétuation de ces langues à travers les générations. 

 

Certaines délégations ont décrit les mesures adoptées par leur pays pour assurer la reconnaissance des langues minoritaires, comme les programmes scolaires bilingues et les programmes d’enseignement linguistique spécialement destinés aux migrants.  Une délégation a expliqué que son Parlement avait adopté une loi spécifique sur les minorités, assortie d’un processus de consultation exhaustif avec les acteurs concernés.  Plusieurs pays ont aussi indiqué avoir pris des mesures pour reconnaître la langue des signes. 

 

Des organisations non gouvernementales se sont réjouies de la tenue et des conclusions du Forum des minorités, en octobre 2019.  Une délégation a néanmoins regretté les représailles et les actes d’intimidation à l’encontre de représentants de la société civile qui ont participé aux Forums régionaux, notamment en Asie. 

 

Remarques et conclusion du Rapporteur spécial

 

M. DE VARENNES a relevé que certains pays avaient accueilli de nombreux migrants et intégré leurs langues à leur propre société.  Il serait utile de faire connaître leurs « bonnes pratiques » aux nouveaux pays qui accueillent des migrants, a relevé le Rapporteur spécial.  Vu la complexité du sujet, il faudrait élaborer un guide pratique dans ce domaine, a-t-il suggéré. 

 

Le Rapporteur spécial a ensuite annoncé que l’un des thèmes du prochain Forum sur les questions relatives aux minorités serait « les discours de haine en ligne », dans un contexte où la plupart des victimes des discours de haine appartiennent à des minorités. 

 

Le Rapporteur spécial a insisté sur le fait que les conflits dans le monde d’aujourd’hui sont, de fait, des conflits ethniques qui touchent d’abord des minorités.  Les minorités ne doivent pas se sentir exclues et doivent pouvoir faire part de leurs griefs.  La paix et la stabilité dépendent de la justice ; et la justice exige une pleine protection des droits des minorités, a insisté M. de Varennes. 

 

S’agissant de sa visite en Espagne, M. de Varennes a une regretté une nouvelle fois les retards dans la procédure pour des raisons liées à la traduction de son rapport.  En réponse à la déclaration de l’Espagne, il a déclaré qu’il fallait réfléchir davantage à ce que l’on entend par « minorité ».  Le mandat concerne toutes les minorités et pas uniquement les minorités ethniques ou religieuses, a conclu M. de Varennes. 

 

 

*Liste des intervenants : Pakistan (au nom de l’Organisation de la coopération islamique), Union européenne, Pakistan, Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Estonie, Serbie, Iraq, Slovénie, Hongrie, Inde, Équateur, Croatie, Irlande, Monténégro, Myanmar, Azerbaïdjan, Fédération de Russie, Venezuela, Autriche, Malaisie, Thaïlande, Indonésie, Albanie, Paraguay, Chine, Népal, Roumanie, Guyana, Cameroun, Arménie, Philippines, Îles Marshall, Ukraine, Bangladesh, Afghanistan, Géorgie, International Movement Against All Forms of Discrimination and Racism, Minority Rights Group, Congrès juif mondialOrganisation internationale pour le droit à l'éducation et à la liberté d'enseignement, Helsinki Foundation for Human Rights, Réseau européen pour l’égalité des langues, International Council Supporting Fair Trial and Human Rights, Sokh Human Rights Group, Right Livelihood Award Foundation, et Maat for Peace, Development and Human Rights Association.

 

 

Présentations de rapports au titre des organes et mécanismes des droits de l'homme

 

Le Conseil est saisi du rapport du Rapport du Rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités (A/HRC/43/62) qui contient les recommandations formulées par le Forum sur les questions relatives aux minorités à sa douzième session, consacrée au thème « L’éducation, la langue et les droits de l’homme des minorités». 

 

Présentant ce rapport, M. FERNAND DE VARENNES, Rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités, a expliqué que la douzième session du Forum sur les questions relatives aux minorités s’était tenue les 28 et 29 novembre 2019 et avait porté sur le thème de « l’éducation, la langue et les droits de l'homme des minorité linguistiques ». 

 

Pour la première fois, les recommandations qui sont présentées dans ce rapport s’appuient sur les contributions issues de ce Forum et des trois forums régionaux tenus à Bruxelles (pour l’Europe), à Bangkok (pour l’Asie et la Pacifique) et à Tunis (pour l’Afrique et le Moyen-Orient), a expliqué le Rapporteur spécial. 

 

Le 12e Forum a porté sur quatre thèmes principaux, a précisé M. de Varennes : les droits de l’homme et l’éducation dans la langue minoritaire ; les politiques publiques en faveur de l’éducation et de l’enseignement dans les langues minoritaires ; les pratiques effectives pour l’enseignement dans les langues minoritaires ; et la langue, l’éducation et le renforcement des femmes et des filles. 

 

Parmi les recommandations du Forum, M. Varennes a mis en relief quelques recommandations clé, comme celle invitant les États à prévoir l’accès à l’enseignement en langue minoritaire afin d’assurer un traitement égal pour les gens de différents groupes linguistiques, ou celle invitant les États à créer un environnement favorable pour que les minorités puissent enseigner, apprendre et utiliser leurs langues, et que les langues minoritaires se retrouvent dans un environnement institutionnel favorable à la diversité linguistique et culturelle, exempt de discrimination, de stigmatisation ou de discours haineux envers les minorités.  Le Rapporteur spécial a enfin souligné que les recommandations et les discussions du Forum, ainsi que celles des trois forums régionaux, ne suggèrent pas que l’enseignement dans les langues minoritaires s’exerce afin de mettre les minorités à l’écart du reste de la société; les participants ont souvent exprimé et reconnu qu’il importait d’assurer l’apprentissage de la langue nationale ou officielle et l'apprentissage d’autres langues. 

 

Le Conseil est également saisi du rapport du Forum social qui s’est déroulé les 1er et 2 octobre 2019 à Genève (A/HRC/43/63)

 

Présentant ce rapport, MME KADRA AHMED HASSAN, Présidente-Rapporteuse du Forum social, a indiqué que le Forum social d'octobre dernier avait eu pour thème la promotion et la protection des droits des enfants et des jeunes par l’éducation et avait bénéficié de la participation de 650 personnes, représentants de gouvernements, des Nations Unies, d’organes intergouvernementaux, de membres de la société civile, du monde académique et de la jeunesse; plus de 50 personnes ont pu prendre la parole, sans compter les messages vidéo envoyés par des enfants à travers le monde.  En plus des séances plénières, des événements parallèles ont été organisés.  

 

Le Forum a commencé par une table ronde de haut niveau sur le pouvoir de transformation de l’éducation pour les jeunes.  La discussion entre la Haute-Commissaire adjointe aux droits de l’homme et deux représentants de la jeunesse a porté sur la manière dont on peut améliorer l’éducation et sur les efforts nécessaires à l’autonomisation des enfants et des jeunes.  Il a également été discuté de la manière dont on peut s’engager avec eux dans le cadre des mécanismes et processus des Nations Unies. 

 

A la fin de ces deux jours, les participants ont fait une série de recommandations, notamment celle visant à ce que les Etats respectent et protègent tous les droits relatifs à la jeunesse, en particulier le droit à l’éducation dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030.  Les participants ont également appelé les Etats à investir dans l’éducation et à prendre des mesures pour atteindre les laissés pour compte, notamment en accordant la priorité aux besoins spécifiques des plus vulnérables. 

 

Les Etats devraient en outre lever toutes les barrières financières directes et indirectes à l’éducation et pleinement mettre en œuvre la Déclaration sur la sécurité dans les écoles et les lignes directrices pour la protection des écoles et des universités contre l’utilisation militaire durant les conflits armés.  Ils devaient aussi veiller à ce que les jeunes filles enceintes et les jeunes mères aient accès à l’éducation, y compris par des mesures de scolarisation à temps partiel.  Les Etats, les agences des Nations Unies, la société civile et les autres partenaires devraient par ailleurs construire des partenariats au niveau local dans le but de changer les normes sociétales autour de l’éducation, entre autres recommandations issues de ce Forum social. 

 

Le Conseil est aussi saisi du rapport de la 26e Réunion annuelle des titulaires de mandat au titre des procédures spéciales du Conseil (A/HRC/43/64, à paraître), qui s’est tenue du 17 au 21 juin 2019. 

 

Présentant ce rapport au nom de Mme Anita Ramasasty, Présidente du Comité de coordination des procédures spéciales, M. JAVAID REHMAN, membre du Comité de coordination des procédures spéciales, a indiqué que ledit rapport contenait des informations sur les efforts déployés par les procédures spéciales pour mieux communiquer - de façon individuelle ou en tant que système - sur les buts de leurs mandats.  Il présente également des informations sur la manière dont ces mécanismes contribuent, dans leur ensemble, à la concrétisation du pilier droits de l’homme des Nations Unies. 

 

Le rapport indique également que 2019 a marqué une étape positive pour les procédures spéciales: la coopération des Etats n’a cessé de croître, alors que, dans le même temps, le nombre de pays n’ayant jamais reçu visite de titulaires de mandat décroissait.  Le rapport montre cependant que le niveau de coopération varie d’un Etat à l'autre: certains ont reçu plusieurs visites, d’autres aucune; certains répondent aux communications, d’autres non.  Le rapport souligne par ailleurs que les procédures spéciales se sont très activement engagées avec d’autres entités des Nations Unies et ont traité de nouvelles questions thématiques et perspectives. 

 

Dans le même temps, 2019 a aussi été une année difficile, a ajouté M. Rehman.  Est en effet apparu un rétrécissement du respect des obligations internationales; plusieurs titulaires de mandat ont subi des attaques directes, alors qu’ils ne cherchaient qu’à mettre en œuvre leur mandat; les personnes coopérant avec eux ont également fait l’objet de représailles; et le manque de coopération de certains Etats, ainsi que les contraintes financières qui frappent le système des Nations Unies ont constitué un frein à leur travail.  Mais en ce qui les concerne, les titulaires de mandat souhaitent continuer de mettre en œuvre leur mandat, a conclu M. Rehman.

 

Le Conseil est enfin saisi du rapport sur la synthèse des consultations menées sur la contribution du Conseil des droits de l’homme à la prévention des violations des droits de l’homme, sur la mise en œuvre de la résolution 38/18 (A/HRC/43/37).

 

Présentant ce rapport, MME YVETTE STEVENS, Présidente-Rapporteuse sur la mise en œuvre de la résolution 38/18 concernant la contribution du Conseil des droits de l’homme à la prévention des violations des droits de l’homme, a déclaré que la prévention est au cœur du mandat et des activités du Conseil.  Elle a expliqué que, pour cette raison, avec ses collègues rapporteurs MM. Pablo de Greiff et Nils Muiznieks, elle avait axé le rapport sur les mesures susceptibles de prévenir la commission de violations, soulignant à cet égard que la prévention est pertinente avant et après les conflits.  Le Conseil et ses mécanismes contribuent à ces deux types de prévention puisqu’ils sont aussi à même d’identifier les lacunes structurelles des Etats et de fournir des conseils et des recommandations aux gouvernements, contribuant ainsi à une prévention à long terme, a souligné Mme Stevens.  Elle a rappelé à cet égard que quelques mois avant la tragédie de 1994 au Rwanda, le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires de l’époque avait tiré la sonnette d’alarme sur le risque de commission d’un génocide.  De la Syrie à Sri Lanka, en passant par le Myanmar et la République centrafricaine, les grandes crises des droits de l’homme ont régulièrement été précédées de mise en garde des mécanismes des droits de l’homme, a rappelé Mme Stevens. 

 

Mme Stevens a jugé qu’il était critique que les mécanismes du Conseil réexaminent leur mode opératoire et mènent une réflexion sur leur impact afin d'évaluer les mesures qu'il convient de répéter et ce qui pourrait être amélioré.  Elle a également conseillé que ces mêmes mécanismes adoptent une approche de la prévention à long terme.  Le Conseil, quant à lui, pourrait inclure une dimension « prévention » dans les mandats de tous les nouveaux mécanismes qu’il établit. 

 

A l’heure actuelle, a poursuivi Mme Stevens, le travail de prévention souffre d’un manque de coordination et se fait en vase clos; d’où la nécessité pour le Conseil d’améliorer l’impact préventif par des synergies plus systématiques avec les efforts visant au maintien de la paix et à la réalisation des Objectifs de développement durable.  Il faut notamment identifier les rapports qu'il convient de partager avec le Secrétaire général, le Conseil de sécurité et la Commission de consolidation de la paix, entre autres.  Tous ces organes pourraient également être invités à prendre la parole devant le Conseil.  La Présidente-Rapporteuse a également encouragé à accorder davantage d’intérêt à la capacité du Conseil de répondre efficacement aux urgences liées aux droits de l’homme en utilisant, par exemple, les procédures confidentielles de plaintes, et en fournissant à ses groupes de travail les moyens d’effectuer des visites de pays et de tenir des audiences avec les victimes et les représentants des Etats concernés.  Elle a placé ses recommandations dans le cadre de l’Appel à l'action en faveur des droits de l'homme lancé par le Secrétaire général au début de la présente session du Conseil.  « Mieux vaut prévenir que guérir », a conclu Mme Stevens. 

 

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mardi 10 mars 2020

LE CONSEIL DÉBAT DE LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME AU MYANMAR ET ENTEND LES MISES À JOUR DE LA HAUTE-COMMISSAIRE SUR LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DÉMOCRATIQUE DE CORÉE ET SUR LE VENEZUELA

LE CONSEIL DÉBAT DE LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME AU MYANMAR ET ENTEND LES MISES À JOUR DE LA HAUTE-COMMISSAIRE SUR LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DÉMOCRATIQUE DE CORÉE ET SUR LE VENEZUELA


Freddy Mulongo, Réveil FM International


Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 15.jpg, mar. 2020

 

 

Il conclut son débat interactif avec la Commission internationale indépendante d’enquête sur la République arabe syrienne

  

Le Conseil des droits de l'homme – qui, dans le cadre des mesures de précaution relatives à la COVID-19, a décidé qu’il se réunirait désormais, pour le reste de la session, dans la Salle des Assemblées – a achevé ce matin son débat interactif avec la Commission internationale indépendante d’enquête sur la République arabe syrienne en entendant les déclarations de nombreux intervenants*. 

 

Le Conseil a par ailleurs tenu un débat interactif avec la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme au Myanmar, Mme Yanghee Lee – un débat auquel ont participé de nombreuses délégations**, y compris celle du Myanmar à titre de pays concerné.  Il a en outre entendu les mises à jour orales de la Haut-Commissariat aux droits de l'homme, Mme Michelle Bachelet, concernant la République populaire démocratique de Corée et la République bolivarienne du Venezuela, après quoi le Venezuela est intervenu à titre de pays concerné.

 

Le Conseil a également entamé son débat général au titre des situations des droits de l'homme qui requièrent son attention en entendant les déclarations de plusieurs intervenants***.

 

La Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'homme au Myanmar a rappelé qu’elle avait adressé au Gouvernement plusieurs demandes de visite qui lui ont été refusées.  Elle a expliqué qu’elle aurait souhaité que la communauté internationale exerce davantage d'influence face à un flagrant mépris pour les droits de l'homme, alors que les persécutions se poursuivent, que les Rohingya ont pris des risques énormes pour fuir et qu’ils ont été pourchassés sans merci.  Les libertés fondamentales comme la liberté d'expression et de réunion sont bafouées, ce qui laisse augurer du pire pour les prochaines élections, a ajouté Mme Lee.  La Rapporteuse spéciale a en outre recommandé la saisine de la Cour pénale internationale. 

Dans sa mise à jour sur la République populaire démocratique de Corée, la Haute-Commissaire aux droits de l'homme a indiqué que la surveillance de la situation dans le pays mise en place par le Haut-Commissariat montre que des violations systématiques des droits de l’homme continuent d’y être commises, notamment dans les centres de détention.  Parmi elles, a-t-elle précisé, figurent des violences sexuelles à l’encontre de femmes et de filles.  Il semble par ailleurs que ces crimes soient commis sous l’autorité directe de deux ministères et impliqueraient de hautes autorités, a affirmé la Haute-Commissaire.  Ces crimes, qui relèvent de crimes contre l’humanité, pourraient de fait engager la responsabilité pénale individuelle de ces hauts officiels, a insisté Mme Bachelet, ajoutant que le Haut-Commissariat cherche à identifier ces personnes. 

S’agissant du Venezuela, Mme Bachelet a déclaré que depuis sa dernière mise à jour, les tensions politiques et les actes de violence des forces de sécurité et des partisans du Gouvernement se poursuivent contre les parlementaires de l’opposition.  Le Haut-Commissariat continue d’être saisi d’allégations de traitements cruels, inhumains ou dégradants [infligés] au siège de la Direction générale du renseignement militaire à Caracas, a-t-elle indiqué.  la Haute-Commissaire s’est en outre inquiétée de l’imposition de nouvelles sanctions économiques, notamment à l’encontre de la compagnie aérienne CONVIASA et de l’industrie pétrolière, ce qui diminue les ressources du Gouvernement pouvant être allouées aux dépenses sociales.  Selon la Plate-forme régionale des Nations Unies, 4,8 millions de Vénézuéliens auraient quitté le pays ; dans ce contexte, Mme Bachelet a salué l’énorme effort des pays de la région et a déploré les déclarations des autorités de certains pays susceptibles de justifier ou d’inciter à la xénophobie et à la violence contre des personnes migrantes et réfugiées. 

 

Cet après-midi à 15 heures, le Conseil se réunira donc dans la Salle des Assemblées pour poursuivre son débat général sur les situations relatives aux droits de l’homme qui requièrent son attention. 

 

Les débats de cette quarante-troisième session et l’ensemble des interventions auxquelles ils ont donné lieu peuvent être suivis et réentendus en consultant le site UN Web TV.

 

 

Décision du Bureau du Conseil

 

MME ELISABETH TICHY-FISSLBERGER, Présidente du Conseil des droits de l'homme, a proposé au Conseil — suite à une réunion du Bureau avec les coordonnateurs régionaux du Conseil, l'Office des Nations Unies à Genève et des représentants de la Suisse, pays hôte, sur la situation s'agissant  de la COVID-19, et tenant compte du fait que ni le canton de Genève, ni l'ONUG n'estime nécessaire d'annuler la présente session du Conseil à condition de prendre certaines mesures — de poursuive sa présente session en prenant des mesures de précaution supplémentaires consistant en particulier à tenir désormais les séances plénières dans la Salle des Assemblées, qui est plus grande et permettra d'assurer un espace suffisant entre les délégués.  En outre, chaque délégation sera priée d'assister aux débats avec un maximum de deux délégués et de laisser libres les sièges entre les délégations.  Des dispositions seront prises pour la diffusion sur le web.  Les réunions officieuses organisées dans le cadre des travaux du Conseil seront également déplacées dans des salles plus grandes.  L'ONUG a aussi décidé de prier les délégués de se conformer à certaines précautions sanitaires préconisées par les autorités suisses.  Les délégués ayant des symptômes de toux et de fièvre devraient rester chez eux. 

 

Le Conseil a décidé, sans objection, d'approuver les mesures proposées qui seront en vigueur à compter de 15 heures aujourd'hui, 10 mars.

 

La Présidente a souligné que la mise en œuvre de ces mesures ne seront pas faciles mais qu'elles ont été prises dans l'intérêt de tous.

 

Examen de la situation des droits de l'homme au Myanmar

 

Le Conseil est saisi du rapport de la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'homme au Myanmar (A/HRC/43/59, à paraître – une version préliminaire est disponible en anglais)

 

Présentation de la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'homme au Myanmar

Intervenant depuis Séoul par visioconférence, MME YANGHEE LEE, Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'homme au Myanmar, a rappelé qu'elle s'acquittait de ce mandat depuis 2014, soulignant qu'elle avait adressé au gouvernement plusieurs demandes de visite qui lui ont été refusées.  Elle a souligné qu'au début, les changements prometteurs dans le pays avaient suscité un grand espoir.  Mais la situation a aujourd'hui changé, notamment avec la flambée de violence en dans le nord de l'État de Rakhine le 25 août 2017 : près d'un million de personnes ont été chassées du Myanmar dans des conditions terribles.  Elle a fait état de la coupure des services internet qui affecte un million de personnes, et des exactions perpétrées par les forces armées (Tatmadaw).

 

La Rapporteuse spéciale aurait souhaité que la communauté internationale exerce davantage d'influence face à un flagrant mépris pour les droits de l'homme : les persécutions se poursuivent, les Rohingya ont pris des risques énormes pour fuir et ont été pourchassés sans merci.  Les libertés fondamentales comme la liberté d'expression et de réunion sont bafouées.  Mme Lee a notamment attiré l'attention sur l'emprisonnement de défenseurs des droits de l'homme pour avoir participé à des manifestations pacifiques.  La libre expression est muselée, ce qui laisse augurer du pire pour les prochaines élections, a estimé Mme Lee.  Elle a aussi mentionné la situation d'un défenseur des droits de l'homme brutalisé et arrêté pour avoir organisé une prière pour sensibiliser aux dangers de la pollution des activités d'extraction minière.

 

La Rapporteuse spéciale a proposé que le Myanmar engage un dialogue national pour s'acheminer vers une société pluraliste et la démocratie.  Le pays doit engager des réformes en profondeur, en particulier de ses institutions.  Cela concerne toutes les instances et autorités sous le contrôle du Gouvernement civil.  Mme Lee a aussi appelé à mettre fin à l'impunité, seule voie du succès au Myanmar; le gouvernement doit répondre de ses politiques et agissements.  À cet égard, elle a recommandé la saisine de la Cour pénale internationale.  Elle a aussi jugé essentiel de promulguer une législation dans le pays érigeant en crime pénal les violations des droits de l'homme, dont le génocide.  Il s'agit en outre de promulguer un code pénal dans ce sens et d'établir un tribunal pénal pour juger les crimes atroces qui ont été commis.  Mme Lee a aussi plaidé pour la participation des minorités ethniques et religieuses au processus électoral.   

 

Pays concerné

 

Le Myanmar a déclaré que la paix durable est la voie qui mènera à la démocratie.  Le pays fait partie des pays les moins avancés et le gouvernement s'efforce, malgré les obstacles, à suivre sa feuille de route pour la paix et la démocratisation.  Il a regretté que l'on choisisse de « lire un seul chapitre » de l'histoire du Myanmar.  Le gouvernement tente aussi de respecter les droits de l'homme dans le cadre des investissements dans le développement du pays et discute avec beaucoup d'intérêt les amendements proposés à la Constitution de 2008.  Le représentant a mis l'accent sur les élections générales qui se dérouleront à la fin de cette année et sur la lutte contre les fausses nouvelles diffusées en ligne et hors ligne.  Il a par ailleurs précisé qu'il n'y avait pas eu de « rapatriement officiel » mais quelque 300 personnes sont retournées volontairement dans le pays.  Il a lancé un appel au Bangladesh pour qu'il respecte strictement l'accord bilatéral sur le processus de rapatriement.  Il a appelé les rapporteurs spéciaux à faire preuve de plus d'impartialité dans la présentation de la situation des droits de l'homme.  Les mauvaises intentions sont des obstacles qui conduisent à la défiance dans le pays, a-t-il prévenu. 

 

Aperçu du débat

 

Plusieurs délégations ont fait part de leurs inquiétudes face aux nombreuses violations des droits de l’homme qui continuent d’être perpétrées au Myanmar, notamment par les forces de sécurité et plus particulièrement dans l’État Rakhine.  Ont été dénoncées les persécutions dont sont victimes les minorités, notamment les Rohingya, ainsi que les défenseurs des droits qui critiquent le pouvoir en place.  Les discours de haine visant les Rohingya sont de plus en plus fréquents et ces discours attisent la haine et la violence, a-t-il été souligné. 

 

L’attention a en outre été attirée sur les conséquences disproportionnées qu’ont les violences sur les femmes et les filles ; il ne peut y avoir de paix durable sans mettre fin aux violence sexuelles, a-t-il été déclaré. 

 

Le Myanmar a été prié de garantir à la Rapporteuse spéciale un accès sans entraves dans le pays et de coopérer avec tous les mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies.  Il faut créer un climat propice afin que toutes les communautés du pays puissent vivre dans un pays pacifié, a-t-il été souligné : le Myanmar doit promouvoir l’harmonie et la coexistence pacifique entre les différentes communautés.  Le pays doit par ailleurs lever les restrictions superflues, notamment celles visant les journalistes, et doit rouvrir l’accès à Internet dans l’État Rakhine. 

 

Le Myanmar doit par ailleurs mettre en œuvre les mesures conservatoires demandées par la Cour internationale de justice dans l’affaire déposée par la Gambie et doit en outre accepter la compétence de la Cour pénale internationale, ont plaidé plusieurs organisations.  Tous les auteurs des violations des droits de l’homme doivent être traduits en justice, a-t-il été répété.  Les autorités du Myanmar ont été priées de réformer le système judiciaire afin de le rendre indépendant. 

 

Des réformes juridiques sont essentielles pour assurer des élections pacifiques, crédibles, libres et équitables, a souligné une délégation, plusieurs intervenants plaidant en outre pour que toutes les minorités, y compris les Rohingya, puissent voter aux prochaines élections. 

 

Certaines délégations ont dénoncé une politisation du Conseil et rejeté le principe de l’examen de la situation des droits de l’homme dans certains pays spécifiques qui – selon elles – va à l’encontre du principe de non-ingérence dans les affaires internes des pays.

 

Remarques et conclusion de la Rapporteuse spéciale

 

MME LEE a expliqué que le Conseil de sécurité devait transmettre le rapport sur le Myanmar à la Cour pénale internationale.  S’agissant des mesures conservatoires de la Cour internationale de justice, le Conseil doit contacter le Conseil de sécurité de manière à ce que celui-ci fasse pression sur le Myanmar pour qu’il les mette en œuvre.

 

Mme Lee a ensuite expliqué qu’elle continuait à recevoir des rapports et des photos relatifs aux persécutions à l’encontre des minorités, notamment à l’encontre des Rohingya dans l’État Rakhine.  La Rapporteuse spéciale a par ailleurs relevé que 647 personnes ont été arrêtées dans le pays en raison de leurs activités politiques, un nombre en forte augmentation depuis l’arrivée au pouvoir du Gouvernement civil, a-t-elle souligné. 

 

La Rapporteuse spéciale s’est en outre dite inquiète de l’augmentation des discours xénophobes et de haine à l’approche des élections.

 

Mme Lee a expliqué que le nombre très important de mines terrestres empêchait le bon retour dans leurs foyers des personnes déplacées ; de plus, ces personnes ont perdu leurs moyens de subsistance, y compris leur maison ou l’accès à la pêche.  La Rapporteuse spéciale a affirmé que la cause principale du conflit n’était pas la pauvreté mais les inégalités existant dans le pays, notamment en termes d’accès à la terre. 

 

La Commission nationale des droits de l’homme du Myanmar ne respecte pas les Principes de Paris : tous ses membres ont ou ont eu des liens avec les militaires, a d’autre part fait observer Mme Lee.  Il n’y a pas de transparence dans le processus de désignation des membres de cette Commission, dont la composition ne reflète pas l’ensemble de la population du Myanmar, a-t-elle insisté.

 

Mme Lee a ensuite expliqué qu’il fallait que le Myanmar abroge les lois restrictives qui étouffent la liberté d’expression. 

 

Pour ce qui est des élections de novembre prochain, le Conseil devrait demander des informations au sujet de leur organisation, a poursuivi la Rapporteuse spéciale, plaidant en outre pour que le Myanmar donne tout l’accès requis aux journalistes internationaux et aux observateurs indépendants à l’occasion de ces élections.  Selon certaines informations, s’est inquiétée Mme Lee, les personnes se trouvant dans les zones de conflit ne pourront pas participer au scrutin. 

 

Le monde ne peut pas fermer les yeux sur les crimes du passé au Myanmar, a conclu la Rapporteuse spéciale, ajoutant que le pays a encore beaucoup à faire dans ce domaine. 

 

**Liste des intervenants : Pakistan (au nom de l’Organisation de coopération islamique), Union européenne, Viet Nam (au nom de l’ANASE), République tchèque, Canada, Bangladesh, Estonie, Australie, Afghanistan, Liechtenstein, Arabie saoudite, Pakistan, France, Philippines, Luxembourg, Sierra Leone, Costa Rica, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Danemark, Croatie, République démocratique populaire lao, Grèce, République de Corée, Iran, République populaire démocratique de Corée, Turquie, Venezuela, Thaïlande, Suède, Indonésie, Albanie, Maldives, Chine, Népal, Belgique, Royaume-Uni, Islande, Norvège, Malaisie, Cambodge, Îles Marshall, Irlande, Viet Nam, Suisse, Espagne, Bélarus, Forum asiatique pour les droits de l'homme et le développement, Physicians for Human Rights, Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, Commission internationale de juristes, Alliance internationale d'aide à l'enfanceOrganisation néerlandaise pour la coopération internationale au développement, Association pour la communication progressive, Amnesty InternationalChristian Solidarity Worldwide, et CIVICUS: Alliance mondiale pour la participation des citoyens.

 

Fin du débat interactif sur la situation des droits de l’homme en Syrie

 

Aperçu du débat

 

Il n’y a pas de solution militaire au conflit en Syrie ; seule une solution politique et un dialogue inclusif peuvent parvenir à solutionner ce conflit et, pour cela, il faut que cessent non seulement les hostilités, mais aussi l’ingérence des armées étrangères, a-t-il été souligné.

 

Toutes les parties doivent respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie et lutter contre le terrorisme, a-t-il également été affirmé.  Il faut aussi que la résolution 2254 (2015) du Conseil de sécurité soit respectée.  À cet égard, des délégations se sont réjouies des progrès du Comité constitutionnel syrien [chargé de rédiger une nouvelle constitution], qui se réunit ici à Genève. 

 

La situation humanitaire « critique » voire « catastrophique » qui prévaut à Idleb a également été évoquée par plusieurs délégations.  Avec des déplacements de populations, des civils « tués en masse », les établissements médicaux ciblés ou encore l’utilisation d’armes chimiques, la situation à Idleb est la « pire » crise humanitaire dans le monde, a-t-il été affirmé, nombre d’intervenants appelant les parties à respecter le droit international humanitaire et à permettre un accès sans entraves aux acteurs indépendants de l’aide humanitaire. 

 

Des délégations ont critiqué le rapport, présenté hier après-midi, de la Commission d’enquête internationale indépendante sur la République arabe syrienne, lui reprochant de ne pas refléter la réalité du terrain, d’avoir été rédigé à distance sur la base de sources ni fiables, ni crédibles, et de contenir de fausses informations en omettant de mentionner la responsabilité des États qui interviennent en Syrie.  

 

Quelques délégations ont souligné la nécessité de rendre responsables de leurs actes les auteurs de graves violations des droits de l’homme, mais aussi les États complices qui transfèrent des armes au Gouvernement et aux organisations terroristes. 

 

Remarques et conclusion de membres de la Commission d’enquête

 

M. HANNY MEGALLY, membre de la Commission d’enquête internationale indépendante sur la République arabe syrienne, a indiqué qu’il y avait en Syrie deux millions d’enfants sans éducation (non scolarisés), à cause des bombardements quotidiens qui frappent jusqu’aux écoles.  M. Megally a par ailleurs estimé que les organisations humanitaires devraient avoir accès aux centres de détention afin d’y évaluer la situation et a rappelé qu’en ce qui la concerne, la Commission dont il est membre a demandé la libération de prisonniers.  La situation reste également préoccupante dans certaines zones libérées par le Gouvernement syrien, qui semble avoir confié la gestion de ces zones à des groupes armés qui lui sont fidèles, a ajouté M. Megally.  Concernant la situation à Idleb, il a espéré que le cessez-le-feu conclu entre la Turquie et la Fédération de Russie permettrait un allègement des souffrances des populations. 

 

MME KAREN KONING ABUZAYD, également membre de la Commission d’enquête, a indiqué que la Commission ne connaissait pas le nombre exact des victimes du conflit ; elle n’a d’ailleurs même pas pu accéder au pays.  Mais en attendant, cette Commission n’en continue pas moins d’enquêter sur les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, notamment celles commises à Idleb, a souligné Mme AbuZayd.  Pour ce faire, a-t-elle précisé, la Commission demande à toutes les parties de transmettre les informations en leur possession, y compris s’agissant des crimes commis par les forces de la coalition.

 

*Liste des intervenants : Iraq, Bélarus, Bahreïn, Japon, Luxembourg, Koweït, Pays-Bas, Chili, Nouvelle-Zélande, Émirats arabes unis, Croatie, Chypre, Irlande, Égypte, Grèce, Fédération de Russie, Uruguay, République islamique d’Iran, Turquie, République populaire démocratique de Corée, Venezuela, Indonésie, Albanie, Maldives, Malte, Chine, Géorgie, Belgique, Royaume-Uni, Roumanie, Iles Marshall, l’Australie, Équateur, Italie, France, Arménie, Espagne, Women’s International League for Peace and FreedomPhysician for Human Rights, Reporters sans frontières international, International Council Supporting Fair Trial and Human Rights, Union des juristes arabes, Cairo Institute for HR StudiesAmnesty International, The Palestinian Return Centre, World Evangelical Alliance, Khiam Rehabilitation Center for Victims of Torture. 

 

Mises à jour orales de la Haute-Commissaire sur la République populaire démocratique de Corée et sur le Venezueal

 

MME MICHELLE BACHELET, Haute-Commissaire aux droits de l’homme, a indiqué que conformément aux résolutions 34/24 et 40/20, le Haut-Commissariat a renforcé sa surveillance de la situation des droits de l’homme en République populaire démocratique de Corée.  Il a également renforcé sa documentation et mis en place un recueil d’informations et de preuves.  Il explore en outre actuellement des stratégies pour une future reddition de comptes, a-t-elle ajouté. 

 

La surveillance mise en place montre que des violations systématiques des droits de l’homme continuent d’être commises, notamment dans les centres de détention, a poursuivi Mme Bachelet.  Parmi elles, a-t-elle précisé, figurent des violences sexuelles à l’encontre de femmes et de filles.  Il semble par ailleurs que ces crimes soient commis sous l’autorité directe de deux ministères et impliqueraient de hautes autorités, a affirmé la Haute-Commissaire.  Ces crimes, qui relèvent de crimes contre l’humanité, pourraient de fait engager la responsabilité pénale individuelle de ces hauts officiels, a souligné Mme Bachelet, ajoutant que le Haut-Commissariat cherche à identifier ces personnes. 

 

Le Haut-Commissariat examine également la question des enlèvements d’étrangers, notamment de ressortissants du Japon et de la République de Corée, a indiqué la Haute-Commissaire.  Il travaille sur cette question avec les États, la société civile et tous les autres partenaires qui cherchent un moyen de promouvoir l’obligation redditionnelle, y compris par le biais de la juridiction universelle. 

 

Insistant sur la complexité de la tâche qui incombe au Haut-Commissariat aux droits de l'homme et sur les énormes implications financières de cette tâche, Mme Bachelet a souligné que le Haut-Commissariat la mène avec une équipe « squelettique » et un budget limité.

 

S’agissant de la République bolivarienne du Venezuela, MME BACHELET a déclaré que depuis sa dernière mise à jour, les tensions politiques et les actes de violence des forces de sécurité et des partisans du Gouvernement se poursuivent contre les parlementaires de l’opposition.  Depuis le 5 janvier dernier, les forces de sécurité ont entravé l’accès des députés au siège de l’Assemblée nationale, a indiqué la Haute-Commissaire.  Elle a par ailleurs déploré la détention, fin 2019, du député Gilber Caro et de son assistant, M. Victor Ugas.  Ce député est encore privé de liberté sans que soit officiellement reconnu le lieu où il est détenu, a-t-elle précisé, ajoutant que M. Ismael Leon, un autre député, avait été détenu et se trouve actuellement assigné à domicile. 

 

Le Haut-Commissariat a également vérifié des agressions contre des opposants politiques, des manifestants et des journalistes, a poursuivi Mme Bachelet, précisant notamment que le 11 février dernier, 12 journalistes couvrant l’arrivée de M. Juan Guaido à Caracas [après une tournée internationale] avaient été agressés, tandis que le 29 du même mois, des membres présumés de collectifs armés avaient agressé des manifestants et journalistes rassemblés pour une réunion publique dans l’État de Lara.  Des actes d’occupation du quartier général d’un parti politique ainsi que de bureaux de médias ou d’organisations non gouvernementales ont également été signalés.  En outre, les agressions s’accompagnent systématiquement d’une rhétorique qui stigmatise, expose et discrédite les victimes et justifie la violence, a expliqué Mme Bachelet. 

 

La Haute-Commissaire a exprimé sa préoccupation suite à l’annonce de l’adoption prochaine d’une législation visant à pénaliser les organisations des droits de l’homme recevant un financement étranger et à signaler publiquement ces organisations.  D’autre part, des responsables universitaires subissent des actes de harcèlement et la liberté syndicale est restreinte, a ajouté Mme Bachelet, dénonçant notamment la détention arbitraire de dirigeants syndicaux.  Elle a toutefois jugé positive la décision du Tribunal suprême de justice de suspendre la mesure de précaution d’août 2019 qui menaçait l’autonomie universitaire.   

 

Par ailleurs, le Haut-Commissariat continue d’être saisi d’allégations de traitements cruels, inhumains ou dégradants [infligés] au siège de la Direction générale du renseignement militaire à Caracas. 

 

Au sujet des droits économiques et sociaux, Mme Bachelet s’est principalement inquiétée de l’imposition de nouvelles sanctions économiques, notamment à l’encontre de la compagnie aérienne CONVIASA et de l’industrie pétrolière, ce qui diminue les ressources du Gouvernement pouvant être allouées aux dépenses sociales.  En dépit des exceptions établies pour permettre les importations de médicaments, de nourriture et d’articles relevant de l’assistance humanitaire, les services publics et la population en général pâtissent de l’impact de la surveillance serrée du secteur financier, a en outre déclaré la Haute-Commissaire. 

 

Une enquête récente du Programme alimentaire mondial (PAM) a révélé que 2,3 millions de personnes souffraient d’insécurité alimentaire sévère au Venezuela et que 7 millions de personnes y souffraient d’insécurité alimentaire modérée, a poursuivi la Haute-Commissaire.  De plus, selon la Plate-forme régionale des Nations Unies, 4,8 millions de Vénézuéliens auraient quitté le pays.  Dans ce contexte, Mme Bachelet a salué l’énorme effort des pays de la région et a déploré les déclarations des autorités de certains pays susceptibles de justifier ou d’inciter à la xénophobie et à la violence contre des personnes migrantes et réfugiées. 

 

La Haute-Commissaire a enfin exprimé l’espoir que pourraient être conclus les accords politiques nécessaires pour le renouvellement du Conseil national électoral, afin de garantir des élections inclusives, transparentes et crédibles.  En conclusion, Mme Bachelet a lancé un appel à toutes les parties pour qu’elles agissent de manière à éviter une escalade de la confrontation politique qui risquerait de se traduire par des actes de violence.      

 

Pays concerné

 

La République bolivarienne du Venezuela a pris note des préoccupations exprimées par la Haute-Commissaire, auxquelles – a indiqué la délégation vénézuélienne – le pays apportera des réponses en temps voulu.  La délégation a déploré le manque d’équilibre de la présentation de la Haute-Commissaire, relevant notamment des lacunes d’ordre méthodologique et des informations biaisées susceptibles d’alimenter la campagne médiatique à l’encontre du Venezuela.  La résolution 42/25 (du Conseil des droits de l'homme) concernant le Venezuela est une initiative qui vise des fins politiques en prétendant imposer un mécanisme de surveillance dont la mise en œuvre coûte plus de deux millions de dollars pour l’élaboration d’un rapport truffé de mensonges, a déclaré la délégation.  C’est là un gaspillage des maigres ressources dont dispose le système universel des droits de l’homme, a-t-elle insisté. 

 

La délégation vénézuélienne a préconisé d’examiner plutôt les violations massives des droits de l’homme des pays ayant parrainé la résolution visant le Venezuela, comme par exemple la Colombie, le Brésil, le Pérou et le Canada – lesquels devraient également condamner le coup d’État brutal contre le Président bolivien, M. Evo Morales. 

 

Le Venezuela souhaite préserver la coopération et le dialogue entre le Gouvernement et le Haut-Commissariat, qui donne des résultats.  L’équipe du Haut-Commissariat qui se trouve au Venezuela jouit du plein appui de tous les organes compétents de l’État, a souligné la délégation.  Elle a salué à cet égard l’esprit de la résolution 42/4 (relative au renforcement de la coopération et de l’assistance technique en matière des droits de l’homme), qui est fondée sur le dialogue constructif et la coopération et qui porte ses fruits, alors que la résolution 42/25 a – elle – été catégoriquement rejetée par le Venezuela à cause de l’ingérence qu’elle implique.  La délégation a réitéré l’invitation adressée par le pays aux procédures spéciales sur les effets négatifs des mesures coercitives unilatérales et sur le droit au développement et a attiré l’attention sur la coopération du Venezuela avec toutes les agences des Nations Unies opérant sur son territoire ; c’est d’ailleurs dans ce contexte que le récent Plan de réponse humanitaire, élaboré par ces agences, jouit du plein appui du Gouvernement vénézuélien.

 

La délégation vénézuélienne a ensuite fustigé la réactivation de la doctrine Monroe par l’Administration américaine, qui applique une politique de blocus total contre le Venezuela et menace de l’envahir militairement ou encore d’appliquer le Traité interaméricain d’assistance réciproque [ou Pacte de Rio de 1947].  Les mesures coercitives imposées depuis 2014 au Venezuela par les Etats-Unis constituent des crimes contre l’humanité, avec pas moins de 300 mesures visant à perturber le fonctionnement de l’économie et à entraver les droits de l’homme du peuple vénézuélien.  Cela revient à une usurpation de l’ordre de 116 milliards de dollars, représentant six ans du budget national.  Le 13 février dernier, a rappelé la délégation, le Venezuela a déposé une plainte devant la Cour pénale internationale en vue d’une enquête sur ces crimes contre l’humanité, de l’identification des responsables et de leur comparution devant la justice.   

 

Débat général au titre des questions relatives aux droits de l'homme qui requièrent l’attention du Conseil

 

Des délégations ont demandé que soient éliminées la politisation et l’approche empreinte de « deux poids, deux mesures » au sein du Conseil.  Elles ont dénoncé l’adoption de résolutions sélectives ciblant certains pays – résolutions qui, selon elles, violent le principe d’objectivité et de non-sélectivité du Conseil.  A alors été défendu le mécanisme de l’Examen périodique universel comme constituant le seul mécanisme légitime pour examiner la situation des droits de l’homme dans les pays de manière inclusive et coopérative.

 

Plusieurs délégations ont appelé à la levée de l’ensemble des restrictions pesant sur l’espace accordé à la société civile dans le monde. 

 

Certains se sont inquiétés de la montée de la xénophobie et des discours de haine visant les minorités musulmanes dans le monde, une délégation faisant observer que les violations de ce type sont souvent instiguées par des dirigeants politiques de la droite extrême. 

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jeudi 20 février 2020

RDC: Silence inquiétant et assourdissant de Paul Mukulu Nsapu !

RDC: Silence inquiétant et assourdissant de Paul Mukulu Nsapu sur les atteintes massives des droits de l'homme par le régime Angwalima Tshilombo "Tshintuntu-Tshifueba"!

Par Freddy Mulongo, samedi 1 février 2020 Freddy Mulongo-Réveil FM International

Freddy Mulongo-Paul Nsapu Mukulu.jpg, fév. 2020

Paul Nsapu Mukulu

Défenseur des droits de l'homme, Paul Mukulu Nsapu, vice-président de la Fédération Internationale des droits de l'homme-FIDH était l'un des compatriotes le plus écouté et respecté en la matière au sein de la diaspora.

Lors du Forum International sur la liberté de la presse en RDC, au presse club de Paris, Roger Bongos et moi-même, avions mis à l'honneur Paul Nsapu Mukulu. Nous avions même entrepris une démarche au Quai d'Orsay pour un prix en matière des droits de l'homme sur la RDC.

Paul Nsapu Mukulu qui porte sur son corps les stigmates de la dictature Mobutu, lui qui a dénoncé les atteintes aux droits de l'homme sous l'Afdl et Alias Kabila... a fait le mort sur l'odieux deal Tshilombo-Alias Kabila contre le peuple congolais qui a abouti à la nomination électorale du cupide fils Tshisekedi, Monsieur 15 %, voleur du destin du peuple congolais.

Nous apprenons que Paul Nsapu est souvent dans la délégation qui accompagne notre Magellan national qui a dilapidé déjà 150 millions dans ses voyages alambiqués.

Cela fait 10 ans que notre ami commun Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme en République démocratique du Congo a été assassiné au quartier général de la police nationale congolaise. Nous espérions tous dans l'engagement de notre frère Paul Nsapu pour faire avancer le dossier judiciaire. Et lorsque nous avons vu, l'ancien bâtonnier Me Mukendi wa Mulumba, avocat de Chebeya et Bazana, accompagné de 52 avocats tribaux, à la Cour Constitutionnelle pour défendre le hold-up électoral d'Angwalima Tshilombo "Tshintuntu-Tshifueba" pour confirmer la fabrication des faux résultats par la CENI, de Corneille Nangaa, inquiétude et doute se sont installés dans notre esprit.

Dire que Me Mukendi était déjà faussement affublé par des "Coupagistes" de Kinshasa du titre de l'avocat des droits de l'homme. Le voilà qui par coterie tribale défendait son neveu de faussaire et voleur de destin de tout un peuple. Et le silence assourdissant de Paul Nsapu Mukulu est inquiétant. Cautionne-t-il que les 12 millions de Congolais sont morts par "Effets collatéraux" comme l'a écrit Tshilombo dans le livre d'or du Mémorial rwandais ? Le fils Tshisekedi dédouane Paul Kagame, bourreau du peuple congolais de tous ses crimes au Congo.

Angwalima Tshilombo "Tshintuntu-Tshifueba" n'a jamais gagné l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Il a fait un deal pour sa nomination électorale, Paul Nsapu Mukulu cautionne ce deal ? Le changement tant voulu par notre peuple est-il ce que nous vivons ? L'Udps parti familial des faussaires, Talibans, Collabo, Traîtres et Tribalo-ethniques s'est associé au FCC, des criminels de notre peuple, peut-on parler du changement ?

Paul Nsapu s'est construit en défendant les droits de l'homme. C'est Tshilombo qui besoin de lui et non le contraire. Mais se taire face aux dérives dictatoriales du régime de Tshilombo et ses atteintes massives aux droits de l'homme pour protéger un odieux deal contre le peuple congolais, cela ne lui ressemble pas.

Angwalima Tshilombo "Tshintuntu-Tshifueba" lui a-t-il fait miroiter un poste ? Paul Nsapu Mukulu doit faire très attention ! Tshilombo, le faussaire, Imposteur, usurpateur, Collabo, Traître, pantin, marionnette... a enfariné plusieurs de ceux qu'il a acheté le silence avec son deal, avec promesse mirobolante de nomination.

Tshilombo rime avec colères, grincement des dents, pleures, enfanrinages... Tshilombo dégage !

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mercredi 15 janvier 2020

RDC: Pascal Bankole "Sans Rival" agressé à  Kinshasa !

Pascal Bankole "Sans Rival" tabassé à  Kinshasa !

Aucun journaliste fut-il un thuriféraire du régime ne mérite le tabassage à  cause de ses opinions. Pascal Bankole "Sans Rival", journaliste aux accointances de l'Udps, serait tabassé à  mort, dans la nuit du 12 janvier 2020, par des partisans de Vital Kamerhéon pour son émission vidéo contre "Papa Ba Cales" d'après des témoignages sur les réseaux sociaux.

Le journalisme demande de la hauteur. Voler comme un aigle pour ne pas attraper les baves du crapaud. On ne pas être journaliste et défendre la fraude électorale, mensonges et faussetés. Le hold-up électoral doit être considéré comme un crime contre l'humanité, car le voleur vol le destin de tout un peuple.

"Sans Rival" n'est pas le seul compatriote qui tombé dans le piège de la coterie tribale. Angwalima Tshilombo "Tshintuntu", Monsieur 15% n'a jamais gagné l'élection présidentielle au Congo. Le cupide fils Tshisekedi a fait un deal avec Alias Kabila pour bénéficier d'une Nomination Électorale. Tshilombo est devenu le masque et bouclier d'Alias Kabila. Par ricochet, "Tshintuntu" est le pantin et marionnette de Paul Kagame, Hitler Noir et bourreau du peuple congolais.

Angwalima Tshilombo Pétain Bizimungu n'a aucun pouvoir, il ne contrà´le et dirige rien. Tous ceux qui l'ont ignoré et par excès de zèle Luba-Kasaïen, ont cru en Tshilombo et l'ont défendu bec et ongles...ont quitté cette terre des hommes, sans que Tshilombo ne lève son petit doigt. Gilbert Mulenda, son conseiller principal a été sacrifié. Empoisonné à  Kinshasa, il est mort à  Nairobi dans une réunion. Les collaborateurs de la présidence usurpée sont morts dans le crash de l'Antonov A72, silence radio, pas de deuil même pas le drapeau mit en berne.

Pascal Bankole "Sans Rival" qui critiquait librement Alias Kabila depuis l'Afrique du sud, a cru que le pouvoir était devenu Luba-Kasaïen. Or la réalité est que Tshilombo, pour marcher sur tapis rouge, a vendu le Congo et le peuple congolais aux Tutsi-Power. Lorsqu'on n'a pas des dents, on ne provoque pas un lion dans la jungle...c'est très suicidaire !

En soutenant pour des accointances tribales, Tshilombo le plus grand traître et collabo que la RDC n'ait jamais connu "Sans Rival" n'a plus de cà´te auprès de la diaspora. Il a lui même trahi son combat. Mais Vital Kamerhéon n'a pas de faire tabasser un journaliste fut-il "Sans Rival" ! Précéder ne veut pas dire arrivée ! Pourquoi Tshilombo ne va-t-il pas rendre visite à  son fanatique de journaliste ? Aucune remontrance de Tshilombo à  Kamerhéon ? Le journalisme est le métier le plus libre au monde. Il a des règles à  respecter.

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lundi 26 mai 2008

10 Questions à  Honoré NGBANDA

Honoré NGBANDA, président de l'APARECO

10 Questions à Honoré Ngbanda

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Il est " l'apôtre Paul de la classe politique congolaise ", après avoir été proche collaborateur du Maréchal Mobutu et fait un Mea Culpa public sur les années de la gestion  Mobutiste, Honoré NGBANDA par son travail de mobilisation et sensibilisation des congolais sur les dangers qu'encourent la République Démocratique du Congo, pour sa liquidation, est redevenu un acteur politique congolais de premier ordre. Le président de l'Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) joue un rà´le prépondérant d'un éveilleur de conscience de ses compatriotes sur les méfaits de différentes guerres que subissent les Congolais, la volonté de la balkanisation de la République Démocratique du Congo, la "mainmise" des ressources minières et naturelles par les entreprises multinationales, les soutiens avérés des seigneurs de guerre par les réseaux maffieux... Honoré NGBANDA est l'un de très rares politiciens congolais-écrivains qui écrivent et publient leurs réflexions et révélations. En plus, le président de l'APARECO, maîtrise les nouvelles technologies de communication et informe par téléphone, sms, dvd, mails, site internet. Pour son mouvement, l'APARECO , le " 1+4=0 " de la transition équivaut au " 5-4=0 " des élections de 2006. Honoré NGBANDA est incontournable dans l'échiquier de la politique congolaise actuelle. Honoré NGBANDA et l'APARECO sont en " résistance " face aux schémas conçus par certaines officines obscures de la mise sous tutelle et la décapitation de la République Démocratique du Congo en tant qu'Etat-Nation. L'homme, qui ne livre plus les interviews aux journalistes, a accepté de répondre à  nos questions pour une raison l'APARECO fête ses trois ans d'existence.

1.Réveil FM: L`arrestation de Jean Pierre Bemba par la CPI a secoué voir même divisé la communauté congolaise de l`intérieure du pays et de la diaspora. Quelle est votre lecture de cet événement et quelle leçon en tirez-vous pour vous-même et pour le peuple congolais qui s`interroge ?

Honoré NGBANDA : Nous avons longuement développé notre analyse et notre évaluation dans le communiqué que nous venons de publier ce dimanche 25 mai. En substance je peux vous dire que si la classe politique et l`élite intellectuelle congolaise ne comprennent pas, à  travers l`affaire JP Bemba, le système dangereux du fonctionnement de la pieuvre de ce que j`appelle la mafia politico financière qui a conçu le plan d`occupation de notre pays pour le balkaniser et le piller à  son gré, alors elles ne comprendront jamais rien à  l`avenir. Car le cas Jean-Pierre Bemba devrait servir de cas d`école désormais à  tous ceux qui avaient encore des doutes. Nous assistons là  à  une guerre des tranchées que se mènent les lobbies occidentaux (particulièrement belges) concurrents, qui se disputent le contrat de la RDC par leurs ``protégé congolais interposés. C`est la guerre de positionnement des pions. Joseph Kabila s`est investi sérieusement dans le dossier des massacres en RCA à  l`aide de ses "amis", belges et américains. Plus d`une fois il a envoyé ses proches collaborateurs, dont l`ancien Conseiller Spécial Samba Kaputo, pour "aider" les responsables centrafricains à  accélérer le dossier en vue de couler Bemba. Malheureusement pour Jean-Pierre Bemba, il n`a pas saisi la chance qui s`offrait à  lui pour conduire le peuple congolais vers sa libération. Il a cédé au chantage pour accepter " l`inacceptable" comme il l`a dit lui-même. Et après avoir conclu ce marché des dupes, l`étau s`est refermé sur lui petit à  petit jusqu`à  l`écraser. C`était prévisible. Mais il faut que toutes les formations politiques de l`opposition congolaise, la véritable, ne tombent dans le piège en se réjouissant naïvement de la disparition probable de JP Bemba si son arrestation définitive se confirmait. Bien au contraire, tous les patriotes congolais, au-delà  des erreurs politiques que JP Bemba aurait commises, doivent resserrer leurs rangs pour asséner un coup de grà¢ce à  l`imposteur qui occupe le sommet de nos institutions. C`est cela qui est urgent. Les conséquences des erreurs de calcul de JP Bemba, loin de nous réjouir ou de nous décourager, devraient galvaniser notre énergie et nous pousser à  dépasser nos divergences pour voir l`intérêt supérieur de notre peuple. Il est dommage que la classe politique congolaise n`ait pas encore compris les jeux dangereux des lobbies mafieux et internationaux. En tant qu`africain ils devraient pourtant se référer à  la sagesse bantoue qui dit : "Soki Omeseni Kolya Na Ndoki Suka Suka Akokamata Yo Lokola Mosuni Ya Kolya », (" si tu prends l`habitude de manger avec un sorcier il finira par te considérer aussi comme de la chair à  manger"). Le reste des considérations sont largement exprimé dans le communiqué du Comité National de l`APARECO.

2.Réveil FM: L'APARECO n'a que trois ans d'existence, comment expliquer l'adhésion populaire de la diaspora congolaise? Etes-vous d'accord avec ceux qui limitent votre parti politique à la diaspora? Dites-nous, pourquoi l`APARECO qui n`existe que depuis peu fait-elle si peur aux gens au pouvoir à  Kinshasa ?

Honoré NGBANDA: Cela fait trois questions à  la fois ! Le premier facteur qui explique l`adhésion massive de la diaspora réside dans la facilité et la liberté d`accès qu`elle a à  mes messages. En effet, mes livres et mes interviews (écrits ou audio-visuels) sont librement diffusés partout à  l`étranger, tandis qu`au pays, ils sont proscrits, comme vous le savez, par le pouvoir d`occupation qui les considère comme une véritable menace pour la réussite de son plan de mise à  mort de la RDC en tant qu`Etat. En second lieu, cette adhésion massive s`explique par la pertinence et la constance de mon message qui a contribué, tant soit peu, à  révéler le plan secret de l`occupation de notre pays et à  réveiller la conscience de mes compatriotes. Cela n`a pas été facile au départ. Car, tout au début de mon come back politique, mes compatriotes tant de la diaspora que de l`intérieur du pays n`ont pas voulu réellement prêter attention au contenu réel de mon message, parce qu`ils étaient plus préoccupés par le personnage, et donc focalisés plus sur la légende liée à  ma personne que sur le contenu intrinsèque de mon message. Mais lorsque les faits que j`avais dénoncés ont commencé à  être confirmés l`un après l`autre par le cours de l`histoire, j`ai constaté avec le temps, un engouement progressif et croissant de l`élite congolaise, toutes tendances et tous à¢ges confondus, vers mon message. J`ai alors compris que ma persévérance et ma foi en Dieu venaient de payer. Cependant, au jour d`aujourd`hui, il est archifaux de prétendre limiter l`impact de l`APARECO à  la seule Diaspora. Il faut être aveugle politiquement pour y croire. A la naissance de l`APARECO en juin 2005, un leader du PPRD avait ironisé, avec l`arrogance qui le caractérise, que `` Ngbanda s`amuse avec son ordinateur dans sa chambre en Europe et il ne nous inquiète pas ». Je crois que cet homme politique doit se mordre les doigts aujourd`hui ! Car, bien que l`APARECO soit farouchement combattue par ``Kabila» et sa clique au pouvoir, elle a malgré tout réussi à  pénétrer aujourd`hui toutes les couches de la société congolaise et à  infiltrer systématiquement toutes les institutions de notre pays. Je dis bien toutes les institutions. Il n`y a pas un seul secteur de la vie nationale où les partisans de l`APARECO ne s`activent pour précipiter la fin de l`occupation. Il suffit d`observer la qualité des informations que donne l`APARECO sur l`imposteur au pouvoir pour comprendre l`ampleur de son implantation au sein des institutions de notre pays, y compris les services spéciaux civils et militaires ainsi que la police nationale et les forces armées congolaises ; Du moins ce qu`il en reste encore.

Et c`est cela justement qui explique, à  mon humble avis, la peur qui notre jeune Alliance provoque auprès des gens au pouvoir à  Kinshasa. C`est cela aussi qui contredit d`une manière flagrante la thèse qui prétend limiter l`impact de l`APARECO aux seuls congolais de l`étranger. Pourquoi le pouvoir d`occupation aurait-il si peur d`un mouvement politique dont l`influence s`arrêterait à  la seule diaspora lointaine ? La réalité est que les congolais de l`extérieur, jouissant des libertés fondamentales de leurs pays d`accueil respectifs, manifestent ouvertement leur adhésion aux idées et au combat de l`APARECO, tandis que ceux de l`intérieur du pays, à  cause de la dictature féroce qui y sévit, sont contraints d`évoluer dans la clandestinité. Malgré cette contrainte, aujourd`hui sans prétention, Kanambe et ses hommes ont perdu le sommeil parce qu`ils sont convaincus (avec raison !) que l`APARECO a pénétré même les cercles les plus fermés du pouvoir et elle pourrait ainsi les surprendre à  tout moment. Car, au sein du Cabinet de Kabila, au sein du Gouvernement, dans le Sénat comme au sein du Parlement dans son ensemble, dans l`Armée et la Police, dans les services de renseignements civils et militaires, l`APARECO est activement présente à  travers des nombreux patriotes qui ont adhérés à  l`idéal de la libération de la RDC, et qui combattent clandestinement du dedans, exactement comme ce fut le cas en Europe, particulièrement dans la France de Charles De Gaule, durant la résistance à  l`occupation nazie. Nous ne recrutons pas d`adhérents à  l`intérieur du pays, mais ce sont des compatriotes congolais qui affluent d`eux-mêmes aujourd`hui vers nous, parce qu`ils ont constaté que notre vision est juste et salutaire, et que notre cri d`alarme est pertinent. Ils ont compris que si les Congolais ne se lèvent pas aujourd`hui en bloc pour arrêter la machine infernale du processus d`occupation de leur pays, demain cela risque d`être trop tard ! Et grà¢ce à  cette adhésion populaire et massive, l`APARECO a déployé ce qu`on appelle en jargon militaire la ``cinquième colonne» qui va faire écrouler tout l`édifice du pouvoir d`occupation en place à  Kinshasa. C`est une question de temps maintenant. J`en parle aisément parce que je sais qu`ils ne pourront plus nous arrêter dans notre marche. On n`arrête pas la ``cinquième colonne», parce qu`elle n`a ni corps, ni visage. Elle n`est ni identifiable ni perceptible. Elle est comme un vers qui ronge le fruit du dedans, pour l`attraper il faut détruire le fruit lui-même. Or c`est justement là  notre objectif final. Pour arrêter la "cinquième colonne", ils sont obligés d`arrêter tout le peuple congolais! Voilà  pourquoi les imposteurs étrangers au pouvoir ont peur de notre combat parce qu`ils ne savent plus comment nous stopper. Ils ont peur de leurs propres ombres parce qu`ils nous voient désormais partout. Et ils ont raison !

3.Réveil FM: Vous avez commencé par écrire des livres pour dénoncer la mise sous tutelle de la RDC, vous vous êtes mis aux DVD, il paraîtrait que vous étiez dernièrement parti incognito au pays. N'est-ce pas risqué de jouer au James Bond 007 avec le pouvoir légitime de la RDC?

Honoré NGBANDA : J`ai aujourd`hui soixante deux ans bien sonnés, j`ai une femme, des enfants et des petits enfants que j`aime tous très fort. Croyez-vous que ce soit l`à¢ge auquel un homme responsable peut se lancer dans les aventures de ``Tintin au Congo» ou dans celles de "007" comme vous le dites? Si malgré mes responsabilités familiales j`ose risquer ainsi ma propre vie et exposer en outre ma famille que je soumets souvent à  des sacrifices énormes, c`est parce que je crois à  l`importance et à  la noblesse de la cause du combat que je mène. C`est parce que je ne cours pas derrière un quelconque intérêt matériel, mais je réponds, en ce qui me concerne, à  l`appel de Dieu pour ce peuple qu`il aime. Car je sais que Dieu a conçu un destin merveilleux pour le peuple congolais, c`est pour cela que depuis deux siècles les forces du mal s`activent pour empêcher la réalisation de ce plan divin qui va malgré tout s`accomplir bientôt aux yeux du monde. C`est ainsi qu`il faut comprendre ma démarche : il s`agit d`abord de la mémoire de nos ancêtres décimés par près de deux siècles d`esclavage et d`oppression coloniale ; il s`agit ensuite de la mémoire des millions de compatriotes fauchés par les onze dernières années de guerre d`occupation et d`exploitation qui se poursuit jusqu`à  ce jour sous la forme déguisée d`une chimère de démocratie qu`on nous impose ; il s`agit enfin de la survie de notre pays et de l`avenir de nos enfants et de nos arrières petits enfants qui risquent de devenir demain des apatrides comme les Palestiniens, parce que leurs parents et grands-parents que nous sommes ont été des inconscients, des irresponsables et des lâches qui ont laissé brader l`un des pays les plus grands, les plus riches et les plus beaux que Dieu ait donné aux hommes sur cette terre. Et vous devez surtout savoir qu`un homme qui veut sauver ses frères doit au préalable renoncer à  sa propre vie et aux considérations liées à  ses intérêts égoïstes. On ne libère pas un peuple avec la peur au ventre ! Si les Ngongo Lutete, Kimbangu, Kasa-Vubu, Lumumba, et d`autres héros du combat pour notre indépendance avaient privilégié leurs intérêts personnels et protégé leurs vies respectives, nos générations actuelles n`auraient certainement jamais joui de leur souveraineté, même si celle-ci est à  nouveau confisquée par le pouvoir d`occupation. Pour sauver l`humanité, même Jésus-Christ, tout Dieu qu`il est, a dà» donner sa vie en sacrifice. C`est un principe divin imposable à  tous. Même à  Dieu Lui-même ! Si je veux me battre pour la libération de mon peuple, je dois considérer ma propre vie comme déjà  sacrifiée d`avance. Il vaut mieux mourir pour une raison plutà´t que de vivre sans raison. Ceci dit, je peux vous assurer (ainsi que tous les patriotes inquiets) que je connais les méandres ainsi que les coins et les recoins de mon pays comme ma poche. Je m`y déplace comme un poisson dans l`eau. Les étrangers et les apprentis sorciers qui l`occupent actuellement ne sauront jamais m`empêcher d`y entrer et de m`y déplacer quand je veux et comme je veux. N`oubliez pas que la RDC est bordée de neuf longues frontières dont la majeure partie est purement artificielle et donc très poreuse.

4.Réveil FM: Pourquoi avoir choisi comme slogan:"la Résistance jusqu'à  la libération !". Libère-t-on un pays dont les autorités se disent légitimes? Comment l'Apareco pourra t-elle convaincre les parlementaires qui roulent en Prado neuve (44.000$) et sont payés 6000 $ par mois? Sans oublier les sénateurs qui bénéficient des avantages mirobolants ?

Honoré NGBANDA : Ce n`est pas un simple slogan politique creux comme on a souvent l`habitude d`entendre chez nous et ailleurs ; c`est tout un programme que nous donnons aux patriotes congolais qui ont accepté de mener le combat avec nous. " La résistance jusqu`à  la libération"  définit d`abord la quintessence de notre combat : il ne s`agit pas d`une simple opposition politique, et moins encore d`une opposition constitutionnelle, parce que nous ne reconnaissons ni la régularité ni la légalité de la mascarade électorale que les puissances occultes ont organisé dans notre pays dans le seul but de perpétuer le processus d`occupation et d`exploitation sauvage des ses richesses (les faits parlent d`eux-mêmes aujourd`hui et nous donnent pleinement raison). Il s`agit donc avant tout d`une véritable résistance à  toutes les formes d`occupation déguisée sous le manteau de la démocratie `` made in Europe ». Si vous voulez une référence historique, nous nous considérons exactement comme des "résistants français" qui s`étaient organisés sur leur terre (et ailleurs en Angleterre) pour libérer leur pays, la France, du régime de Pétain et ses "collabos" qui représentaient sur le sol français, le pouvoir ignoble de l`occupation nazie. Ne me parlez donc pas, s`il vous plaît, des "autorités qui se disent légitimes", ni des `` parlementaires  et des "Sénateurs" qui touchent sans vergogne 6000 dollars (sans compter d`autres nombreux avantages visibles et invisibles !) au moment où ceux qui enseignent leurs enfants réclament en vain 200 dollars pour nouer les deux bouts du mois ! Mais cela ne veut pas dire que tous les `` parlementaires » et `` sénateurs » sont des collabos. Loin s`en faut ! Nous avons beaucoup de patriotes parmi eux qui font partie de la ``cinquième colonne». Ils se dévoileront eux-mêmes après la victoire finale. Il s`agit ensuite d`un programme d`action : le slogan ``La résistance jusqu`à  la libération » donne en même temps le programme et le délai de notre combat. Beaucoup de congolais spectateurs (car les vrais patriotes et combattants ont d`autres préoccupations) nous harcèlent, moi et mes proches collaborateurs, soit pour exprimer leur impatience quant à  la durée du combat, soit pour exiger des informations sur l`évolution du combat. Ceux qui sont des spectateurs lointains de ce combat doivent savoir que nous ne luttons pas seulement contre le jeune rwandais (Hyppolite Kanambe) qu`on a placé depuis 2001 à  la tête de notre pays, car il n`est que la minime partie visible de l`iceberg, mais que nous luttons plutà´t contre un `` puissant monstre à  plusieurs têtes », contre une puissante ``pieuvre à  plusieurs tentacules visibles et invisibles», autrement dit, nous luttons contre une vaste alliance occulte des puissants lobbies économiques, financiers et politiques internationaux. Ces mêmes lobbies qui ont d`abord agressé le Zaïre pour chasser Mobutu du pouvoir, et qui ont ensuite assassiné LD Kabila et ``placé» le jeune rwandais actuellement au pouvoir pour ``récupérer» leurs intérêts et les protéger contre vents et marées. Il ne s`agit donc pas d`un simple jeu d`enfant, mais d`une vaste bataille décisive voire mortelle. Ca passe ou ça casse ! Si aujourd`hui je suis entré dans la clandestinité totale, c`est parce que ma tête est mise à  prix par ces puissances occultes. Mais notre combat, comme nous l`avons dit, n`aura q`un seul délai et une seule fin : la libération de notre pays et de notre peuple. Et je suis certain de la victoire finale, car j`ai confiance en Dieu qui combat pour nous, parce que notre combat est juste !

5. Réveil FM: Qu'est-ce qui vous fait le plus peur: primo, que votre parti soit infiltré par les joséphistes ? Secundo, qu'un jour qu'on vous " achète "pour travailler pour un pouvoir que vous auriez décrié par ailleurs? En un mot a-t-on voulu vous corrompre pour rejoindre la mangeoire?

Honoré NGBANDA : Je suis sincèrement très préoccupé (mais je n`ai pas peur !) par les nombreuses actions du pouvoir en place à  Kinshasa visant à  infiltrer des taupes dans les rangs des patriotes et combattants congolais, ou à  retourner par la corruption les cadres actifs et engagés au sein de notre Alliance. Depuis le début de cette année, des montants faramineux sont débloqués par Kanambe pour atteindre cet objectif. Je suis même au regret de vous dire que les ``joséphistes», comme vous les appelez, ont déjà  réussi quelques rares cas de ``retournement» des membres officiels de l`APARECO qui croient que je ne le sais pas encore. Mais comme je suis très bien organisé par mes réseaux au sein même de leur propre camp, je suis de très près l`évolution de toutes leurs opérations contre l`APARECO. Il est même arrivé souvent que je connaisse l`identité des cibles qu`ils ont repérées autour de moi avant même qu`ils envoient leurs sbires pour les contacter. Alors je prends tout mon temps pour observer et m`organiser en fonction du résultat final du contact secret. Je ne vous dis pas comment. C`est mon secret. Ne l`oubliez pas, avant d`être un leader politique, j`ai été d`abord un officier de renseignement, et je n`ai pas perdu mes réflexes ! C`est pourquoi, j`attire l`attention des patriotes sur cette stratégie du pouvoir d`occupation qui consiste à  ``retourner» à  coup de dollars des vrais patriotes déjà  crédibles et engagés dans le combat de libération. Une fois ``retournées», ces taupes (qui bénéficient déjà  de la notoriété de leur statut de ``patriotes et combattants») ont pour mission de créer la confusion, la division, le doute et la suspicion dans les rangs de la résistance pour l`affaiblir et la détruire de l`intérieur. Des millions de dollars ont été injectés par le pouvoir d`occupation au sein des ambassades de la RDC en Occident et au sein de la diaspora congolaise pour la réalisation de cette sinistre mission.

En ce qui me concerne personnellement, je ne me fais aucun souci. Car au début, les étrangers au pouvoir dans notre pays étaient persuadés qu`aucun congolais ne pourrait résister à  la tentation de la corruption par l`argent ou le pouvoir. Mais après plusieurs vaines tentatives dont la dernière me suggérait même de proposer moi-même le montant et le poste à  occuper, les vautours au pouvoir dans notre pays se sont résolus de chercher carrément ma tête! En attendant, ils recrutent des gens partout, y compris dans `` l`opposition », pour me salir avec toutes sortes de bobards et de quolibets susceptibles d`embrouiller les esprits, de créer des doutes et de démobiliser les résistants et les combattants les plus engagés. Ne soyez donc pas surpris par les attaques de certains `` leaders de l`opposition » qui me prennent ces derniers temps, ainsi que d`autres `` leaders d`opinion », pour leurs cibles de prédilection au lieu de se focaliser sur l`ennemi qui occupe le pays. Vous avez là  l`un des signes de reconnaissance de ces ``taupes» du pouvoir. Cette stratégie-là  est réellement dangereuse car beaucoup de nos compatriotes croient facilement aux rumeurs ! Mais par-dessus tout, il y a le Maître de la vie, Jésus-Christ, qui seul tient ma vie entre ses mains et reste au contrà´le absolu de toutes les circonstances sur toute la terre. Rien ne saurait m`arriver !

6. Réveil FM: Vous êtes entouré par les jeunes, comment expliquez-vous l'engouement de la jeunesse congolaise à  votre parti politique?

Honoré NGBANDA : Je considère sincèrement que c`est l`un des plus beaux cadeaux que le Seigneur Jésus m`ait fait dans ce combat. Car cela a été depuis toujours mon grand souci et mon rêve le plus ardent : la relève. Parce que j`estime que j`appartiens à  la génération qui est responsable de la débà¢cle que connaît actuellement notre pays, car les étrangers qui occupent et pillent aujourd`hui notre pays ont profité de nos erreurs et de nos fautes pour s`accaparer de nos terres. J`estime donc que notre génération porte une lourde responsabilité, et elle a par conséquent l`obligation et le devoir d`aider la nouvelle génération montante (la jeunesse) à  prendre d`abord conscience des erreurs de leurs aînés et parents que nous sommes pour ne plus tomber dans les mêmes pièges que nous, et à  s`assumer ensuite pleinement pour faire de ce beau pays un paradis pour les générations à  venir. J`estime que notre génération a le devoir de mettre son expérience à  la disposition de la fougue d`une jeunesse engagée et déterminée, afin de placer de nouveau notre pays la RDC sur la rampe de lancement vers un développement intégral. Un expert wallon du ministère belge de l`agriculture a fait allusion récemment à  Kinshasa sur les prévisions des experts mondiaux et de l`Union européenne sur la place de la RDC dans le monde agricole de demain. Il a déclaré que selon les prévisions de ces experts mondiaux, dans les années à  venir, la République Démocratique du Congo, notre pays, est appelée à  nourrir un milliard d`hommes sur notre planète, compte tenu de son potentiel agricole! Comme vous voyez, il n`y a que nous congolais qui n`appréhendons pas encore l`importance stratégique réelle de notre pays dans le monde. C`est pour cela que j`estime que notre jeunesse doit être préparée mentalement, moralement et intellectuellement à  assumer pleinement le rà´le à´ combien stratégique que notre pays devra jouer demain sur l`échiquier international.

7. Réveil FM: Vous qui êtes un analyste politique de notre pays, lorsque par exemple Jacques Matanda parle de la `` Zimbambweisation » de la RDC, êtes-vous d'accord avec lui? Quelle est la véritable influence du Zimbabwe et de Robert Mugabe dans les affaires congolaises?

Honoré NGBANDA : Dans toutes les circonstances, il faut savoir hiérarchiser les priorités. Ne détournons donc pas l`attention du peuple et des patriotes congolais du danger principal qui menace notre peuple ainsi que l`existence même de notre pays en tant qu`Etat. Il est vrai que lorsque Laurent Désiré Kabila a rompu les accords secrets qu`il avait signés avec les agresseurs (africains et occidentaux) du Zaïre de Mobutu, ses anciens maîtres et alliés qui l`avaient utilisé pendant la guerre comme un simple paravent n`ont pas accepté qu`il s`érige tout d`un coup en défenseur des intérêts du peuple congolais et de la RDC. C`est alors qu`ils ont décrété sa mort, politique et physique, et lui ont déclaré la guerre en 1998. Et comme il n`avait jamais eu une véritable armée composée de véritables fils et filles du pays pour se défendre, LD Kabila eut recours à  d`autres alliés dont principalement les Angolais et les Zimbabwéens, pour faire face à  la nouvelle attaque des rwandais et des ougandais contre son pouvoir. Et il est vrai que Mugabe et ses généraux ont saisi cette opportunité pour piller sans vergogne nos richesses et se sont appropriés des riches mines stratégiques de notre pays, sous prétexte de régler les frais relatifs à  ``l`effort de guerre» et à  leur ``soutien» à  LD Kabila. J`ai moi-même dénoncé, avec force et détails, ce pillage sauvage dans mon dernier livre `` Crimes organisés en Afrique centrale », ainsi que dans mes autres interventions écrites et orales. Cependant, nous ne devons pas perdre de vue la menace principale. En effet, le Zimbabwe ne constitue pas aujourd`hui le danger principal pour l`intégrité territoriale de la RDC. Ce sont plutà´t le Rwanda et l`Ouganda (avec leurs dirigeants politiques et militaires) qui constituent l`origine et l`essence même du danger qui nous menace, parce que ce sont eux qui ont des visées annexionnistes sur notre territoire national. Et grà¢ce à  l`appui des lobbies financiers et politiques occidentaux avec lesquels ils partagent des intérêts communs, les chefs d`Etat de ces deux pays, Museveni et Kagamé pour ne pas les citer, ont conçu et orchestré successivement deux guerres d`occupation contre notre pays en 1996 et en 1998. Aujourd`hui, d`autres pays voisins de la RDC, devant le déficit d`autorité de l`Etat et devant l`absence d`une véritable armée nationale congolaise forte et dissuasive, manifestent eux aussi des velléités annexionnistes des portions importantes de nos terres pour y exploiter nos richesses. Voilà  à  mon humble avis là  où se situe la vraie menace pour aujourd`hui et demain.

8.Réveil FM: La communauté internationale a présentée les élections dites libres, démocratiques et transparentes comme un vrai paravent pour ramener la paix en RDC or nous allons facilement vers notre deuxième année sans que la paix soit présente ni acquise. Quelles sont les actions concrètes qui peuvent ramener la paix?

Honoré NGBANDA : Vous venez de toucher là  au cœ“ur même de la problématique de la crise congolaise et à  l`essence même de notre combat. Permettez-moi donc de faire un bref rappel historique pour rafraîchir les mémoires. L`origine des deux guerres qu`on a imposées aux zaïrois ou congolais en 1996 et en 1998 n`est pas interne mais externe. Plus personne n`en doute aujourd`hui. Or, quand il a fallu mettre fin à  cette série de guerres à  rebondissements, les complices des nos agresseurs rwandais et ougandais au sein des puissants lobbies occidentaux ont initié, pour brouiller les pistes, ce qu`ils ont pompeusement appelé le "Dialogue inter congolais". Ils ont laissé tranquillement dans leurs pays les vrais agresseurs de la RDC qui ont allumé le feu dans notre pays et qui continuaient toujours à  tirer les ficelles de la guerre et à  armer les milices congolaises encadrées et soutenues par leurs généraux, pour réunir les "protagonistes" congolais qui n`avaient aucun pouvoir de décision pour ramener la paix dans notre pays. C`est pourquoi jusqu`à  ce jour, notre peuple n`a toujours pas recouvré la paix et la sécurité tant désirées! Ce fut là  le premier piège dans lequel toute la classe politique congolaise est tombée, la tête la première, suite à  une vaste opération de charme et d`"achat des consciences" des cadres politiques congolais à  Sun City et à  Pretoria. De ce dialogue est né, comme vous le savez, un monstre politique à  cinq têtes qu`on a ironiquement appelé "1+4", et on lui a confié la gestion d`une période de transition de 3 ans avec une mission spéciale de préparer les élections. Et pour permettre à  ce monstre politique d`accomplir sa mission, les maîtres à  penser de ce "dialogue inter-congolais" ont rédigé pour leurs "élèves" un agenda, ou mieux, une feuille de route à  respecter dans les délais, avant l`organisation des élections "démocratiques et transparentes". Ils ont à  cet effet, fixé eux-mêmes cinq conditions qu`ils ont baptisées de "préalables" aux dites élections. Ce qui signifie, selon la langue française, que si ces cinq objectifs ("préalables") ne sont pas atteints, on ne peut pas organiser les élections. Or au bout de trois années de transition, le constat fut lamentable : aucun des cinq "préalables" n`a été réalisé, et cela pour une seule raison majeure. Parce que le pion des agresseurs rwandais à  la tête de notre pays, "Joseph Kabila", avait systématiquement saboté toute tentative de constituer une armée réellement congolaise, condition sine qua non pour le rétablissement de la paix et de la sécurité à  travers tout le pays. Tout observateur sérieux et objectif savait pourtant que sans ce préalable-là , il était inconcevable d`envisager l`organisation des élections dans un pays occupé, divisé et sans armée capable de ramener la paix et de défendre l`intégrité du territoire menacée par des visées annexionnistes de certains pays voisins bien connus et qui pis est, sont à  la base de cette crise. Mais curieusement, les pays européens membres du `` Comité International d`Accompagnement de la Transition », C.I.A.T. en sigle, sous l`impulsion personnelle du "parrain" de "Joseph Kabila" ("Tonton Louis Michel", Commissaire Européen à  l`Aide Humanitaire), décrétèrent d`autorité l`organisation des élections, arguant que les élections allaient apporter des solutions (miracles?) à  toutes les crises y compris celle relative à  la sécurité à  l`Est de la RDC.

Ils ont mobilisé l`armada européenne jamais déployée en Afrique depuis la seconde guerre mondiale, pour dissuader l`opposition congolaise et le peuple congolais à  s`opposer à  leur schéma. Mais la vérité était que la communauté internationale estimait qu`elle avait suffisamment consenti de dépenses pour la transition congolaise, et qu`il ne fallait plus envisager une quelconque prolongation. Nous avons malgré tout levé la voix pour inviter la classe politique congolaise à  ne pas commettre sa dernière erreur qui lui serait fatale, en acceptant l`organisation bâclée des élections sur fond de crise sécuritaire et identitaire. Mais rien n`y fit ! Aujourd`hui, comme vous le constatez, deux ans après les élections, la crise sécuritaire est loin d`être résolue, l`unité et la souveraineté nationale sont plus que jamais compromises, et comme une cerise sur le gâteau, le Secrétaire Général de l`ONU, Monsieur Ban Ki Moon, vient de reconnaître l`impuissance des hommes de la MONUC à  endiguer l`expansion d`une nouvelle crise en République Démocratique du Congo. Alors que tous les signes qui annoncent la tempête apparaissent déjà  à  l`horizon. Et nous voilà  pris comme des rats dans le piège qu`on nous a pourtant tendu sous nos yeux. Misérable !

Quant à  l`action primordiale à  entreprendre pour ramener la paix dans notre pays, il n`y en a pas deux ! Il faut commencer par créer une véritable armée réellement congolaise qui soit forte et dissuasive, capable de mater toutes les forces extérieures et intérieures qui constituent des sources de menace d`instabilité, de conflit et d`insécurité pour notre pays et notre peuple. Or malheureusement, Joseph Kabila qui représente et protège les intérêts des ses frères rwandais fait tout pour empêcher la mise sur pied de cette armée, parce qu`il sait qu`elle constitue un danger mortel pour les visées annexionnistes du Rwanda et de l`Ouganda sur notre pays. Même les rapports des experts de l`Union Européenne en RDC durant la transition ont clairement dénoncé cette attitude coupable de Joseph Kabiila. Aujourd`hui encore, deux ans après les fameuses élections, notre armée n`est toujours pas constituée, tandis qu`il (Kabila) poursuit officiellement l`incorporation massive des troupes rwandaises dans les structures de notre armée, et qu`il s`atèle à  assassiner, la nuit comme le jour, les officiers militaires congolais pour accentuer le déséquilibre interne au sein de notre armée en faveur des étrangers! Voilà  la cruelle vérité devant laquelle la majorité d`élites politiques congolaises préfère pratiquer la politique de l`autruche !

9. Réveil FM: 44 officiers congolais dont la majorité est originaire de la province de l'Equateur refusent d'aller à  Kitona et préfèrent mourir au CPRK où ils sont détenus. Doit-on parler d'une mutinerie? Quel est l`état des lieux de notre armée?

Honoré NGBANDA : Le cas des 44 officiers congolais que l`APARECO a fortement dénoncé constitue plutôt une illustration de la stratégie rwando-ougandaise que je viens de décrire, et dont l`application est confiée au pion des étrangers placé à  la tête de l`Etat congolais. Je veux parler de celui qui se fait appeler "Joseph Kabila". A l`image de ces 44 officiers qu`il a décidé d`extraire furtivement du CPRK pour les éliminer froidement la nuit, se déroule actuellement une vaste opération de "nettoyage" des officiers et des soldats congolais à  travers tout le pays. Je vous informe que nous avons des hommes au sein des FARDC, de la DEMIAP et de la PIR qui nous informent chaque jour sur les exécutions sommaires des officiers et des soldats ex-FAZ et ex-Tigres. Dans l`entre-temps, des bataillons d`officiers et de soldats rwandais sont régulièrement envoyés dans nos bases militaires de Kitona et de Kamina pour y suivre des formations accélérées en vue de leur ``brassage» (entendez incorporation au sein des FARDC) ! Moralité ? Après quelques mois, si cette double opération d`élimination des officiers et soldats congolais d`un cà´té, et d`incorporation massive des officiers et militaires rwandais de l`autre se poursuit sans entrave, "Joseph Kabila" aura réussi à  mettre sur pied son "armée congolaise" à  lui, mais dominée par les rwandais! Ce qui lui permettra alors d`asseoir confortablement et définitivement sa dictature pour mà¢ter les congolais d`un cà´té, et permettre à  ses frères de parachever tranquillement l`annexion de l`Est de notre pays au Rwanda et à  l`Ouganda. Devons-nous croiser les bras et le laisser arriver jusqu`à  ce point de non-retour ? Je préfère laisser à  chaque élite congolaise le soin de réponde à  cette question selon sa conscience !

10. Réveil FM: Qu'est-ce qui motive votre engagement politique? Quel Bilan faites-vous de nos 48 ans d'indépendance? Quels sont les atouts de la RDC aujourd'hui?

Honoré NGBANDA : Ce qui motive mon engagement politique, c`est ma foi en mon Seigneur et Sauveur Jésus-christ. En effet, si j`avais tenu compte du jugement, de la vision et de l`opinion que mes propres compatriotes et d`autres gens à  travers le monde ont de moi, je n`aurais jamais osé entreprendre quoique ce soit en public! Mais ce que les hommes disent et pensent de moi n`a aucune valeur ni aucun effet sur moi. C`est uniquement ce que Dieu dit de moi qui compte à  mes yeux, car Lui seul me connaît et connaît les profondeurs de mon cœurr. Je suis aujourd`hui, et je serai demain ce que Dieu a décidé que je sois vis-à -vis de ma famille et de mon peuple. Et cela, personne ne pourra changer même un d`un iota! C`est cette vérité-là  qui constitue réellement la source de ma force et de ma confiance dans ce que je fais aujourd`hui. Rien d`autre.

Quant au bilan de 48 ans d`indépendance de notre pays, il est largement négatif dans presque tous les domaines. La démocratie n`a pas progressé du tout. Le niveau de vie des congolais qui était le même que celui des Sud Africains en 1960 a reculé de plusieurs dizaines d`années, au-delà  de l`époque coloniale: des congolais se promènent aujourd`hui nus comme des vers dans certains coins reculés de la République, les maladies endémiques éradiquées il y a plusieurs dizaines d`années ont refait surface à  cause de la pauvreté et de l`insalubrité. Par contre, le pillage des ressources nationales, le détournement des deniers publics par les gouvernants ont battu tous les records car, selon les révélations des experts de FMI et de la Banque Mondiale, ils ont atteint un niveau jamais égalé dans l`histoire de notre pays. Quant à  la souveraineté nationale et l`intégrité de notre territoire national, elles sont plus que jamais menacées et compromises….

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