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mardi 7 avril 2020

RDC: "Coronavirus", les coiffures africaines du confinement !

RDC: "Coronavirus", les coiffures africaines du confinement !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Les femmes africaines devraient revenir à leurs cheveux naturels plutôt que les cheveux de morts qu'elles se font tresser sur leurs têtes. Nous avons découvert les photos Eliot Elisofon prises en 1972, dans une école secondaire protestante de Mbandaka au Nord-ouest de la République démocratique du Congo. Les filles sont belles et naturelles. Elles n'ont pas les cheveux des autres.

Freddy Mulongo-Samantha Tshimanga.jpg, avr. 2020

Les femmes africaines devraient revenir à leurs cheveux naturels plutôt que les cheveux de morts qu'elles se font tresser sur leurs têtes. Nous avons découvert les photos Eliot Elisofon prises en 1972, dans une école secondaire protestante de Mbandaka au Nord-ouest de la République démocratique du Congo. Les filles sont belles et naturelles. Elles n'ont pas les cheveux des autres.

La sœur Camerounaise est en colère. Elle est dans sa cuisine avec son tablier rouge en train de préparer à manger pour son mari et ses enfants, elle laisse tout  et s'autorise de faire un direct vidéo. La raison ? Le 1 avril dernier sur LCI, la chaîne du groupe TF1, Jean-Paul Mira, chef de la réanimation à l'hôpital Cochin, à Paris, dialogue avec Camille Locht, directeur de recherche à l'Inserm. Sur le plateau, Jean-Paul Mira lance : "Si je peux être provocateur, est-ce qu'on ne devrait pas faire cette étude en Afrique, où il n'y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation, un peu comme c'est fait d'ailleurs sur certaines études avec le sida, où chez les prostituées : on essaie des choses parce qu'on sait qu'elles sont hautement exposées. Qu'est-ce que vous en pensez?" "Vous avez raison", lui répond  Camille Locht, sans corriger son confrère sur sa description sanitaire.  Avant de faire sa vidéo réplique, notre sœur Camerounaise a pris soin d'enlever de sa tête, les cheveux de morts ! 

Pour avoir posté sur son compte Twitter, une belle photo d'elle avec sa coiffure du confinement, notre jeune compatriote "Samantha Tshimanga" s'est vu contrarier avec des commentaires qui nous ont fait rigoler. "Twitter n'est pas Facebook ma chère. Vas t'exposer sur Facebook. Ici on a besoin d'informations point barre". Cinglant  de la part d'un jeune compatriote macho et phallocrate. "Samantha Tshimanga" doit demeurer naturelle. Son look , lui va bien. Elle va faire des émules. 

 Haro aux cheveux de morts sur les têtes de femmes africaines. Nos Mamans avaient des coiffures tressées "Naturelles". Cela ne posait aucun problème. Elles ont vécu ! Pour être belle faut-il porter des cheveux de morts ? 

Pourquoi nécessairement porter des mèches, les cheveux des autres sur sa tête. Etre naturelle devrait être le privilège de chaque femme. Une fois, les cheveux de morts enlevés, on l'impression d'avoir à faire à une autre personne. Une femme sans faux cils, sans trop des maquillages extravagantes, mais naturelle est toujours plus belle que celle de la beauté de "Mascara".  

Ces photos prises par  Eliot Elisofon en 1972 , des élèves d'une école secondaire protestante à Mbandaka en RDC sont parlantes. Elles sont naturellement belles sans Bling-Bling ni Tralala. A cette époque de confinement, qui va porter les cheveux de morts, pour sortir et aller où ? Freddy Mulongo-Tresse congolaise 2.jpg, avr. 2020Freddy Mulongo-Tresse congolaise.jpg, avr. 2020Freddy Mulongo-Tresse congolaise 8.jpg, avr. 2020Freddy Mulongo-Tresse congolaise 6.jpg, avr. 2020Freddy Mulongo-Tresse congolaise 7.jpg, avr. 2020Freddy Mulongo-Tresse congolaise 4.jpg, avr. 2020Freddy Mulongo-Tresse congolaise 10.jpg, avr. 2020

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Coronavirus en Afrique : RSF et 80 Ongs appellent à la libération des journalistes!

Coronavirus en Afrique : RSF se joint à une coalition d’organisations de la société civile pour demander la libération des journalistes emprisonnés sur le continent

Freddy Mulongo-RSF.jpg, avr. 2020

Belle initiative, de RSF et 80 organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse ont écrit aux dix chefs d’Etat et de gouvernement des pays africains qui comptent dans leurs geôles des journalistes arbitrairement emprisonnés, pour leur demander de les libérer sans délai. Pourquoi JED de la République démocratique du Congo n'est pas signataire de cet appel?


Alors que l’épidémie de coronavirus frappe désormais de plein fouet l’Afrique qui recense désormais plus de 10 000 cas et près de 500 décès, Reporters sans frontières (RSF) et 80 organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse ont écrit aux dix chefs d’Etat et de gouvernement des pays africains qui comptent dans leurs geôles des journalistes arbitrairement emprisonnés, pour leur demander de les libérer sans délai. 

Pourquoi donc JED de la République démocratique du Congo n'est pas signataire de cet appel ?  Aucun journaliste n'est en prison avec le régime de Tshilombo issu d'un deal avec Alias Kabila, est-il par coup de baquette magique devenu démocratique ?  C'est la question en toute liberté de Réveil FM international.

Lire l’intégralité du courrier ci-dessous :

À l’attention du :       

Président de l’Algérie Abdelmadjid Tebboune  

Président du Bénin Patrice Talon

Président du Burundi Pierre Nkurunziza

Président du Cameroun Paul Biya 

Président du Tchad Idriss Deby

Président de l’Égypte Abdel Fattah el-Sisi 

Président d’Érythrée Isaias Afwerki

Premier ministre de l’Éthiopie Abiy Ahmed Ali

Premier ministre du Maroc Saad-Eddine El Othmani

Président du Rwanda Paul Kagame
 

Par courrier électronique
 

Vos Excellences,

Nous, les 81 organisations de médias, de défense de la liberté de la presse et de défense des droits de l’homme soussignées, vous écrivons pour demander à vos gouvernements respectifs de libérer tous les journalistes emprisonnés dans vos pays, alors que la pandémie du COVID-19 se propage dans le monde. 

La semaine dernière, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a publié une lettre ouverte aux dirigeants mondiaux les exhortant à libérer immédiatement tous les journalistes emprisonnés dans le monde. Étant donné qu’un nombre considérable de ces journalistes sont emprisonnés sur le continent africain, nous réitérons cet appel lancé à vos pays respectifs en cette période extrêmement préoccupante pour la santé publique.

Selon l’enquête annuelle la plus récente réalisée par le CPJ le 1er décembre 2019, au moins 73 journalistes étaient emprisonnés en Afrique, dont 26 en Égypte, 16 en Érythrée, sept au Cameroun, quatre au Rwanda, au Burundi et au Maroc, trois en Algérie et un au BéninNigériaTchadTanzanieÉthiopieSomalieComoresRépublique démocratique du Congo et Sud Soudan.

Le 31 mars de cette année, au moins 11 de ces journalistes avaient été libérés en Somalie, en Éthiopie, en Tanzanie, au Nigeria, en RDC, en Algérie, aux Comores, au Soudan du Sud et en Égypte, selon la recherche du CPJ. Cependant, au moins six autres journalistes et travailleurs des médias ont été emprisonnés depuis le 1er décembre 2019 et se trouvaient toujours en prison le 31 mars, dont quatre en Éthiopie et un au Cameroun et en Algérie.

L’Article 16 de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples dispose que « Toute personne a le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale qu'elle soit capable d'atteindre ». Ces droits ont été étendus aux prisonniers et détenus lorsque la Commission africaine a adopté la Résolution sur les prisons en Afrique de 1995. 

L’Organisation mondiale de la santé déclare que « Les personnes privées de leur liberté et celles qui vivent ou travaillent en milieu clos à proximité de ces personnes sont plus vulnérables que le reste de la population face à la maladie à virus COVID-19 ».

Pour les journalistes emprisonnés dans des pays touchés par le virus, la liberté est désormais une question de vie ou de mort. Les journalistes emprisonnés n’ont aucun contrôle sur leur environnement, ne peuvent pas choisir de s’isoler et sont souvent privés des soins médicaux nécessaires.

Bon nombre de ces journalistes ont été placés en détention, sans procès, pendant de longues périodes et souffrent de problèmes de santé exacerbés par des pathologies sous-jacentes et la surpopulation et les mauvaises conditions de détention dans les prisons dans lesquelles ils ont aussi contracté le paludisme, la tuberculose et d’autres maladies.

Nous vous exhortons à libérer chaque journaliste emprisonné dans vos pays respectifs et à protéger la presse libre et la libre circulation de l’information en cette période cruciale. Le journalisme ne doit pas être synonyme de peine de mort.

Cordialement,

●      AccessNow

●      African Centre for Media and Information Literacy (AFRICMIL)

●      Africans Rising

●      amaBhungane Centre for Investigative Journalism 

●      Article 19

●      Association des Journalistes Burundais en Exil (AJBE)

●      Association des journalistes du Burkina (AJB)

●      Association des journalistes indépendants du Bénin (AJIB)

●      Association for Human Rights in Ethiopia (AHRE)

●      Bloggers Association of Kenya (BAKE)

●      Cameroon Association of English-speaking Journalists (CAMASEJ)

●      Cameroon Community Media Network (CCMN)

●      Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d'investigation en Afrique de l'Ouest/Norbert Zongo Cell for Investigative Journalism in West Africa (CENOZO)

●      Center for Civil Liberties (Ukraine)

●      Centre for Human Rights & Democracy in Africa (CHRDA) 

●      CIVICUS

●      Civil Rights Defenders

●      Coalition for Whistleblowers Protection & Press Freedom (CWPPF)

●      Committee to Protect Journalists (CPJ)

●      Community Empowerment for Progress Organization (CEPO)- South Sudan

●      Le Conseil national des patrons de presse du Togo (CONAPP)

●      Consortium of Ethiopian Human Rights Organisations (CEHRO)

●      EG Justice

●      Eswatini Editors’ Forum

●      Federation of African Journalists (FAJ)

●      Federation of Somali Journalists (FESOJ)

●      Free Press Initiative (FPI)

●      Gambia Press Union (GPU)

●      Groupe d’Action pour le Progrès et la Paix (GAPP-Afrique) (Canada, Bénin, Mali)

●      Guild of Professional Bloggers of Nigeria

●      Human Rights Network for Journalists-Uganda (HRNJ-U)

●      Index on Censorship

●      Institute for Media and Society (IMS)

●      International Centre for Investigative Reporting (ICIR)

●      International Press Centre (IPC)

●      International Press Institute (IPI)

●      International Service for Human Rights (ISHR)

●      Internet Sans Frontieres (ISF)

●      Kenya Correspondents Association (KCA)

●      Kenya Editors’ Guild (KEG)

●      Kenya Union of Journalists (KUJ)

●      La Maison de la presse du Niger

●      Laws and Rights Awareness Initiative (LRAI)

●      Ligue des journalistes Tchadiens

●      MARUAH (Singapore)

●      Media Council of Tanzania (MCT)

●      Media Foundation for West Africa (MFWA)

●      Media Institute of Southern Africa (MISA)

●      Media Monitoring Africa (MMA)

●      MENA Rights Group

●      Namibia Media Trust (NMT)

●      Nigeria Union of Journalists (NUJ)

●      Odhikar (Bangladesh)

●      Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA)

●      One Day Seyoum

●      Organisation Patronale des Médias du Gabon (OPAM)

●      Paradigm Initiative (PIN)

●      Patronat de la presse tchadienne

●      PEN Eritrea 

●      PEN Nigeria

●      Premium Times Centre for Investigative Journalism (PTCIJ)

●      Press Union of Liberia (PUL)

●      Réseau des Défenseurs des Droits de l'Homme de l'Afrique Centrale (REDHAC)

●      Réseau des Journalistes Burundais pour la CPI (RJB-CPI)

●      Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en Centrafrique (RJDH-RCA)

●      Reporters Sans Frontieres (RSF)

●      Right2Know (South Africa)

●      Robert F. Kennedy Human Rights

●      Sierra Leone Association of Journalists (SLAJ)

●      Somali Journalists Syndicate (SJS)

●      South African National Editors’ Forum (SANEF)

●      Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT)

●      Syndicat des Professionels de l'Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS)

●      Syndicat National des Professionnels de la Presse de Côte d'Ivoire (SYNAPP-CI) 

●      Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC)/Cameroon Journalists’ Trade Union (CJTU)

●      The African Editors Forum (TAEF)

●      Tournons La Page (TLP)

●      Union Burundaise des Journalistes (UBJ)

●      Union of Tanzania Press Clubs (UTPC)

●      Wole Soyinka Centre for Investigative Journalism (WSCIJ)

●      Zimbabwe Union of Journalists (ZUJ)

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dimanche 29 mars 2020

RDC: 102 ans de papa Joseph Diangendia Kuntima, bâtisseur et visionnaire de l'Eglise Kimbanguiste !

RDC: 102 ans de papa Joseph Diangendia Kuntima, bâtisseur et visionnaire de l'Eglise Kimbanguiste !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Simon Kimbangu.jpg, mar. 2020

Tout théologien a eu à étudier les églises africaines, catégorie dans laquelle on classifie l'Eglise Kimbanguiste. Cette catégorisation est biaisée voir caricaturale. Elle est simplement une projection occidentale. Ce formatage d'esprit est lamentable voire catastrophique. Chaque religion mérite respect, surtout pour ceux qui y croient.

Papa Simon Kimbangu plus qu'un Héros national!

Je l'ai déjà écris à plusieurs reprises, le jour que le peuple congolais prendra conscience et remettra papa Simon Kimbangu à sa vraie place, la République démocratique du Congo prend son essor. Le premier Héros national, c'est papa Simon Kimbangu. Le plus vieux prisonnier du continent africain, ce n'est pas Nelson Mandela avec ses 28 ans d'emprisonnement sous l'apartheid en Afrique du Sud. Mais papa Simon Simon Kimbangu qui a fait 30 ans dans les geôles du roi Léopold II, sanguinaire et génocidaire au Congo.
Honorer papa Simon Kimbangu, c'est précipiter la libération du Congo. "Dans les années 1920, le pouvoir colonial belge a voulu voir, dans l’effervescence villageoise et les incidents qui entouraient les agissements d’un certain Simon Kimbangu, l’expression d’un mouvement collectif de révolte contre l’ordre colonial. En procédant à son arrestation, son exil et son emprisonnement pendant plus de trente ans, ce même pouvoir a fait de ce catéchiste de village, un martyr national".

Freddy Mulongo-Diangienda 1.jpg, mar. 2020

Papa Diangienda: Bâtisseur et visionnaire !

Le fils cadet de papa Simon Kimangu aurait eu 100 ans le 22 mars 2018. Papa Joseph Diangienda est décédé le 8 juillet 1992 à Genève à l'hôpital de La Tour. Parler de papa Joseph Diangienda Kuntima, c'est parler de l'Eglise Kimbanguiste. Il est en le bâtisseur et grand visionnaire. Bâtir une église requiert foi et persévérance. Partir de rien, c'est une autre paire de manche. Le centre d'accueil kimbanguiste à Kasa vubu, l'université kimbanguiste...nous les avons vu construire. Papa Joseph Diangienda Kuntima a appris aux Zaïrois que nous étions, Congolais que nous sommes aujourd'hui de ne pas tendre la main à l'extérieur. La majorité des bâtisses de l'Eglise Kimbanguistes sont bâtis grâce aux "Nsinsani", dons et offrandes que même les plus démunis donnent pour leur église.

C'est une valeur essentielle de compter sur soi. C'est aussi une autre valeur de bâtir ensemble dans une vision communautaire.

10% de la population congolaise est kimbanguiste. Dans les coins et recoins de la République, on trouve toujours une église kimbanguiste, en chaumes ou briques. L'église Kimbanguiste est présente en Afrique, jusqu'en Europe via la diaspora congolaise.

Une vie avant de devenir le chef spirituel !

Né le 22 mars 1918 à Nkamba, dans le Kongo-Central, dans le Sud-Ouest de la République Démocratique du Congo.
A l’âge de trois ans, c’est à dire en 1921, il assistera à l’arrestation à Nkamba et la relégation à Elisabethville (actuelle Lubumbashi) de son Père, papa Simon Kimangu, mais aussi la relégation de son frère aîné Charles Kisolokele Lukelo à Boma, puis Moanda, dans le Mayombe, par l’administration coloniale belge. A l’âge de 16 ans il fut, à son tour, relégué à Boma où il fit ses études primaires et moyennes, à la colonie scolaire de Boma. Il y obtient son diplôme le 23 décembre 1943. Il fut engagé dans l’administration coloniale belge à Tsela d’abord puis fut muté successivement à Matadi, le 9 octobre 1946, à Boma, le 26 novembre 1946, à Léopoldville- Kinshasa, actuel, le 19 mai 1947, à Luluabourg-actuel Kananga, le 16 septembre 1950 où il occupa le poste de Secrétaire au Cabinet du Gouverneur Peigneux, le Belge qui avait arrêté papa Simon kimbangu, enfin à Léopoldville, le 17 juillet 1952.

EJCSK !

Le nom officiel de l'Église kimbanguiste est depuis 1987 « Église de Jésus Christ sur la Terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu », en sigle EJCSK, anciennement appelée « Église de Jésus-Christ sur la Terre par le prophète Simon Kimbangu ». Les autorités coloniales belges, considérant le kimbanguisme comme un mouvement subversif, prennent pendant plusieurs décennies des mesures répressives à l'égard des membres : envoi dans des camps de relégation, puis, à partir de 1940, dans des "Colonies Agricoles pour Relégués Dangereux" (C.A.R.D.).

Les adeptes parviennent cependant à maintenir des activités clandestines. Le plus jeune fils de Simon Kimbangu, Joseph Diangienda Kuntima, s'emploie à regrouper les sympathisants. L'épouse du prophète, Kimbangu Marie Mwilu, ordonne les premiers pasteurs kimbanguistes en 1955. En janvier 1958, une pétition est adressée au gouverneur général du Congo, en vue d'obtenir la liberté du culte. Cette démarche, dont les auteurs se réclament de la Déclaration universelle des droits de l'homme, de la charte coloniale et de la Constitution belge, aboutit à une première forme de reconnaissance tacite. Le 11 mars 1958, la première constitution de l'Église de Jésus-Christ sur Terre par le Prophète Simon Kimbangu (E.J.C.S.K.) est promulguée. Le 22 juin 1958, lors du premier congrès kimbanguiste, Joseph Diangienda Kuntima est reconnu chef spirituel de l'E.J.C.S.K. Une demande officielle de reconnaissance adressée à la Chambre des représentants et au Sénat de Belgique aboutit enfin à la reconnaissance officielle le 24 décembre 1959.

Papa Joseph Diangienda-Mobutu !

Le 15 septembre 1950 à Kananga , alors qu'il était qu'un jeune soldat à l'école de formation des officiers militaires, Mobutu Sese Seko rencontra papa Joseph Diangienda Kuntima, en mutation à Kananga ex- Luluabourg. Ainsi, naquit une forte amitié entre les deux. Ils étaient membres d'une même association à Kananga dénommée "Bena-Mayi" , qui consistait à subvenir aux besoins des Congolais non originaires.

En 1957, le soldat Mobutu s'en alla de l'armée avec le grade de sous-officier , il devient journaliste pour le quotidien libéral de Léopoldville "L'Avenir". le jeune journaliste, qui signait "De Banzy", Banzyville étant sa province de l'Equateur, s'attaquait à coup d'encre aux belges, évoquant les injustices qu'ils faisaient subir aux congolais et surtout aux Kimbanguistes.

Le journaliste Mobutu devint "wanted", recherché par l'autorité coloniale belge. Mobutu ira chez papa Diangienda, au N°87 de la rue Monkoto 87 dans la commune de Ngiri-Ngiri lui expliquer sa situation , qu'il était recherché , qu'il risquait l'arrestation pour une cause évidement bien-fondé. Papa Diangienda Kuntima le cacha dans sa résidence durant 3 jours. Et papa Diangienda Nkutima va prier pour lui et lui annoncer qu'il deviendra président de la République. C'est ce que Mobutu, Président de la République, avait déclaré lors des obsèques de papa Joseph Diangenda Kuntima, le 12 juillet 1992, au centre d'accueil kimbanguiste à Kasa-Vubu, lorsqu'il rendit son hommage au chef spirituel de l'Eglise Kimbanguiste.

freddy-mulongo-julienciakudia-xx.jpg, mar. 2020

Papa Diangienda-patriarche Julien Ciakudia 

Papa Diangienda Kuntima en tant chef spirituel de l'église kimbanguiste avait un souci permanent pour le devenir de son église. Il aimait des jeunes théologiens qui pouvait asseoir la doctrine kimbanguiste et la défendre théologiquement. Jeune pasteur anglican qui œuvrait pour la théologie de Libération à Montréal, de séjour à Kinshasa, le patriarche Jullien Ciakudia va s’approcher de papa Diangienda Kuntima. Une amitié père fils va naître. Papa Diangenda Kuntima a beaucoup prêché sur "Bolingo" "l'Amour", "Mibeko" "Lois et règles" et "Misala" "Les œuvres". Il avait pris sous ses ailes, le patriarche Julien Ciakudia Sr ne se préoccupant pas de sa province. En 1982, il l'avait logé au centre d'accueil kimbanguiste. Papa Diangienda kuntima l'avait amené avec lui en visite au plateau de Bateke, pour qu'il se rende compte des travaux agricoles et projets de développement de l'église kimbanguiste.

Après ses études au Canada, le Maréchal Mobutu délégua son homme de confiance papa Léon Engulu pour ramener le patriarche julien Ciakudia au pays , afin de le nommer ministre des Affaires étrangères. Arrivée à Kinshasa, Le refus de sa nomination à ce poste, dans une féroce dictature, va attirer des ennuis. Vivant en clandestinité pour ne pas tomber dans les filets des sbires de Mobutu. le patriarche Julien Ciakudia eu la présence d'esprit d'envoyer son épouse au près du chef spirituel kimbanguiste à Monkoto. Et là, papa Diangienda qui revenait d'Abidjan en Côte d'Ivoire où la famille de Mobutu s'est mariée, n'a pas mâcher ses mots: Dites à mon fils théologien de quitter le pays, sinon il sera tué. Qu'il aille en exil. Même Jésus était allé en exil en Egypte avec ses parents. Ce pays est le sien , il reviendra un jour pour contribuer à sa construction.

C'est comme ça qu'en 1986, le patriarche Julien Ciakudia se retrouvera à Brazzaville avant de rejoindre Oslo en Norvège. Depuis Londres où il réside, le patriarche Julien Ciakudia ne cesse de dire "papa Diangienda m'a sauvé la vie" !

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samedi 28 mars 2020

"Coronavirus": L'allocution du président Macron à Mulhouse !

Freddy Mulongo-Macron Mulhouse.jpg, mar. 2020

ALLOCUTION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SUR LE COVID-19 

Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes.

Je tenais à venir aujourd’hui ici, à Mulhouse, en Alsace, dans cette région Grand-Est, dans cette région qui est à ce jour la plus touchée par l'épidémie de Covid-19 et l'une des premières frappées en France, il y a près d'un mois. Dans le Grand-Est, plusieurs centaines de nos compatriotes ont perdu la vie.  Plus de 700 se trouvent en état grave, placés en réanimation. Je m'associe à la douleur des familles, des proches et veux leur dire que la Nation toute entière est à leurs côtés.

Je veux aussi, ce soir, saluer la mémoire des soignants qui ont payé de leur vie leur engagement pour soigner d'autres vies, sauver d'autres vies depuis le début de cette épidémie. Le premier soignant est tombé il y a quelques jours à Compiègne. Trois soignants ont perdu la vie dans la région Grand-Est, ils avaient décidé de soigner coûte que coûte. Un gynécologue obstétricien ici à Mulhouse, un médecin généraliste, dans la commune de l'hôpital en Moselle et un médecin généraliste à Colmar, une ville elle aussi très durement touchée. Nos pensées accompagnent leurs familles, leurs proches, toute la communauté des soignants.

Mes chers compatriotes, je vous ai dit il y a quelques jours que nous étions engagés dans une guerre, une guerre contre un ennemi invisible, ce virus, le Covid-19 et cette ville, ce territoire porte les morsures de celui-ci. Lorsqu'on engage une guerre, on s'y engage tout entier, on s'y mobilise dans l'unité. Je vois dans notre pays les facteurs de division, les doutes, toutes celles et ceux qui voudraient aujourd'hui fracturer le pays alors que nous ne devons avoir qu'une obsession : être unis pour combattre le virus.  J’en appelle à cette unité, à cet engagement : être unis.  Vous avez un Gouvernement qui est à la tâche, œuvrant pour trouver les solutions et se battant. Le ministre de la Santé reviendra dans les prochains jours, comme il l'a déjà fait et comme il le fait constamment sur les sujets les plus sensibles, en toute transparence. Le sujet des masques, des respirateurs, des tests et des traitements pour apporter toutes les explications, toutes les demandes d'informations légitimes, mais sans que nous ne cédions à aucune forme de division sans que jamais nous ne céderons au flot de fausses informations. Nous n'avons qu'une priorité : battre le virus.

La Nation tout entière est mobilisée. Mobilisation d'abord des services de l'Etat, qui est totale, et ici, dans le Grand-Est depuis le début. Sur le plan sanitaire, d'abord, tout est mis en œuvre pour que le service, nos services de santé puisse faire face à la vague. L'Agence régionale de santé a lancé très tôt un appel au volontariat des personnels soignants. Plus de 1 000 engagés ont répondu présent dans la région, dont 250 ici à Mulhouse. Une organisation s'est mise en œuvre consistant à déprogrammer les opérations qui n'étaient pas urgentes pour libérer des lits, mobilisant le secteur privé, faisant jouer toute la solidarité entre l'hôpital, le secteur privé et la ville. Les respirateurs sont arrivés, d'autres hôpitaux, des Armées. Un déploiement complet a été fait. Nous avons ici, dans cette région, mis en place une organisation, une méthode inédite qui sera répliquée partout où elle sera utile. 

Solidarité aussi nationale qui joue à plein. Plusieurs transferts ont été organisés vers des régions moins touchées. Une trentaine de patients ont ainsi été conduits dans d'autres hôpitaux de la région. Trois opérations menées par les Armées ont permis de transférer 18 patients vers d'autres régions. Et demain, un train médicalisé sera affrété pour transférer une vingtaine de patients à nouveau. La mobilisation de nos systèmes de santé est totale. Je veux saluer tous les personnels de l'hôpital, des hôpitaux de la région, mais aussi tous les médecins de ville que j'ai croisé tout à l'heure et avec qui j'ai pu discuter, et l'ensemble du secteur sanitaire, médico-social et social.

Mobilisation aussi de tous les services de l'Etat. Je veux saluer les préfets qui, aux côtés des responsables sanitaires, se sont mobilisés pour assurer la continuité des services publics. Tous les services de l'Etat sont mobilisés, nos policiers, nos gendarmes, nos douaniers, l'ensemble de nos fonctionnaires, nos enseignants, à qui aussi je veux dire merci car ils continuent de s'occuper de notre jeunesse de manière physique pour les enfants de nos personnels soignants mais de tous les autres aussi, sans relâche. Je veux ici aussi remercier l'ensemble des collectivités locales, la région, le département, l'agglomération et la ville et l'ensemble de leurs personnels qui n'ont cessé d'être également au front.

Enfin, je veux remercier nos voisins allemands, suisses, luxembourgeois, qui ont pris en charge une trentaine de patients lourds, comme nous l'avons fait il y a quelques semaines pour nos voisins italiens. C'est cela aussi l'Europe, la vraie, cette solidarité. 

Ici, dans cette première région si lourdement touchée, cette mobilisation a été exemplaire. L'organisation a permis collectivement de nous améliorer pour apporter une réponse indispensable. Ici, nous avons fait bloc pour soigner, pour sauver. C'est en activant tous les leviers de la solidarité et en faisant bloc que nous pourrons faire face en Corse, où la situation est déjà très difficile, puis demain, dans les Hauts-de-France, en Bourgogne-Franche-Comté, en Île-de-France, en Outre-mer aussi, où des situations extrêmement tendues sont en train d'arriver. Dans chacun des territoires que je viens d'évoquer, la situation, chaque jour, est plus difficile et c'est la même organisation qui se met en place. Elle se met en place aussi parce qu'une formidable mobilisation nationale est là, et je veux vous en féliciter et vous en remercier, mes chers compatriotes. La réserve sanitaire d'abord, avec plus de 40 000 inscrits, permet d'apporter des bras, des soutiens à des femmes et des hommes qui se réengagent pour aider. Plus de 100 000 d'entre vous se sont engagés sur la plateforme "Je veux aider" pour là aussi, à leur manière, avec leurs moyens, apporter une aide au milieu de cette crise. C'est cette France fraternelle qui nous permettra de tenir et de vaincre.

Mais derrière cette organisation, il y a toujours et avant tout les femmes et les hommes. Je suis ici à Mulhouse, à leurs côtés, pour leur rendre hommage. Dans cette guerre, il y a en première ligne l'ensemble de nos soignants, qu'ils interviennent à l'hôpital, en ville, dans les EHPAD, dans nos établissements accueillant des personnes en situation de handicap, dans les services à domicile, qu'ils soient médecins, infirmiers, ambulanciers, pharmaciens, aides-soignants. Tous sont en première ligne. Les yeux sont cernés, la fatigue est présente. L'angoisse est là pour eux-mêmes, pour leurs collègues, pour leur famille. Je l'ai vu aujourd'hui avec beaucoup de force. La Nation tout entière est derrière eux, reconnaissante. Elle rend hommage chaque jour. Elle est à leurs côtés à chaque instant. Avec un courage exceptionnel, ils font face. Ils sauvent des vies. Ils font tout ce qui est en leur pouvoir. Nous serons là aussi au rendez-vous de ce que nous devons, au-delà de cette reconnaissance et du respect. J'ai demandé au gouvernement d'apporter une réponse claire et forte de court terme pour l'ensemble des personnels soignants comme pour l'ensemble des fonctionnaires mobilisés, afin de majorer les heures supplémentaires effectuées sous forme d'une prime exceptionnelle pour pouvoir accompagner financièrement cette reconnaissance. Mais plus largement, nos soignants qui se battent aujourd'hui pour sauver des vies se sont hier battus, souvent pour sauver l'hôpital, notre médecine. Beaucoup a été fait, sans doute pas suffisamment vite, pas suffisamment fort. L’engagement que je prends ce soir pour eux et pour la nation toute entière c’est qu’à l’issue de cette crise un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières sera construit pour notre hôpital. C’est ce que nous leur devons, c’est ce que nous devons à la Nation. Cette réponse sera profonde et dans la durée.

Je veux aussi saluer l’ensemble des femmes et des hommes qui sont en deuxième ligne et qui permettent à nos soignants de soigner, et au pays de continuer à vivre. Ce sont les femmes et les hommes qui transportent, qui hébergent, qui dépannent, qui nettoient, qui réparent. Ce sont nos agriculteurs, ce sont l’ensemble des femmes et des hommes qui sont dans le secteur de l’alimentation, des commerces de première nécessité, ce sont nos livreurs, nos caissiers et nos caissières, c’est tout ce peuple travailleur de France qui se bat, qui, je le sais, parfois, est angoissé, souvent pour eux-mêmes et leurs familles, mais permet au pays de vivre. Je veux ce soir avec beaucoup de force les remercier et leur apporter tout le soutien de la Nation. Je sais les attentes qu’il y a là aussi pour être mieux protégé et le gouvernement fera le maximum pour apporter toutes les réponses avec les contraintes qui sont les nôtres, toujours en transparence. Vendredi, je rassemblerai l’ensemble des partenaires sociaux et un très gros travail a été fait ces derniers jours pour, secteur par secteur, apporter les meilleures réponses pour organiser le travail, pour mieux protéger au travail. Je veux remercier l’ensemble des employeurs de tous ces secteurs qui ont beaucoup fait là aussi pour que la nation continue à vivre. Cette deuxième ligne est indispensable et je veux remercier tous nos compatriotes qui, avec courage, chaque jour, permettent au pays de continuer à vivre dans ce contexte. Leur travail, leur engagement, leur courage sont aussi notre fierté.

Et il y a la troisième ligne, celles et ceux qui peuvent télétravailler ou rester à la maison, arrêter leur activité pour un temps ou qui y sont contraints parce que le secteur d’activité a fermé et qui contribuent aussi à l’effort de la Nation en restant chez eux, en respectant les règles de confinement qui ont été édictées par le gouvernement, en réduisant les contacts, en luttant contre la propagation du virus. Je vous remercie, mes chers compatriotes, de cette part que vous prenez à l’effort collectif. Elle est indispensable, pour protéger notre système de santé, pour ralentir ce virus et protéger l’ensemble de nos soignants, de nos réanimateurs, pour permettre de sauver un maximum de vies, pour protéger aussi nos aînés et les plus fragiles.

Chacun a un rôle, et dans ce contexte nos armées ont un rôle et je veux les en remercier, et je terminerai par là. Nos armées sont déjà mobilisées comme ici, à Mulhouse, avec cet hôpital de campagne dans lequel je viens de me rendre et par la mobilisation aussi du service de santé dans son intégralité. Cet hôpital a été monté dans des délais records par le service de santé et l’armée de terre. Les 5 hôpitaux d’instruction des armées sont aussi mobilisés, où des malades sont déjà pris en charge. Des opérations de transport sanitaire aérien et maritime ont déjà été réalisées par des avions ravitailleurs, dont les opérations Morphée de l’armée de l’air, le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre, d’autres missions de soutien encore. Partout, je le sais, nos militaires sont prêts et déterminés.

Nous sommes en guerre et face à ce qui se profile, ce pic de l'épidémie qui est devant nous, j'ai décidé, sur proposition de la ministre des Armées et du chef d'état-major des Armées, de lancer l'opération Résilience. Cette opération, distincte de l'opération Sentinelle qui continue de se concentrer sur la lutte contre le terrorisme quant à elle, cette opération Résilience sera entièrement consacrée à l'aide et au soutien aux populations ainsi qu'à l'appui aux services publics pour faire face à l'épidémie de Covid-19 en métropole et en outre-mer, en particulier dans les domaines sanitaire, logistique et de la protection. Dans ce cadre, j'ai d'ores et déjà décidé de déployer immédiatement le porte-hélicoptères amphibies Mistral dans le sud de l'Océan Indien et à partir de début avril le porte-hélicoptères Dixmude ira se positionner dans la zone Antilles Guyane en soutien de nos territoires ultramarins. 

Mes chers compatriotes, Mesdames, Messieurs, je reviendrai dans quelques jours faire un point complet de la situation, vous dire les décisions prises pour les semaines à venir et les décisions plus profondes que j'entends prendre pour la nation. Mais ce soir je voulais être là, aux côtés de nos soignants, aux côtés de nos armées, aux côtés de nos malades, pour dire que toute la Nation est engagée, engagée dans ce combat. Chacun a un rôle à y jouer, chaque citoyen, parce que la Nation française est un bloc et parce que dans cette guerre nous devons faire bloc, être unis, fiers et reconnaissants pour le rôle de chacun et tenir l'unité et le courage nous permettront de vaincre. Nous ne sommes qu'au début mais nous tiendrons.

Nous tiendrons parce que nous ne cèderons rien. Nous tiendrons parce que nous en avons la force. 

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Paris: Décès de Manu Dibango, le communiqué de l'Elysée !

Freddy Mulongo-Manu Dibango 6.jpg, mar. 2020



Palais de l’Élysée, le mardi 24 mars 2020

 

 

COMMUNIQUÉ

 

La musique mondiale a perdu un géant. Manu Dibango, saxophoniste, compositeur, passeur de rythmes et lanceur de tubes, était l’un de ces musiciens virtuoses et généreux dont le talent ne connaissait pas de limites : ses créations ont fait danser plusieurs générations, plusieurs continents. Il est hélas l’une des premières personnalités mondiales à succomber à la pandémie du Covid-19.

 

C’est à Douala au Cameroun qu’Emmanuel Dibango a vu le jour en 1933. Au temple protestant où sa mère est chef de chœur, il apprend à vocaliser sur Bach et Haendel et à caresser les cordes sous la bienveillante férule d’un oncle guitariste. En 1949, il a 15 ans lorsqu’il arrive en France pour faire ses études, avec 3 kilos de café dans ses bagages pour payer un premier mois d’accueil à ses hôtes. Mais, assez vite, la musique le tire loin des manuels scolaires. Un enseignant lui fait découvrir le piano, puis un ami, Francis Bebey, qui deviendra lui aussi une grande figure de la musique camerounaise, l’initie au jazz et au saxophone, son instrument-roi.

 

De Paris à Bruxelles, de caves en cabarets, il fréquente la diaspora afro-caraïbéenne et la bouillonnante scène jazz de l’après-guerre. Il rencontre bientôt Joseph Kabaselé, alias « Grand Kallé », le père de la rumba congolaise et le créateur de l’un des hymnes des indépendances africaines, Indépendance Tcha-tcha, qui l’embauche comme saxophoniste dans son orchestre African Jazz. Installé pour un temps à Léopoldville au Congo, Manu Dibango débute alors une carrière en solo, se fait connaître avec « Premier twist à Léo », et ouvre son propre club de musique, le Tam-Tam.

 

Revenu en France avec un répertoire qui s’est enrichi au fil de ses pérégrinations et de ses rencontres, qui s’est ouvert à la soul et au funk, il travaille avec quelques-unes des plus grandes vedettes de l’époque : Dick Rivers, Nino Ferrer, Mike Brant. A la fin des années 1960, il est le premier à faire jouer des artistes africains pour une émission de télévision française, Pulsations, dont il signe le générique en live avec son big band.

 

Manu Dibango se riait des frontières : il sautait d’un continent à l’autre, d’une culture à l’autre, d’un genre à l’autre, d’un instrument à l’autre – il les maîtrisait presque tous – pour créer une musique universelle, qui était à la fois africaine et caraïbéenne, américaine et européenne, mais qui était surtout chaloupée, entrainante et joyeuse. À chaque album, il inventait de nouveaux rythmes de joie, des mélodies du bonheur.

 

C’est avec un tube funk en diable, « Soul Makossa », qu’il avait accédé à une renommée internationale. Un hymne à la danse et au mélange qui n’était à l’origine que la face B d’un 45-tours sorti à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations de 1972, et qui est devenu, par un improbable cheminement d’admirations et de reprises, un hymne mondial dont le succès ne se dément pas : découvert par les pionniers new-yorkais du Disco, pillé par les plus grandes stars, cité, repris, il est joué et rejoué depuis près de cinquante ans.

 

Infatigable musicien voyageur, il a fait résonner son art virtuose sur les scènes de France et de Belgique, aux États-Unis, en Amérique Latine, en Côte d’Ivoire où il a un temps dirigé l’Orchestre de la Radio-télévision ivoirienne. Apôtre d’une musique où les artistes du monde entier dialoguent ensemble sur un pied d’égalité, Manu Dibango n’a jamais cessé de jeter des ponts, d’inventer des hybridations nouvelles, de susciter des rencontres, collaborant tour à tour et parfois en même temps avec Youssou N’Dour, Angélique Kidjo, Peter Gabriel, Sting, Serge Gainsbourg, Herbie Hancock ou Fela Kuti.

 

Avec le temps, celui qu’on surnommait « Papa Groove » était devenu « Papy groove », mais il n’avait jamais perdu son énergie et son enthousiasme : il était encore en tournée en France et à travers le monde l’an dernier, à l’occasion de ses 60 ans de carrière avec son « Safari symphonique », où s’entrelaçait harmonieusement le jazz et la musique classique.

 

Manu Dibango était aussi une voix, grave, engagée, qui savait se faire entendre pour célébrer les indépendances, pour dénoncer le racisme et l’apartheid, pour combattre partout les injustices, et pour célébrer cette Afrique dont il était l’un des fils les plus connus. En 1994, il en avait même pris le visage, sur la pochette de son album Wakafrica, auquel il avait fait participer les plus grandes stars du continent.


Immense musicien, il était aussi une figure d’humaniste universelle qui, par-delà les frontières géographiques et les styles musicaux, semait à foison la générosité et la joie. 

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jeudi 26 mars 2020

RDC: Quel héritage de Me Jean-Joseph Mukendi au Congo ? Son neveu Angwalima Tshilombo Tshintuntu catapulté sur le trône du Congo!

RDC: Quel héritage de Me Jean-Joseph Mukendi au Congo ? Son neveu Angwalima Tshilombo Tshintuntu catapulté sur le trône du Congo!

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Me Mukendi jean Joseph 4.jpg, mar. 2020


Personne à risque, il était allé en France pour un check-up et a, par la même occasion, contracté le Covid-19, d'après les membres de sa famille. A son retour à Kinshasa, les difficultés respiratoires ont commencé et le Coronavirus l'a emporté. Si sur le plan humain, Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba a été sympathique, courtois voire respectable et respecté. Sur le plan Congo, notre pays, son héritage est monstrueux. Election du 30 décembre 2018: Accompagné d'une quarantaine d'avocats, Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba est allé à la Cour Constitutionnelle défendre le putsch électoral de son neveu Angwalima Tshilombo, faussaire, fraudeur, tricheur, imposteur, usurpateur, traître et collabo pour en faire Président Nommé de la République démocratique du Congo. Quelle monstruosité ! Il nous laisse à la tête du pays, un nullard-médiocre et incapacitaire Angwalima Tshilombo, pseudo président étiquette, qui ne contrôle et dirige rien. Il est le pantin, marionnette et masque d'Alias Kabila qui l'a nommé. Bénéficiaire d'une Nomination Électorale est un Tshintuntu-Tshifueba, rien de plus.

Emporté par le coronavirus, Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba allait sur ses 74 ans. Il était le chef par intérim du conseil consultatif juridique de son neveu à la présidence usurpée.

Freddy Mulongo-Me Mukendi jean Joseph 5.jpg, mar. 2020

Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba est l'homme orchestre des négociations secrètes et occultes entre l'Udps et le régime d'occupation et d'imposture d'Alias Kabila à Venise, Ibiza, Paris, Bruxelles et Kinshasa. Le tweet de Néhémie Mwilanya sur le FCC-Officiel est révélateur : "Me Mukendi fut un des artisans du dialogue de Venise, entre l’Udps et la MP en 2015. Il a contribué, à la mise en place d'un processus électoral apaisé. Sincères condoléances à sa famille biologique,à sa famille politique et à l'ordre national des avocats".

Néhémie Mwilanya Wilondja, coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC) n'est rien d'autre que l'ancien directeur de cabinet d'Alias kabila et son bras droit. Donc l'homme de kingakati remercie Me Mukendi à travers son homme de main , néhémie Mwilanya pour l'avoir aidé à demeurer deux années de plus, en toute illégitimité et impunité alors qu'il était fin mandat depuis 2016.

Donc pendant que le peuple congolais décriait le régime d'occupation et d'imposture d'Alias Kabila. Pendant que le peuple congolais était massacré dans la rue pour avoir réclamé l'instauration de la démocratie...pendant que les jeunes Rossy Mukendi, Thérése kapangala que les prêtres étaient dénudés dans des paroisses...Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba étaient chef de délégation de l'Udps, dans des palaces à Ibiza, Venise, Paris, Bruxelles entrain de négocier avec des tortionnaires du régime d'Alias Kabila !

Grand avocat respecté ? Pour son ventre et sa famille, pas pour le Congo. Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba a contribué à ce que le Congo est aujourd'hui. Après 18 ans, d'un homme qui arrivé au Congo avec ses bottes de jardinier et sa kalachnikov en bandoulière: Alias Kabila ! Nous voilà avec un ancien distributeur des prospectus et pizzaïolo à la tête du pays. Simplement parce qu'Angwalima Tshilombo est son neveu. La fibre tribale y est pour quelque chose.

Pourquoi Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba qui s'est ramené avec une cohorte d'avocats, pour montrer sa puissance n'a-t-il pas pensé un seul instant de confier le pays à l'un de ses avocats ?

A 74 ans, il s'attendait à être nommé Président de la Cour Constitutionnelle afin de préparer et pérenniser la fraude électorale de son neveu. C'est pourquoi donc que Kabunda wa Kabunda, le Kasaïen faux Katangais déclarait qu'Angwalima Tshilombo sera président du Congo jusqu'au retour du Christ ? Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba était donc l'homme orchestre de cette machination contre la République ? Coronavirus est passé avant, on ne saura jamais tout ! 

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jeudi 19 mars 2020

RDC: COVID-19, Angwalima Tshilombo se moque du peuple congolais, il doit démissionner !

RDC: COVID-19, Angwalima Tshilombo se moque du peuple congolais, il doit démissionner !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-FelixTshilombo 341.jpg, mar. 2020


La République démocratique du Congo vivait déjà sous le coronavirus de la misère, pauvreté, malnutrition, corruption généralisée, de l'insalubrité, des bébés prisonniers dans les hôpitaux et centres de santé, des hold-up électoraux, des voyages interminables du Magellan national, des conseillers pléthoriques et incapacitaires à la présidence de la République, des politicailleurs-ventriotes, des kulunas cravatés, des Miyibicrates...

Mais le COVID-19 est foudroyant. Il n'a pas de passeport, n'a pas de traitement, il est redoutable et tueur.

Dans un pays comme la RDC qui souffre du délestage, l'électricité étant une denrée rare, voilà qu'Angwalima Tshilombo s'est fait attendre. Imposteur et usurpateur, Monsieur 15%, Tshilombo le fameux fils Tshisekedi est passé à 22 heures sur les Antennes de la RTNC alors qu'il était attendu à 20 heures. De qui se moque-t-il ? Ce président nommé et non élu, n'a pas aucun respect pour notre peuple.

Contrairement en Europe, où ils ont des médias publics, Angwalima Tshilombo devrait mixer et mobiliser tous les médias de la République: télévisions, Radios commerciales, Radios communautaires et Radio Okapi pour que le message contre le Covid-19 atteigne la majorité de notre peuple, dans les coins et recoins de toute la République. Il devrait passer son allocution dans la journée et ne devrait pas attendre 14 cas de coronavirus pour se prononcer.

Puisque le coronavirus ne s'est pas encore transmis d'un Congolais à un autre compatriote au niveau du pays, qu'il faut rester laxiste. Dès que les Etats-Unis, la France, l'Allemagne...ont commencé à fermer leurs frontières et à prendre des mesures fortes, il fallait les emboîter le pas et ne pas attendre. Il faut sensibiliser à tout va, surtout sur les mesures d'hygiènes à observer.

Des mesurettes d'Angwalima Tshilombo ne feront pas avancer le Schmilblick: interdiction de rassemblement de plus de 20 personnes, toutes activités sportives, deuils en salle ou domicile. Fermetures de : bars, boîtes, terrasses, plus écoles et universités dès ce jeudi 19/03. Tous les lieux de cultes fermés pour 4 semaines.

Pas un mot pour ses voyages ruineux pour les caisses de l'Etat. Sera-t-il confiné au pays pour les 4 semaines ? Pas un mot pour les marchés, le peuple congolais vit avec -1 dollar par jour, il se débrouille. Si les mamans ne vont pas au Wenze que vont devenir les enfants ? Comment peut-on interdire le rassemblement de 20 personnes alors que dans les transports en commun, il y a plus de 40 voire 50 personnes. Pas un mot sur les transports publics.

Les Congolais n'ont pas l'eau qui coule au robinet, mais l'hygiène passe par l'eau. Le gouvernement de Tshilombo va-t-il organiser la distribution d'eau dans des quartiers pour des familles ?

Pas un mot sur un budget spécial pour faire face à tout ça.

Depuis janvier 2020 une épidémie de Coronavirus COVID-19 (ex 2019-nCoV) s’est propagée depuis la Chine.

Qu’est-ce que le Coronavirus COVID-19 ?

Les Coronavirus sont une grande famille de virus, qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des Coronavirus) à des pathologies plus sévères comme le MERS-COV ou le SRAS.

Le virus identifié en janvier 2020 en Chine est un nouveau Coronavirus. La maladie provoquée par ce Coronavirus a été nommée SARS-CoV-2. par l’Organisation mondiale de la Santé - OMS.
Depuis le 11 mars 2020, l’OMS qualifie la situation mondiale du COVID-19 de pandémie ; c’est-à-dire que l’épidémie est désormais mondiale.

Quels sont les symptômes du Coronavirus COVID-19 ?

Les symptômes principaux sont la fièvre ou la sensation de fièvre et des signes de difficultés respiratoires de type toux ou essoufflement.

Comment se transmet le Coronavirus COVID-19 ?

La maladie se transmet par les gouttelettes (sécrétions projetées lors d’éternuements ou de la toux). On considère donc qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux, d’un éternuement ou une discussion en l’absence de mesures de protection. Un des autres vecteurs privilégiés de la transmission du virus est le contact des mains non lavées.
C’est donc pourquoi les gestes barrières et les mesures de distanciation sociale sont indispensables pour se protéger de la maladie.

Quels sont les symptômes du Coronavirus COVID-19 ?

Les symptômes principaux sont la fièvre ou la sensation de fièvre et des signes de difficultés respiratoires de type toux ou essoufflement.

Existe-t-il un vaccin ?

Il n’existe pas de vaccin contre le Coronavirus COVID-19 pour le moment. Plusieurs traitements sont en cours d’évaluation en France, en lien avec l’OMS pour être utilisés contre le Coronavirus COVID-19. Dans l’attente, le traitement est symptomatique.

En France, les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et uniquement à condition d'être munis d'une attestation pour :

-Se déplacer de son domicile à son lieu de travail dès lors que le télétravail n’est pas possible ;
-Faire ses achats de première nécessité dans les commerces de proximité autorisés ;
-Se rendre auprès d’un professionnel de santé ;
-Se déplacer pour la garde de ses enfants ou pour aider les personnes vulnérables à la stricte condition de respecter les gestes barrières ;
-Faire de l’exercice physique uniquement à titre individuel, autour du domicile et sans aucun rassemblement. Pour une urgence sanitaire planétaire, prendre son temps.

Angwalima Tshilombo limite ses mesurettes à la prise en charge de ceux qui sont testés positif au coronavirus et les autres ? C'est la prise de tout le peuple congolais qui est exigé. Non seulement, il prend des mesurettes en retard en plus, c'est du gnongnon comme mesures.

A quoi sert cette présidence usurpée ? Tshilombo doit démissionner! A-t-il volé le destin du peuple congolais pour se pavaner au lieu de travailler pour lui ? Il doit démissionner. Tshilombo dégage !

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dimanche 15 mars 2020

Message du Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres sur le Coronavirus-Covid 19 !

Message du Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres sur le Coronavirus-Covid 19 !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Antonio Guterres.jpg, mar. 2020


Chers amis,

Les bouleversements causés par le coronavirus - COVID 19 - sont tout autour de nous.

Je sais que vous êtes nombreux à être anxieux, inquiets, déconcertés.

C’est bien normal.

Nous sommes face à une menace sanitaire sans précédent.

Le virus se propage... le danger grandit... et nos systèmes de santé, nos économies et notre vie quotidienne sont mis à rude épreuve.

Les plus vulnérables sont les plus touchés, en particulier les personnes âgées et celles et ceux qui ont des problèmes de santé préexistants, qui n’ont pas accès à des soins de santé fiables, ou qui vivent dans la pauvreté ou la précarité.

Les retombées sociales et économiques de la pandémie et du ralentissement de l’économie toucheront la plupart d’entre nous pendant plusieurs mois.

Mais la propagation du virus atteindra un pic. Nos économies se relèveront.

D’ici-là, nous devons agir ensemble pour ralentir la propagation du virus et prendre soin les uns des autres.

Soyons prudents mais ne paniquons pas. Laissons parler la science et luttons contre la stigmatisation.

Même si la situation a été qualifiée de pandémie, c’est une situation que nous pouvons (encore) maîtriser.

Nous pouvons ralentir la transmission, prévenir l’infection et sauver des vies.

Mais cela implique plus que jamais d’agir sur le plan personnel, aux niveaux national et international.

Le COVID 19 est notre ennemi commun.

Nous devons déclarer la guerre à ce virus.

les pays doivent passer à la vitesse supérieure, intensifier et élargir leur mobilisation.

En appliquant des stratégies de confinement efficaces.

En activant et en améliorant les systèmes d’intervention d’urgence.

En augmentant considérablement la capacité de dépistage et les soins aux patients.

En préparant les hôpitaux, en veillant à ce qu’ils aient les installations, le matériel et le personnel nécessaire.

Et en mettant au point des interventions médicales qui sauvent des vies.

Chacun et chacune d’entre nous a une responsabilité.

Celle de suivre les conseils médicaux et de prendre les mesures simples et pratiques que recommandent les autorités sanitaires.

En plus d’être à l’origine d’une crise de santé publique, le virus est aussi un fléau pour l’économie mondiale.

Les marchés financiers sont durement touchés par l’incertitude.

Les chaînes d’approvisionnement mondiales sont perturbées.

L’investissement et la demande des consommateurs ont chuté - et le risque de récession mondiale est réel et ne cesse de grandir.

Les économistes des Nations unies estiment que le virus pourrait coûter à l’économie mondiale au moins 1 000 milliards de dollars cette année - et peut-être bien plus.

Aucun pays ne peut faire cavalier seul.

Plus que jamais, les gouvernements doivent coopérer pour revitaliser les économies ... accroître les investissements publics ... stimuler le commerce ... et assurer un soutien ciblé aux personnes et aux communautés les plus touchées par la maladie ou les plus vulnérables aux conséquences économiques néfastes qu’elle entraîne – notamment les femmes, qui assument souvent une part disproportionnée des soins.

Chers amis,

La pandémie met en évidence à quel point tous les êtres humains sont interdépendants.

Toutes et tous, nous partageons la responsabilité de prévenir la propagation du COVID-19.

Le système des Nations unies - y compris l’Organisation mondiale de la Santé - est pleinement mobilisé.

En tant que membres de la famille humaine, nous travaillons 24 heures sur 24 avec les gouvernements, nous communiquons des directives internationales et nous aidons le monde à faire face à cette menace.

Nous sommes tous concernés - et c’est ensemble que nous surmonterons cela.

Merci à toutes et à tous.

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vendredi 13 mars 2020

RSF se joint à plus de 120 médias et journalistes d’Afrique de l’Ouest pour demander la libération d’Ignace Sossou

RSF se joint à plus de 120  médias et journalistes d’Afrique de l’Ouest pour demander la libération d’Ignace Sossou

Freddy Mulongo-Ignace Sossou.png, mar. 2020


Deux mois et demi après son arrestation et sa condamnation à 18 mois de prison ferme et alors que les preuves de son innocence ont été rendues publiques depuis plusieurs semaines, le journaliste béninois Ignace Sossou est toujours en prison et son procès en appel n’a pas débuté. Dans une tribune commune inédite à laquelle se joint Reporters sans frontières (RSF), plus d’une centaine de médias et journalistes d’Afrique de l’Ouest demandent sa libération. 

Edit linkDéjà 84 jours qu’Ignace Sossou est incarcéré à Cotonou, la capitale du Bénin. Pourtant, “tout le monde a aujourd’hui la preuve sonore et écrite que les propos tenus n’ont pas été tronqués par le journaliste embastillé”, écrivent dans une tribune commune publiée ce vendredi 13 mars par plus de 120 médias et journalistes d’Afrique de l’ouest auxquels se joint RSF. 

Le journaliste d’investigation et directeur de production de Bénin Web TV, a été condamné le 24 décembre 2019 à 18 mois de prison ferme pour “harcèlement par le biais de moyens de communication électronique”. Il avait été interpellé quatre jours plus tôt après avoir relayé sur les réseaux sociaux des propos du procureur de la République du Bénin tenus au cours d’un atelier de travail organisé par l’agence française de développement médias (CFI). La publication des déclarations exactes du procureur, révélées par un communiquéde l’agence française le 2 janvier, a permis d’établir très clairement que le journaliste a repris mot pour mot les expressions utilisées par le magistrat au cours de cet atelier, sans aucunement détourner le sens du message exprimé. 

Cet élan de soutien de la part des médias et journalistes ouest africains est le témoignage d’une grande préoccupation pour les professionnels de l’information dans la région, estime Assane Diagne, directeur du bureau Afrique de l’ouest de RSF. Pour la première fois au sein de la Cédéao, un journaliste est condamné et emprisonné pour avoir relayé sur les réseaux sociaux des propos d’intérêt public qui ont bien été tenus. Il est emprisonné pour avoir fait son métier.”

“Deux mois et demi après sa condamnation et alors que chacun a pu constater que ce journaliste n’avait commis aucune infraction, il est difficile de comprendre qu’aucun procès en appel ne se soit ouvert afin qu’il puisse être libéré, déclare Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF. Comme le soulignent les rédactions et journalistes signataires de cette tribune, la détention de ce journaliste concerne et choque bien au-delà du Bénin. Trois tweets citant une personnalité publique ne devraient pas pouvoir conduire un journaliste en prison. Sa libération devrait être une priorité pour les autorités.”

Le Bénin occupe la 96e position sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2019.

LIRE LA TRIBUNE

SIGNATAIRES

Médias 

  1. Abidjan.net (Côte d’Ivoire)

  2. aCotonou.com (Bénin)

  3. Africafullsuccess.com (Togo)

  4. Africaguinee.com (Guinée)

  5. Al Akhbar Info (Mauritanie)

  6. Bénin Web TV (Bénin)

  7. Dépêches du Mali (Mali)

  8. Eburnie Today (Côte d’Ivoire)

  9. Faso.net (Burkina Faso)

  10. Front Page Africa (Liberia)

  11. Guineematin.com (Guinée)

  12. Icilome.com (Togo)

  13. Igfm.sn (Sénégal)

  14. Impact.sn (Sénégal)

  15. Journaldumali.com (Mali)

  16. Kunafoni.com (Mali)

  17. L’Alternative (Togo)

  18. L’Éléphant Déchaîné (Côte d’Ivoire)

  19. L'Événement (Burkina Faso)

  20. L’Investigateur (Mali)

  21. L’Observateur Paalga (Burkina Faso)

  22. Le Challenger (Mali)

  23. Le Flambeau des Démocrates (Togo)

  24. Le Quotidien de Nouakchott (Mauritanie) 

  25. La Lance (Guinée)

  26. Le Challenger (Mali)

  27. Le Lynx (Guinée)

  28. Lemediacitoyen.com (Côte d’Ivoire)

  29. LeReflet.net (Mauritanie) 

  30. Le Temps (Côte d’Ivoire)

  31. Le Populaire (Guinée)

  32. LG Infos (Côte d’Ivoire)

  33. L’Infodrome (Côte d’Ivoire)

  34. L’Intelligent d’Abidjan (Côte d’Ivoire)

  35. L’Inter (Côte d’Ivoire)

  36. L'Observateur (Guinée)

  37. Mali24.info (Mali)

  38. Maliactu.net (Mali)

  39. Malivox.net (Mali)

  40. Malizoom.net (Mali)

  41. Matin Libre (Bénin)

  42. Medianiger.info (Niger)

  43. Nord Sud Quotidien (Bénin)

  44. Observateur Paalga (Burkina Faso)

  45. Ouestaf.com (Sénégal)

  46. Pressafrik.com (Sénégal)

  47. Sahelien.com (Mali)

  48. Seneweb.com (Sénégal)

  49. Sidwaya (Burkina Faso)

  50. Soir Info (Côte d’Ivoire)

  51. Tahalil Hebdo (Mauritanie)

  52. The Point (Gambie)

  53. Togoonair.com (Togo)

  54. Togo Top News (Togo)

Organisations

  1. AfricTivistes 

  2. Association des professionnels de la presse en ligne - APPEL

  3. NJEPAG-Niger 

  4. CENOZO 

  5. Collectif #DATAGUEULE

  6. Disclose

  7. Nothing2Hide

  8. Réseau 3i 

  9. SYNPICS 

  10. UNALFA

  11. UNJCI

 

Journalistes 

  1. Mohamed ABDOU, blogueur, Alkachiv (Mauritanie)

  2. Charlemagne, ABISSI, Directeur général Groupe Savane Médias (Burkina Faso)

  3. Directeur général Groupe Savane Médias

  4. Aché ADOUM ATTIMER – Journaliste, porteuse du projet « Stopblabla » (Tchad)

  5. Manféi ANDERSON DIÉDRI  - Rédacteur en chef, eburnietoday.com (Côte d’Ivoire)

  6. Moussa AKSAR - Président de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation, CENOZO (Niger)

  7. Ferdinand AYITÉ – Journaliste, L’Alternative (Togo)

  8. Sileye BA – Journaliste indépendant (Mauritanie)

  9. Stéphane BAHI – Directeur de publication, L’Éléphant Déchaîné (Côte d’Ivoire)

  10. Jean-Claude COULIBALY, président de l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI)

  11. Vamara COULIBALY – Directeur général, Soir Info, L’Inter et L’Infodrome (Côte d’Ivoire)

  12. Marc BOUCHAGE – Journaliste indépendant (France) 

  13. Arnaud Paul DEGUENON – Journaliste, Bénin Web TV (Bénin)

  14. Pie DELORE NESMON - Rédactrice en chef lemediacitoyen.com (Côte d’Ivoire)

  15. David DEMBÉLÉ - Rédacteur en chef, Dépêches du Mali (Mali)

  16. Assane DIAGNE, directeur du bureau Afrique de l’Ouest de RSF (Sénégal)

  17. Souleymane DIALLO - PDG, Groupe Lynx (Guinée)

  18. Ramata DIAOURÉ - Secrétaire de rédaction, Journal du Mali, correspondant RSF (Mali)

  19. Momar DIENG - Fondateur, Impact.sn (Sénégal)

  20. Hélène DOUBIDJI – Directrice Média, Togotopnews.com (Togo)

  21. Chiaka DOUMBIA - Directeur de publication, Le Challenger, Secrétaire exécutif du Réseau malien des journalistes d’investigation RMJI (Mali)

  22. Cheikh Fall - Président, AfricTivistes (Sénégal)

  23. Modibo FOFANA - Directeur de publication, Mali24.info, Président de l’APPEL-Mali (Mali)

  24. Yacouba GBANÉ – Directeur de publication, Le Temps et LG Infos  (Côte d’Ivoire)

  25. Guillaume GBATO – Secrétaire général, Syndicat national des professionnels de la presse de Côte d’Ioire, SYNAPPCI (Côte d’Ivoire)

  26. Aliou HASSEYE – Journaliste, Malivox.net (Mali) 

  27. Augustin K. FODOU – Journaliste, Sahelien.com (Mali) 

  28. Ahmadou Bamba KASSE -  journaliste à l’agence de presse sénégalaise (APS), secrétaire général du Syndicat des professionnels de l'information et de la communication du Sénégal (Sénégal)

  29. Isidore KOUWONOU – Journaliste, Icilome.com (Togo)

  30. Sylvain LAPOIX – Journaliste et formateur (France) 

  31. Loïc LAWSON – Journaliste, Le Flambeau des démocrates (Togo)

  32. Julien LE BOT – Journaliste, auteur et réalisateur indépendant (France) 

  33. Ibrahima LISSA FAYE - Directeur de publication, Pressafrik.com, Président de l’APPEL (Sénégal)

  34. Geoffrey LIVOLSI – Journaliste, Disclose (France)

  35. Ali LMRABET – Journaliste (Maroc)

  36. Maimouna LO - Journaliste, TVM (Mauritanie)

  37. Andrea MAGNIM – Journaliste, Togoonair.com (Togo)

  38. Baudelaire MIEU - Journaliste, Bloomberg et Jeune Afrique, correspondant RSF (Côte d’Ivoire)

  39. Daouda MINE - Directeur des supports numériques, Groupe Futurs Médias-GFM (Sénégal)

  40. Joël NIANZOU – Président, Plateforme de la Presse Numérique de Côte d’Ivoire, PNCI (Côte d’Ivoire)

  41. Haiba cheikh  SIDATI – Directeur Exécutif, Al Akhbar Info (Mauritanie)

  42. Isselmou OULD MOUSTAPHA SALIHI – Membre du CENOZO, journaliste indépendant (Mauritanie)

  43. Souleymane OUMAROU BAH - Coordonnateur de l’Association nigérienne des journalistes pour l’éducation à la paix et à la bonne gouvernance, ANJEPAG-Niger (Niger)

  44. Mamadou OURY DIALLO – Journaliste (Guinée) 

  45. Grégoire POUGET – Président et co-fondateur de Nothing2Hide (France)

  46. Pap SAINE – Journaliste, The Point (Gambie)

  47. Moussa SAMBA SY – Directeur de Publication, Le Quotidien de Nouakchott (Mauritanie) 

  48. Gaston SAWADOGO – Journaliste, L’Evènement (Burkina Faso)

  49. Togola Hawa SEMEGA – Journaliste, Kunafoni.com (Mali)

  50. Yamoussa SIDIBÉ - Ancien directeur général de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne-RTG, ancien correspondant de France Télévisions (Guinée)

  51. Rodney Sieh, Directeur de publication de Front Page Africa (Liberia)

  52. Amadou Tidiane SY - Fondateur, Ouestaf.com (Sénégal)

  53. Seydou SYLLA - Directeur de publication, Malizoom.net (Mali)

  54. Daouda T. KONATÉ - Directeur de publication, L’Investigateur (Mali)

  55. Dominique THIERRY – Journaliste, expert en développement média (France)

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mercredi 11 mars 2020

LE CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME DÉBAT DES QUESTIONS RELATIVES AUX MINORITÉS

LE CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME DÉBAT DES QUESTIONS RELATIVES AUX MINORITÉS


Freddy Mulongo, Réveil FM International


Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 17.jpg, mar. 2020

 

 

Il entend en outre la présentation de plusieurs rapports au titre des organes et mécanismes de promotion des droits de l’homme

 

Le Conseil des droits de l'homme a tenu, cet après-midi, un débat interactif avec le Rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités, M. Fernand de Varennes, avant d’entendre la présentation d’une série de rapports au titre du point de l’ordre du jour consacré aux organes et mécanismes de promotion des droits de l’homme. 

 

En début de séance, le Pakistan, la Géorgie, l’Azerbaïdjan, l’Afrique du Sud, le Bangladesh, la République populaire démocratique de Corée, la Turquie et le Japon ont exercé leur droit de réponse au titre du débat général - clos ce matin - sur les situations relatives aux droits de l'homme qui requièrent son attention. 

 

Présentant son rapport, intitulé « Éducation, langue et droits de l’homme des minorités», M. de Varennes a souligné que pour les minorités linguistiques, rien n’est plus essentiel que leur langue : la clef de toute stratégie pour faire respecter les droits des minorités linguistiques est la perpétuation de leur langue, a-t-il insisté.  Il a ensuite rendu compte de la visite qu'il a effectuée en Espagne.  Après avoir salué les mesures prises par les autorités espagnoles pour refléter la diversité linguistique, religieuse et ethnique du pays, de même que les efforts déployés pour reconnaître les contributions inestimables qu’apportent les différentes composantes de la population, y compris les Roms, le Rapporteur spécial a estimé qu’il restait des améliorations à apporter en Espagne, s’agissant notamment de la situation des migrants et de la montée des discours xénophobes à leur encontre.

 

Suite à cette présentation, l’Espagne, en tant que pays concerné, ainsi que le Défenseur du peuple de l'Espagne se sont exprimés, avant que de nombreuses délégations* ne prennent part au débat, à l'issue duquel la Chine a exercé son droit de réponse. 

 

Au titre des organes et mécanismes de promotion des droits de l'homme, le Conseil a entendu les présentations des rapports du Forum sur les questions relatives aux minorités, dont les travaux de la douzième session portait sur « l’Education, la langue et les droits humains des minorités linguistiques »; du Forum social, qui s’est concentré sur les droits relatifs à la jeunesse; de la 26e Réunion annuelle des titulaires de mandat de procédures spéciales; et de la synthèse des consultations menées sur la contribution du Conseil à la prévention des violations des droits de l’homme

 

Le Conseil poursuivra ses travaux demain matin, à 10 heures, pour examiner et adopter les documents finals résultant de l’Examen périodique universel de l’Italie, d’El Salvador, de la Gambie et de la Bolivie. 

 

Les débats de cette quarante-troisième session et l’ensemble des interventions auxquelles ils ont donné lieu peuvent être suivis et réentendus en consultant le site UN Web TV.

 

 

Débat interactif avec le Rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités

 

Le Conseil est saisi du rapport du rapport du Rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités (A/HRC/43/47), intitulé « Éducation, langue et droits de l’homme des minorités», ainsi que de son rapport de mission en Espagne (A/HRC/43/47/Add.1, à paraître en français, et A/HRC/43/47/Add.2réponses de l’État partie).

 

Présentation du rapport

 

M. FERNAND DE VARENNES, Rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités, a d’abord relaté sa visite en Espagne.  Après avoir salué les mesures prises par les autorités espagnoles pour refléter la diversité linguistique, religieuse et ethnique du pays, de même que les efforts pour reconnaître les contributions inestimables qu’apportent les différentes composantes de la population, y compris les Roms, le Rapporteur spécial a estimé qu’il restait des améliorations à faire en Espagne, notamment s’agissant de la situation des migrants et de la montée des discours xénophobes à leur encontre.

 

M. de Varennes a recommandé que la loi espagnole soit modifiée afin d’autoriser l’utilisationdes langues minoritaires dans les démarches pénales, civiles et administratives, outre le castillan.  Il a également appelé à l'élaboration d'une stratégie nationale d'intégration des Roms.

 

Le Rapporteur spécial a regretté que son dialogue constructif avec le Gouvernement espagnol ait été écourté, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme ne l'ayant pas informé que son projet de rapport devait être traduit en espagnol pour que le Gouvernement puisse y répondre.

 

S’agissant de son rapport thématique, le Rapporteur spécial a rappelé que son mandat était clair : il doit formuler des recommandations relatives à l’application de stratégies destinées à protéger les minorités.  Or, pour les minorités linguistiques, rien n’est plus essentiel que leur langue :la clef de toute stratégie pour faire respecter les droits des minorités linguistiques est la perpétuation de leur langue, a insisté M. de Varennes.

 

En particulier, les enfants doivent recevoir un enseignement dans leur langue maternelle, en plus de la langue officielle.  Cela permet non seulement de réduire l’abandon scolaire, mais aussi d’améliorer les résultats scolaires et les connaissances, a expliqué le Rapporteur spécial.  En particulier, les filles appartenant aux minorités ont de biens meilleurs résultats lorsque l’enseignement se fait dans leur langue, a conclu le Rapporteur spécial.

 

Pays concerné

 

Le représentant de l’Espagne a d’abord réaffirmé l’appui de son pays aux procédures spéciales, auxquelles l’Espagne a adressé une invitation permanente.  Mais l’Espagne est déçue de la méthode du Rapporteur spécial, qui applique mécaniquement, à une réalité complexe, une définition purement quantitative de la notion de minorité.  L’Espagne aurait préféré une analyse du contexte, en particulier de l’histoire, qui explique la richesse linguistique et culturelle du pays, ou encore des structures politiques d’autogouvernement créées pour reconnaître cette diversité. 

 

D’autre part, l’Espagne juge particulièrement inacceptable la mention du fait que l’appartenance à une prétendue minorité catalane aurait influencé la sentence prononcée par le Tribunal suprême espagnol le 14 octobre 2019.  Cette accusation très grave apparaît dans le rapport sans aucune information permettant de la démontrer ni de la justifier, a regretté le représentant espagnol :dans ce procès, on a jugé des faits, pas des idées ni des idéologies, a-t-il affirmé. 

 

Le représentant a tenu à rappeler que, depuis le début de l’étape démocratique actuelle, les forces politiques défendant l’indépendance de territoires espagnols sont représentées dans les deux chambres du Parlement, ainsi qu’au sein des gouvernements, des chambres législatives et des municipalités de leurs communautés autonomes respectives. 

 

Le représentant a aussi jugé inacceptable que la version finale du rapport ait été publiée 24 heures seulement avant la présentation devant le Conseil.  Il a déploré que le rapport n’ait pas été remis aux autorités en langue espagnole, une des six langues officielles de l’ONU.  Le représentant a émis des doutes sur la volonté du Rapporteur spécial d’assister son Gouvernement en matière d’amélioration de la situation des droits de l’homme.

 

Le Défenseur du peuple de l’Espagne s’est déclaré lui aussi en total désaccord avec le concept de minorité utilisé par le Rapporteur spécial.  Dans les termes définis par l’ONU, l’Espagne ne reconnaît le statut de minorité ethnique qu’à la communauté gitane, a précisé le Défenseur. 

 

Le Défenseur a ensuite indiqué qu’il existait une importante minorité musulmane dans les villes autonomes de Ceuta et Melilla, ainsi que des communautés linguistiques en Catalogne, au Pays basque, en Navarre, en Galicie, à Valence et aux Iles Baléares.  Mais aucune d’entre elles ne saurait être considérée comme une « minorité ethnique ».  En outre, elles ne connaissent aucun problème de marginalisation, d’exclusion sociale ni de vulnérabilité, puisqu’elles jouissent de garanties juridiques spécifiques quant au plein exercice de leurs droits et à l’utilisation de leur langue.

 

De par leurs indices de marginalisation, de chômage, de pauvreté et d’exclusion, les Gitans constituent un groupe vulnérable justifiant une protection spécifique par l’État, a ensuite précisé le Défenseur. 

 

Le Défenseur a regretté que les investissements publics considérables requis pour remédier aux discriminations aient été fortement réduits par les politiques d’ajustement appliquées durant la crise économique.  Pour autant, a-t-il assuré, l’Espagne a accompli dernièrement des progrès majeurs dans le domaine du respect des minorités. 

 

Enfin, le Défenseur a regretté que le Rapporteur spécial ne dise rien, dans son rapport, des personnes d’origine berbère, de langue arabe et de religion musulmane, qui sont traditionnellement l’objet de discriminations dans l’éducation, la santé et le logement.

 

Aperçu du débat

 

La langue est un élément essentiel de la reconnaissance des droits des minorités, ont affirmé de nombreuses délégations à la suite du Rapporteur spécial.  La mise en œuvre des droits des minorités exige aussi bien l’intégration sociale des minorités que la reconnaissance de leur langue et de leur culture, a précisé une délégation.  Les questions linguistiques créent parfois des tensions, voire des conflits, entre les minorités et les autorités, a fait remarquer une délégation.  Renforcer la langue d’État ne doit pas se faire au détriment des langues minoritaires, a plaidé une autre. 

 

Elles ont appelé la communauté internationale à défendre l’usage des langues minoritaires, qui sont de moins en moins utilisées. 

 

Plusieurs délégations se sont dites préoccupées par la situation des minorités musulmanes partout dans le monde, où leur citoyenneté est remise en question.  Elles ont regretté les discours de haine à leur encontre, notamment de la part de gouvernements xénophobes. 

 

Une organisation non gouvernementale et plusieurs pays ont salué l’accent mis par le Rapporteur spécial sur l’enseignement dans les langues maternelles minoritaires, qui permet la perpétuation de ces langues à travers les générations. 

 

Certaines délégations ont décrit les mesures adoptées par leur pays pour assurer la reconnaissance des langues minoritaires, comme les programmes scolaires bilingues et les programmes d’enseignement linguistique spécialement destinés aux migrants.  Une délégation a expliqué que son Parlement avait adopté une loi spécifique sur les minorités, assortie d’un processus de consultation exhaustif avec les acteurs concernés.  Plusieurs pays ont aussi indiqué avoir pris des mesures pour reconnaître la langue des signes. 

 

Des organisations non gouvernementales se sont réjouies de la tenue et des conclusions du Forum des minorités, en octobre 2019.  Une délégation a néanmoins regretté les représailles et les actes d’intimidation à l’encontre de représentants de la société civile qui ont participé aux Forums régionaux, notamment en Asie. 

 

Remarques et conclusion du Rapporteur spécial

 

M. DE VARENNES a relevé que certains pays avaient accueilli de nombreux migrants et intégré leurs langues à leur propre société.  Il serait utile de faire connaître leurs « bonnes pratiques » aux nouveaux pays qui accueillent des migrants, a relevé le Rapporteur spécial.  Vu la complexité du sujet, il faudrait élaborer un guide pratique dans ce domaine, a-t-il suggéré. 

 

Le Rapporteur spécial a ensuite annoncé que l’un des thèmes du prochain Forum sur les questions relatives aux minorités serait « les discours de haine en ligne », dans un contexte où la plupart des victimes des discours de haine appartiennent à des minorités. 

 

Le Rapporteur spécial a insisté sur le fait que les conflits dans le monde d’aujourd’hui sont, de fait, des conflits ethniques qui touchent d’abord des minorités.  Les minorités ne doivent pas se sentir exclues et doivent pouvoir faire part de leurs griefs.  La paix et la stabilité dépendent de la justice ; et la justice exige une pleine protection des droits des minorités, a insisté M. de Varennes. 

 

S’agissant de sa visite en Espagne, M. de Varennes a une regretté une nouvelle fois les retards dans la procédure pour des raisons liées à la traduction de son rapport.  En réponse à la déclaration de l’Espagne, il a déclaré qu’il fallait réfléchir davantage à ce que l’on entend par « minorité ».  Le mandat concerne toutes les minorités et pas uniquement les minorités ethniques ou religieuses, a conclu M. de Varennes. 

 

 

*Liste des intervenants : Pakistan (au nom de l’Organisation de la coopération islamique), Union européenne, Pakistan, Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Estonie, Serbie, Iraq, Slovénie, Hongrie, Inde, Équateur, Croatie, Irlande, Monténégro, Myanmar, Azerbaïdjan, Fédération de Russie, Venezuela, Autriche, Malaisie, Thaïlande, Indonésie, Albanie, Paraguay, Chine, Népal, Roumanie, Guyana, Cameroun, Arménie, Philippines, Îles Marshall, Ukraine, Bangladesh, Afghanistan, Géorgie, International Movement Against All Forms of Discrimination and Racism, Minority Rights Group, Congrès juif mondialOrganisation internationale pour le droit à l'éducation et à la liberté d'enseignement, Helsinki Foundation for Human Rights, Réseau européen pour l’égalité des langues, International Council Supporting Fair Trial and Human Rights, Sokh Human Rights Group, Right Livelihood Award Foundation, et Maat for Peace, Development and Human Rights Association.

 

 

Présentations de rapports au titre des organes et mécanismes des droits de l'homme

 

Le Conseil est saisi du rapport du Rapport du Rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités (A/HRC/43/62) qui contient les recommandations formulées par le Forum sur les questions relatives aux minorités à sa douzième session, consacrée au thème « L’éducation, la langue et les droits de l’homme des minorités». 

 

Présentant ce rapport, M. FERNAND DE VARENNES, Rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités, a expliqué que la douzième session du Forum sur les questions relatives aux minorités s’était tenue les 28 et 29 novembre 2019 et avait porté sur le thème de « l’éducation, la langue et les droits de l'homme des minorité linguistiques ». 

 

Pour la première fois, les recommandations qui sont présentées dans ce rapport s’appuient sur les contributions issues de ce Forum et des trois forums régionaux tenus à Bruxelles (pour l’Europe), à Bangkok (pour l’Asie et la Pacifique) et à Tunis (pour l’Afrique et le Moyen-Orient), a expliqué le Rapporteur spécial. 

 

Le 12e Forum a porté sur quatre thèmes principaux, a précisé M. de Varennes : les droits de l’homme et l’éducation dans la langue minoritaire ; les politiques publiques en faveur de l’éducation et de l’enseignement dans les langues minoritaires ; les pratiques effectives pour l’enseignement dans les langues minoritaires ; et la langue, l’éducation et le renforcement des femmes et des filles. 

 

Parmi les recommandations du Forum, M. Varennes a mis en relief quelques recommandations clé, comme celle invitant les États à prévoir l’accès à l’enseignement en langue minoritaire afin d’assurer un traitement égal pour les gens de différents groupes linguistiques, ou celle invitant les États à créer un environnement favorable pour que les minorités puissent enseigner, apprendre et utiliser leurs langues, et que les langues minoritaires se retrouvent dans un environnement institutionnel favorable à la diversité linguistique et culturelle, exempt de discrimination, de stigmatisation ou de discours haineux envers les minorités.  Le Rapporteur spécial a enfin souligné que les recommandations et les discussions du Forum, ainsi que celles des trois forums régionaux, ne suggèrent pas que l’enseignement dans les langues minoritaires s’exerce afin de mettre les minorités à l’écart du reste de la société; les participants ont souvent exprimé et reconnu qu’il importait d’assurer l’apprentissage de la langue nationale ou officielle et l'apprentissage d’autres langues. 

 

Le Conseil est également saisi du rapport du Forum social qui s’est déroulé les 1er et 2 octobre 2019 à Genève (A/HRC/43/63)

 

Présentant ce rapport, MME KADRA AHMED HASSAN, Présidente-Rapporteuse du Forum social, a indiqué que le Forum social d'octobre dernier avait eu pour thème la promotion et la protection des droits des enfants et des jeunes par l’éducation et avait bénéficié de la participation de 650 personnes, représentants de gouvernements, des Nations Unies, d’organes intergouvernementaux, de membres de la société civile, du monde académique et de la jeunesse; plus de 50 personnes ont pu prendre la parole, sans compter les messages vidéo envoyés par des enfants à travers le monde.  En plus des séances plénières, des événements parallèles ont été organisés.  

 

Le Forum a commencé par une table ronde de haut niveau sur le pouvoir de transformation de l’éducation pour les jeunes.  La discussion entre la Haute-Commissaire adjointe aux droits de l’homme et deux représentants de la jeunesse a porté sur la manière dont on peut améliorer l’éducation et sur les efforts nécessaires à l’autonomisation des enfants et des jeunes.  Il a également été discuté de la manière dont on peut s’engager avec eux dans le cadre des mécanismes et processus des Nations Unies. 

 

A la fin de ces deux jours, les participants ont fait une série de recommandations, notamment celle visant à ce que les Etats respectent et protègent tous les droits relatifs à la jeunesse, en particulier le droit à l’éducation dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030.  Les participants ont également appelé les Etats à investir dans l’éducation et à prendre des mesures pour atteindre les laissés pour compte, notamment en accordant la priorité aux besoins spécifiques des plus vulnérables. 

 

Les Etats devraient en outre lever toutes les barrières financières directes et indirectes à l’éducation et pleinement mettre en œuvre la Déclaration sur la sécurité dans les écoles et les lignes directrices pour la protection des écoles et des universités contre l’utilisation militaire durant les conflits armés.  Ils devaient aussi veiller à ce que les jeunes filles enceintes et les jeunes mères aient accès à l’éducation, y compris par des mesures de scolarisation à temps partiel.  Les Etats, les agences des Nations Unies, la société civile et les autres partenaires devraient par ailleurs construire des partenariats au niveau local dans le but de changer les normes sociétales autour de l’éducation, entre autres recommandations issues de ce Forum social. 

 

Le Conseil est aussi saisi du rapport de la 26e Réunion annuelle des titulaires de mandat au titre des procédures spéciales du Conseil (A/HRC/43/64, à paraître), qui s’est tenue du 17 au 21 juin 2019. 

 

Présentant ce rapport au nom de Mme Anita Ramasasty, Présidente du Comité de coordination des procédures spéciales, M. JAVAID REHMAN, membre du Comité de coordination des procédures spéciales, a indiqué que ledit rapport contenait des informations sur les efforts déployés par les procédures spéciales pour mieux communiquer - de façon individuelle ou en tant que système - sur les buts de leurs mandats.  Il présente également des informations sur la manière dont ces mécanismes contribuent, dans leur ensemble, à la concrétisation du pilier droits de l’homme des Nations Unies. 

 

Le rapport indique également que 2019 a marqué une étape positive pour les procédures spéciales: la coopération des Etats n’a cessé de croître, alors que, dans le même temps, le nombre de pays n’ayant jamais reçu visite de titulaires de mandat décroissait.  Le rapport montre cependant que le niveau de coopération varie d’un Etat à l'autre: certains ont reçu plusieurs visites, d’autres aucune; certains répondent aux communications, d’autres non.  Le rapport souligne par ailleurs que les procédures spéciales se sont très activement engagées avec d’autres entités des Nations Unies et ont traité de nouvelles questions thématiques et perspectives. 

 

Dans le même temps, 2019 a aussi été une année difficile, a ajouté M. Rehman.  Est en effet apparu un rétrécissement du respect des obligations internationales; plusieurs titulaires de mandat ont subi des attaques directes, alors qu’ils ne cherchaient qu’à mettre en œuvre leur mandat; les personnes coopérant avec eux ont également fait l’objet de représailles; et le manque de coopération de certains Etats, ainsi que les contraintes financières qui frappent le système des Nations Unies ont constitué un frein à leur travail.  Mais en ce qui les concerne, les titulaires de mandat souhaitent continuer de mettre en œuvre leur mandat, a conclu M. Rehman.

 

Le Conseil est enfin saisi du rapport sur la synthèse des consultations menées sur la contribution du Conseil des droits de l’homme à la prévention des violations des droits de l’homme, sur la mise en œuvre de la résolution 38/18 (A/HRC/43/37).

 

Présentant ce rapport, MME YVETTE STEVENS, Présidente-Rapporteuse sur la mise en œuvre de la résolution 38/18 concernant la contribution du Conseil des droits de l’homme à la prévention des violations des droits de l’homme, a déclaré que la prévention est au cœur du mandat et des activités du Conseil.  Elle a expliqué que, pour cette raison, avec ses collègues rapporteurs MM. Pablo de Greiff et Nils Muiznieks, elle avait axé le rapport sur les mesures susceptibles de prévenir la commission de violations, soulignant à cet égard que la prévention est pertinente avant et après les conflits.  Le Conseil et ses mécanismes contribuent à ces deux types de prévention puisqu’ils sont aussi à même d’identifier les lacunes structurelles des Etats et de fournir des conseils et des recommandations aux gouvernements, contribuant ainsi à une prévention à long terme, a souligné Mme Stevens.  Elle a rappelé à cet égard que quelques mois avant la tragédie de 1994 au Rwanda, le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires de l’époque avait tiré la sonnette d’alarme sur le risque de commission d’un génocide.  De la Syrie à Sri Lanka, en passant par le Myanmar et la République centrafricaine, les grandes crises des droits de l’homme ont régulièrement été précédées de mise en garde des mécanismes des droits de l’homme, a rappelé Mme Stevens. 

 

Mme Stevens a jugé qu’il était critique que les mécanismes du Conseil réexaminent leur mode opératoire et mènent une réflexion sur leur impact afin d'évaluer les mesures qu'il convient de répéter et ce qui pourrait être amélioré.  Elle a également conseillé que ces mêmes mécanismes adoptent une approche de la prévention à long terme.  Le Conseil, quant à lui, pourrait inclure une dimension « prévention » dans les mandats de tous les nouveaux mécanismes qu’il établit. 

 

A l’heure actuelle, a poursuivi Mme Stevens, le travail de prévention souffre d’un manque de coordination et se fait en vase clos; d’où la nécessité pour le Conseil d’améliorer l’impact préventif par des synergies plus systématiques avec les efforts visant au maintien de la paix et à la réalisation des Objectifs de développement durable.  Il faut notamment identifier les rapports qu'il convient de partager avec le Secrétaire général, le Conseil de sécurité et la Commission de consolidation de la paix, entre autres.  Tous ces organes pourraient également être invités à prendre la parole devant le Conseil.  La Présidente-Rapporteuse a également encouragé à accorder davantage d’intérêt à la capacité du Conseil de répondre efficacement aux urgences liées aux droits de l’homme en utilisant, par exemple, les procédures confidentielles de plaintes, et en fournissant à ses groupes de travail les moyens d’effectuer des visites de pays et de tenir des audiences avec les victimes et les représentants des Etats concernés.  Elle a placé ses recommandations dans le cadre de l’Appel à l'action en faveur des droits de l'homme lancé par le Secrétaire général au début de la présente session du Conseil.  « Mieux vaut prévenir que guérir », a conclu Mme Stevens. 

 

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mardi 10 mars 2020

LE CONSEIL DÉBAT DE LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME AU MYANMAR ET ENTEND LES MISES À JOUR DE LA HAUTE-COMMISSAIRE SUR LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DÉMOCRATIQUE DE CORÉE ET SUR LE VENEZUELA

LE CONSEIL DÉBAT DE LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME AU MYANMAR ET ENTEND LES MISES À JOUR DE LA HAUTE-COMMISSAIRE SUR LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DÉMOCRATIQUE DE CORÉE ET SUR LE VENEZUELA


Freddy Mulongo, Réveil FM International


Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 15.jpg, mar. 2020

 

 

Il conclut son débat interactif avec la Commission internationale indépendante d’enquête sur la République arabe syrienne

  

Le Conseil des droits de l'homme – qui, dans le cadre des mesures de précaution relatives à la COVID-19, a décidé qu’il se réunirait désormais, pour le reste de la session, dans la Salle des Assemblées – a achevé ce matin son débat interactif avec la Commission internationale indépendante d’enquête sur la République arabe syrienne en entendant les déclarations de nombreux intervenants*. 

 

Le Conseil a par ailleurs tenu un débat interactif avec la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme au Myanmar, Mme Yanghee Lee – un débat auquel ont participé de nombreuses délégations**, y compris celle du Myanmar à titre de pays concerné.  Il a en outre entendu les mises à jour orales de la Haut-Commissariat aux droits de l'homme, Mme Michelle Bachelet, concernant la République populaire démocratique de Corée et la République bolivarienne du Venezuela, après quoi le Venezuela est intervenu à titre de pays concerné.

 

Le Conseil a également entamé son débat général au titre des situations des droits de l'homme qui requièrent son attention en entendant les déclarations de plusieurs intervenants***.

 

La Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'homme au Myanmar a rappelé qu’elle avait adressé au Gouvernement plusieurs demandes de visite qui lui ont été refusées.  Elle a expliqué qu’elle aurait souhaité que la communauté internationale exerce davantage d'influence face à un flagrant mépris pour les droits de l'homme, alors que les persécutions se poursuivent, que les Rohingya ont pris des risques énormes pour fuir et qu’ils ont été pourchassés sans merci.  Les libertés fondamentales comme la liberté d'expression et de réunion sont bafouées, ce qui laisse augurer du pire pour les prochaines élections, a ajouté Mme Lee.  La Rapporteuse spéciale a en outre recommandé la saisine de la Cour pénale internationale. 

Dans sa mise à jour sur la République populaire démocratique de Corée, la Haute-Commissaire aux droits de l'homme a indiqué que la surveillance de la situation dans le pays mise en place par le Haut-Commissariat montre que des violations systématiques des droits de l’homme continuent d’y être commises, notamment dans les centres de détention.  Parmi elles, a-t-elle précisé, figurent des violences sexuelles à l’encontre de femmes et de filles.  Il semble par ailleurs que ces crimes soient commis sous l’autorité directe de deux ministères et impliqueraient de hautes autorités, a affirmé la Haute-Commissaire.  Ces crimes, qui relèvent de crimes contre l’humanité, pourraient de fait engager la responsabilité pénale individuelle de ces hauts officiels, a insisté Mme Bachelet, ajoutant que le Haut-Commissariat cherche à identifier ces personnes. 

S’agissant du Venezuela, Mme Bachelet a déclaré que depuis sa dernière mise à jour, les tensions politiques et les actes de violence des forces de sécurité et des partisans du Gouvernement se poursuivent contre les parlementaires de l’opposition.  Le Haut-Commissariat continue d’être saisi d’allégations de traitements cruels, inhumains ou dégradants [infligés] au siège de la Direction générale du renseignement militaire à Caracas, a-t-elle indiqué.  la Haute-Commissaire s’est en outre inquiétée de l’imposition de nouvelles sanctions économiques, notamment à l’encontre de la compagnie aérienne CONVIASA et de l’industrie pétrolière, ce qui diminue les ressources du Gouvernement pouvant être allouées aux dépenses sociales.  Selon la Plate-forme régionale des Nations Unies, 4,8 millions de Vénézuéliens auraient quitté le pays ; dans ce contexte, Mme Bachelet a salué l’énorme effort des pays de la région et a déploré les déclarations des autorités de certains pays susceptibles de justifier ou d’inciter à la xénophobie et à la violence contre des personnes migrantes et réfugiées. 

 

Cet après-midi à 15 heures, le Conseil se réunira donc dans la Salle des Assemblées pour poursuivre son débat général sur les situations relatives aux droits de l’homme qui requièrent son attention. 

 

Les débats de cette quarante-troisième session et l’ensemble des interventions auxquelles ils ont donné lieu peuvent être suivis et réentendus en consultant le site UN Web TV.

 

 

Décision du Bureau du Conseil

 

MME ELISABETH TICHY-FISSLBERGER, Présidente du Conseil des droits de l'homme, a proposé au Conseil — suite à une réunion du Bureau avec les coordonnateurs régionaux du Conseil, l'Office des Nations Unies à Genève et des représentants de la Suisse, pays hôte, sur la situation s'agissant  de la COVID-19, et tenant compte du fait que ni le canton de Genève, ni l'ONUG n'estime nécessaire d'annuler la présente session du Conseil à condition de prendre certaines mesures — de poursuive sa présente session en prenant des mesures de précaution supplémentaires consistant en particulier à tenir désormais les séances plénières dans la Salle des Assemblées, qui est plus grande et permettra d'assurer un espace suffisant entre les délégués.  En outre, chaque délégation sera priée d'assister aux débats avec un maximum de deux délégués et de laisser libres les sièges entre les délégations.  Des dispositions seront prises pour la diffusion sur le web.  Les réunions officieuses organisées dans le cadre des travaux du Conseil seront également déplacées dans des salles plus grandes.  L'ONUG a aussi décidé de prier les délégués de se conformer à certaines précautions sanitaires préconisées par les autorités suisses.  Les délégués ayant des symptômes de toux et de fièvre devraient rester chez eux. 

 

Le Conseil a décidé, sans objection, d'approuver les mesures proposées qui seront en vigueur à compter de 15 heures aujourd'hui, 10 mars.

 

La Présidente a souligné que la mise en œuvre de ces mesures ne seront pas faciles mais qu'elles ont été prises dans l'intérêt de tous.

 

Examen de la situation des droits de l'homme au Myanmar

 

Le Conseil est saisi du rapport de la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'homme au Myanmar (A/HRC/43/59, à paraître – une version préliminaire est disponible en anglais)

 

Présentation de la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'homme au Myanmar

Intervenant depuis Séoul par visioconférence, MME YANGHEE LEE, Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'homme au Myanmar, a rappelé qu'elle s'acquittait de ce mandat depuis 2014, soulignant qu'elle avait adressé au gouvernement plusieurs demandes de visite qui lui ont été refusées.  Elle a souligné qu'au début, les changements prometteurs dans le pays avaient suscité un grand espoir.  Mais la situation a aujourd'hui changé, notamment avec la flambée de violence en dans le nord de l'État de Rakhine le 25 août 2017 : près d'un million de personnes ont été chassées du Myanmar dans des conditions terribles.  Elle a fait état de la coupure des services internet qui affecte un million de personnes, et des exactions perpétrées par les forces armées (Tatmadaw).

 

La Rapporteuse spéciale aurait souhaité que la communauté internationale exerce davantage d'influence face à un flagrant mépris pour les droits de l'homme : les persécutions se poursuivent, les Rohingya ont pris des risques énormes pour fuir et ont été pourchassés sans merci.  Les libertés fondamentales comme la liberté d'expression et de réunion sont bafouées.  Mme Lee a notamment attiré l'attention sur l'emprisonnement de défenseurs des droits de l'homme pour avoir participé à des manifestations pacifiques.  La libre expression est muselée, ce qui laisse augurer du pire pour les prochaines élections, a estimé Mme Lee.  Elle a aussi mentionné la situation d'un défenseur des droits de l'homme brutalisé et arrêté pour avoir organisé une prière pour sensibiliser aux dangers de la pollution des activités d'extraction minière.

 

La Rapporteuse spéciale a proposé que le Myanmar engage un dialogue national pour s'acheminer vers une société pluraliste et la démocratie.  Le pays doit engager des réformes en profondeur, en particulier de ses institutions.  Cela concerne toutes les instances et autorités sous le contrôle du Gouvernement civil.  Mme Lee a aussi appelé à mettre fin à l'impunité, seule voie du succès au Myanmar; le gouvernement doit répondre de ses politiques et agissements.  À cet égard, elle a recommandé la saisine de la Cour pénale internationale.  Elle a aussi jugé essentiel de promulguer une législation dans le pays érigeant en crime pénal les violations des droits de l'homme, dont le génocide.  Il s'agit en outre de promulguer un code pénal dans ce sens et d'établir un tribunal pénal pour juger les crimes atroces qui ont été commis.  Mme Lee a aussi plaidé pour la participation des minorités ethniques et religieuses au processus électoral.   

 

Pays concerné

 

Le Myanmar a déclaré que la paix durable est la voie qui mènera à la démocratie.  Le pays fait partie des pays les moins avancés et le gouvernement s'efforce, malgré les obstacles, à suivre sa feuille de route pour la paix et la démocratisation.  Il a regretté que l'on choisisse de « lire un seul chapitre » de l'histoire du Myanmar.  Le gouvernement tente aussi de respecter les droits de l'homme dans le cadre des investissements dans le développement du pays et discute avec beaucoup d'intérêt les amendements proposés à la Constitution de 2008.  Le représentant a mis l'accent sur les élections générales qui se dérouleront à la fin de cette année et sur la lutte contre les fausses nouvelles diffusées en ligne et hors ligne.  Il a par ailleurs précisé qu'il n'y avait pas eu de « rapatriement officiel » mais quelque 300 personnes sont retournées volontairement dans le pays.  Il a lancé un appel au Bangladesh pour qu'il respecte strictement l'accord bilatéral sur le processus de rapatriement.  Il a appelé les rapporteurs spéciaux à faire preuve de plus d'impartialité dans la présentation de la situation des droits de l'homme.  Les mauvaises intentions sont des obstacles qui conduisent à la défiance dans le pays, a-t-il prévenu. 

 

Aperçu du débat

 

Plusieurs délégations ont fait part de leurs inquiétudes face aux nombreuses violations des droits de l’homme qui continuent d’être perpétrées au Myanmar, notamment par les forces de sécurité et plus particulièrement dans l’État Rakhine.  Ont été dénoncées les persécutions dont sont victimes les minorités, notamment les Rohingya, ainsi que les défenseurs des droits qui critiquent le pouvoir en place.  Les discours de haine visant les Rohingya sont de plus en plus fréquents et ces discours attisent la haine et la violence, a-t-il été souligné. 

 

L’attention a en outre été attirée sur les conséquences disproportionnées qu’ont les violences sur les femmes et les filles ; il ne peut y avoir de paix durable sans mettre fin aux violence sexuelles, a-t-il été déclaré. 

 

Le Myanmar a été prié de garantir à la Rapporteuse spéciale un accès sans entraves dans le pays et de coopérer avec tous les mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies.  Il faut créer un climat propice afin que toutes les communautés du pays puissent vivre dans un pays pacifié, a-t-il été souligné : le Myanmar doit promouvoir l’harmonie et la coexistence pacifique entre les différentes communautés.  Le pays doit par ailleurs lever les restrictions superflues, notamment celles visant les journalistes, et doit rouvrir l’accès à Internet dans l’État Rakhine. 

 

Le Myanmar doit par ailleurs mettre en œuvre les mesures conservatoires demandées par la Cour internationale de justice dans l’affaire déposée par la Gambie et doit en outre accepter la compétence de la Cour pénale internationale, ont plaidé plusieurs organisations.  Tous les auteurs des violations des droits de l’homme doivent être traduits en justice, a-t-il été répété.  Les autorités du Myanmar ont été priées de réformer le système judiciaire afin de le rendre indépendant. 

 

Des réformes juridiques sont essentielles pour assurer des élections pacifiques, crédibles, libres et équitables, a souligné une délégation, plusieurs intervenants plaidant en outre pour que toutes les minorités, y compris les Rohingya, puissent voter aux prochaines élections. 

 

Certaines délégations ont dénoncé une politisation du Conseil et rejeté le principe de l’examen de la situation des droits de l’homme dans certains pays spécifiques qui – selon elles – va à l’encontre du principe de non-ingérence dans les affaires internes des pays.

 

Remarques et conclusion de la Rapporteuse spéciale

 

MME LEE a expliqué que le Conseil de sécurité devait transmettre le rapport sur le Myanmar à la Cour pénale internationale.  S’agissant des mesures conservatoires de la Cour internationale de justice, le Conseil doit contacter le Conseil de sécurité de manière à ce que celui-ci fasse pression sur le Myanmar pour qu’il les mette en œuvre.

 

Mme Lee a ensuite expliqué qu’elle continuait à recevoir des rapports et des photos relatifs aux persécutions à l’encontre des minorités, notamment à l’encontre des Rohingya dans l’État Rakhine.  La Rapporteuse spéciale a par ailleurs relevé que 647 personnes ont été arrêtées dans le pays en raison de leurs activités politiques, un nombre en forte augmentation depuis l’arrivée au pouvoir du Gouvernement civil, a-t-elle souligné. 

 

La Rapporteuse spéciale s’est en outre dite inquiète de l’augmentation des discours xénophobes et de haine à l’approche des élections.

 

Mme Lee a expliqué que le nombre très important de mines terrestres empêchait le bon retour dans leurs foyers des personnes déplacées ; de plus, ces personnes ont perdu leurs moyens de subsistance, y compris leur maison ou l’accès à la pêche.  La Rapporteuse spéciale a affirmé que la cause principale du conflit n’était pas la pauvreté mais les inégalités existant dans le pays, notamment en termes d’accès à la terre. 

 

La Commission nationale des droits de l’homme du Myanmar ne respecte pas les Principes de Paris : tous ses membres ont ou ont eu des liens avec les militaires, a d’autre part fait observer Mme Lee.  Il n’y a pas de transparence dans le processus de désignation des membres de cette Commission, dont la composition ne reflète pas l’ensemble de la population du Myanmar, a-t-elle insisté.

 

Mme Lee a ensuite expliqué qu’il fallait que le Myanmar abroge les lois restrictives qui étouffent la liberté d’expression. 

 

Pour ce qui est des élections de novembre prochain, le Conseil devrait demander des informations au sujet de leur organisation, a poursuivi la Rapporteuse spéciale, plaidant en outre pour que le Myanmar donne tout l’accès requis aux journalistes internationaux et aux observateurs indépendants à l’occasion de ces élections.  Selon certaines informations, s’est inquiétée Mme Lee, les personnes se trouvant dans les zones de conflit ne pourront pas participer au scrutin. 

 

Le monde ne peut pas fermer les yeux sur les crimes du passé au Myanmar, a conclu la Rapporteuse spéciale, ajoutant que le pays a encore beaucoup à faire dans ce domaine. 

 

**Liste des intervenants : Pakistan (au nom de l’Organisation de coopération islamique), Union européenne, Viet Nam (au nom de l’ANASE), République tchèque, Canada, Bangladesh, Estonie, Australie, Afghanistan, Liechtenstein, Arabie saoudite, Pakistan, France, Philippines, Luxembourg, Sierra Leone, Costa Rica, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Danemark, Croatie, République démocratique populaire lao, Grèce, République de Corée, Iran, République populaire démocratique de Corée, Turquie, Venezuela, Thaïlande, Suède, Indonésie, Albanie, Maldives, Chine, Népal, Belgique, Royaume-Uni, Islande, Norvège, Malaisie, Cambodge, Îles Marshall, Irlande, Viet Nam, Suisse, Espagne, Bélarus, Forum asiatique pour les droits de l'homme et le développement, Physicians for Human Rights, Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, Commission internationale de juristes, Alliance internationale d'aide à l'enfanceOrganisation néerlandaise pour la coopération internationale au développement, Association pour la communication progressive, Amnesty InternationalChristian Solidarity Worldwide, et CIVICUS: Alliance mondiale pour la participation des citoyens.

 

Fin du débat interactif sur la situation des droits de l’homme en Syrie

 

Aperçu du débat

 

Il n’y a pas de solution militaire au conflit en Syrie ; seule une solution politique et un dialogue inclusif peuvent parvenir à solutionner ce conflit et, pour cela, il faut que cessent non seulement les hostilités, mais aussi l’ingérence des armées étrangères, a-t-il été souligné.

 

Toutes les parties doivent respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie et lutter contre le terrorisme, a-t-il également été affirmé.  Il faut aussi que la résolution 2254 (2015) du Conseil de sécurité soit respectée.  À cet égard, des délégations se sont réjouies des progrès du Comité constitutionnel syrien [chargé de rédiger une nouvelle constitution], qui se réunit ici à Genève. 

 

La situation humanitaire « critique » voire « catastrophique » qui prévaut à Idleb a également été évoquée par plusieurs délégations.  Avec des déplacements de populations, des civils « tués en masse », les établissements médicaux ciblés ou encore l’utilisation d’armes chimiques, la situation à Idleb est la « pire » crise humanitaire dans le monde, a-t-il été affirmé, nombre d’intervenants appelant les parties à respecter le droit international humanitaire et à permettre un accès sans entraves aux acteurs indépendants de l’aide humanitaire. 

 

Des délégations ont critiqué le rapport, présenté hier après-midi, de la Commission d’enquête internationale indépendante sur la République arabe syrienne, lui reprochant de ne pas refléter la réalité du terrain, d’avoir été rédigé à distance sur la base de sources ni fiables, ni crédibles, et de contenir de fausses informations en omettant de mentionner la responsabilité des États qui interviennent en Syrie.  

 

Quelques délégations ont souligné la nécessité de rendre responsables de leurs actes les auteurs de graves violations des droits de l’homme, mais aussi les États complices qui transfèrent des armes au Gouvernement et aux organisations terroristes. 

 

Remarques et conclusion de membres de la Commission d’enquête

 

M. HANNY MEGALLY, membre de la Commission d’enquête internationale indépendante sur la République arabe syrienne, a indiqué qu’il y avait en Syrie deux millions d’enfants sans éducation (non scolarisés), à cause des bombardements quotidiens qui frappent jusqu’aux écoles.  M. Megally a par ailleurs estimé que les organisations humanitaires devraient avoir accès aux centres de détention afin d’y évaluer la situation et a rappelé qu’en ce qui la concerne, la Commission dont il est membre a demandé la libération de prisonniers.  La situation reste également préoccupante dans certaines zones libérées par le Gouvernement syrien, qui semble avoir confié la gestion de ces zones à des groupes armés qui lui sont fidèles, a ajouté M. Megally.  Concernant la situation à Idleb, il a espéré que le cessez-le-feu conclu entre la Turquie et la Fédération de Russie permettrait un allègement des souffrances des populations. 

 

MME KAREN KONING ABUZAYD, également membre de la Commission d’enquête, a indiqué que la Commission ne connaissait pas le nombre exact des victimes du conflit ; elle n’a d’ailleurs même pas pu accéder au pays.  Mais en attendant, cette Commission n’en continue pas moins d’enquêter sur les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, notamment celles commises à Idleb, a souligné Mme AbuZayd.  Pour ce faire, a-t-elle précisé, la Commission demande à toutes les parties de transmettre les informations en leur possession, y compris s’agissant des crimes commis par les forces de la coalition.

 

*Liste des intervenants : Iraq, Bélarus, Bahreïn, Japon, Luxembourg, Koweït, Pays-Bas, Chili, Nouvelle-Zélande, Émirats arabes unis, Croatie, Chypre, Irlande, Égypte, Grèce, Fédération de Russie, Uruguay, République islamique d’Iran, Turquie, République populaire démocratique de Corée, Venezuela, Indonésie, Albanie, Maldives, Malte, Chine, Géorgie, Belgique, Royaume-Uni, Roumanie, Iles Marshall, l’Australie, Équateur, Italie, France, Arménie, Espagne, Women’s International League for Peace and FreedomPhysician for Human Rights, Reporters sans frontières international, International Council Supporting Fair Trial and Human Rights, Union des juristes arabes, Cairo Institute for HR StudiesAmnesty International, The Palestinian Return Centre, World Evangelical Alliance, Khiam Rehabilitation Center for Victims of Torture. 

 

Mises à jour orales de la Haute-Commissaire sur la République populaire démocratique de Corée et sur le Venezueal

 

MME MICHELLE BACHELET, Haute-Commissaire aux droits de l’homme, a indiqué que conformément aux résolutions 34/24 et 40/20, le Haut-Commissariat a renforcé sa surveillance de la situation des droits de l’homme en République populaire démocratique de Corée.  Il a également renforcé sa documentation et mis en place un recueil d’informations et de preuves.  Il explore en outre actuellement des stratégies pour une future reddition de comptes, a-t-elle ajouté. 

 

La surveillance mise en place montre que des violations systématiques des droits de l’homme continuent d’être commises, notamment dans les centres de détention, a poursuivi Mme Bachelet.  Parmi elles, a-t-elle précisé, figurent des violences sexuelles à l’encontre de femmes et de filles.  Il semble par ailleurs que ces crimes soient commis sous l’autorité directe de deux ministères et impliqueraient de hautes autorités, a affirmé la Haute-Commissaire.  Ces crimes, qui relèvent de crimes contre l’humanité, pourraient de fait engager la responsabilité pénale individuelle de ces hauts officiels, a souligné Mme Bachelet, ajoutant que le Haut-Commissariat cherche à identifier ces personnes. 

 

Le Haut-Commissariat examine également la question des enlèvements d’étrangers, notamment de ressortissants du Japon et de la République de Corée, a indiqué la Haute-Commissaire.  Il travaille sur cette question avec les États, la société civile et tous les autres partenaires qui cherchent un moyen de promouvoir l’obligation redditionnelle, y compris par le biais de la juridiction universelle. 

 

Insistant sur la complexité de la tâche qui incombe au Haut-Commissariat aux droits de l'homme et sur les énormes implications financières de cette tâche, Mme Bachelet a souligné que le Haut-Commissariat la mène avec une équipe « squelettique » et un budget limité.

 

S’agissant de la République bolivarienne du Venezuela, MME BACHELET a déclaré que depuis sa dernière mise à jour, les tensions politiques et les actes de violence des forces de sécurité et des partisans du Gouvernement se poursuivent contre les parlementaires de l’opposition.  Depuis le 5 janvier dernier, les forces de sécurité ont entravé l’accès des députés au siège de l’Assemblée nationale, a indiqué la Haute-Commissaire.  Elle a par ailleurs déploré la détention, fin 2019, du député Gilber Caro et de son assistant, M. Victor Ugas.  Ce député est encore privé de liberté sans que soit officiellement reconnu le lieu où il est détenu, a-t-elle précisé, ajoutant que M. Ismael Leon, un autre député, avait été détenu et se trouve actuellement assigné à domicile. 

 

Le Haut-Commissariat a également vérifié des agressions contre des opposants politiques, des manifestants et des journalistes, a poursuivi Mme Bachelet, précisant notamment que le 11 février dernier, 12 journalistes couvrant l’arrivée de M. Juan Guaido à Caracas [après une tournée internationale] avaient été agressés, tandis que le 29 du même mois, des membres présumés de collectifs armés avaient agressé des manifestants et journalistes rassemblés pour une réunion publique dans l’État de Lara.  Des actes d’occupation du quartier général d’un parti politique ainsi que de bureaux de médias ou d’organisations non gouvernementales ont également été signalés.  En outre, les agressions s’accompagnent systématiquement d’une rhétorique qui stigmatise, expose et discrédite les victimes et justifie la violence, a expliqué Mme Bachelet. 

 

La Haute-Commissaire a exprimé sa préoccupation suite à l’annonce de l’adoption prochaine d’une législation visant à pénaliser les organisations des droits de l’homme recevant un financement étranger et à signaler publiquement ces organisations.  D’autre part, des responsables universitaires subissent des actes de harcèlement et la liberté syndicale est restreinte, a ajouté Mme Bachelet, dénonçant notamment la détention arbitraire de dirigeants syndicaux.  Elle a toutefois jugé positive la décision du Tribunal suprême de justice de suspendre la mesure de précaution d’août 2019 qui menaçait l’autonomie universitaire.   

 

Par ailleurs, le Haut-Commissariat continue d’être saisi d’allégations de traitements cruels, inhumains ou dégradants [infligés] au siège de la Direction générale du renseignement militaire à Caracas. 

 

Au sujet des droits économiques et sociaux, Mme Bachelet s’est principalement inquiétée de l’imposition de nouvelles sanctions économiques, notamment à l’encontre de la compagnie aérienne CONVIASA et de l’industrie pétrolière, ce qui diminue les ressources du Gouvernement pouvant être allouées aux dépenses sociales.  En dépit des exceptions établies pour permettre les importations de médicaments, de nourriture et d’articles relevant de l’assistance humanitaire, les services publics et la population en général pâtissent de l’impact de la surveillance serrée du secteur financier, a en outre déclaré la Haute-Commissaire. 

 

Une enquête récente du Programme alimentaire mondial (PAM) a révélé que 2,3 millions de personnes souffraient d’insécurité alimentaire sévère au Venezuela et que 7 millions de personnes y souffraient d’insécurité alimentaire modérée, a poursuivi la Haute-Commissaire.  De plus, selon la Plate-forme régionale des Nations Unies, 4,8 millions de Vénézuéliens auraient quitté le pays.  Dans ce contexte, Mme Bachelet a salué l’énorme effort des pays de la région et a déploré les déclarations des autorités de certains pays susceptibles de justifier ou d’inciter à la xénophobie et à la violence contre des personnes migrantes et réfugiées. 

 

La Haute-Commissaire a enfin exprimé l’espoir que pourraient être conclus les accords politiques nécessaires pour le renouvellement du Conseil national électoral, afin de garantir des élections inclusives, transparentes et crédibles.  En conclusion, Mme Bachelet a lancé un appel à toutes les parties pour qu’elles agissent de manière à éviter une escalade de la confrontation politique qui risquerait de se traduire par des actes de violence.      

 

Pays concerné

 

La République bolivarienne du Venezuela a pris note des préoccupations exprimées par la Haute-Commissaire, auxquelles – a indiqué la délégation vénézuélienne – le pays apportera des réponses en temps voulu.  La délégation a déploré le manque d’équilibre de la présentation de la Haute-Commissaire, relevant notamment des lacunes d’ordre méthodologique et des informations biaisées susceptibles d’alimenter la campagne médiatique à l’encontre du Venezuela.  La résolution 42/25 (du Conseil des droits de l'homme) concernant le Venezuela est une initiative qui vise des fins politiques en prétendant imposer un mécanisme de surveillance dont la mise en œuvre coûte plus de deux millions de dollars pour l’élaboration d’un rapport truffé de mensonges, a déclaré la délégation.  C’est là un gaspillage des maigres ressources dont dispose le système universel des droits de l’homme, a-t-elle insisté. 

 

La délégation vénézuélienne a préconisé d’examiner plutôt les violations massives des droits de l’homme des pays ayant parrainé la résolution visant le Venezuela, comme par exemple la Colombie, le Brésil, le Pérou et le Canada – lesquels devraient également condamner le coup d’État brutal contre le Président bolivien, M. Evo Morales. 

 

Le Venezuela souhaite préserver la coopération et le dialogue entre le Gouvernement et le Haut-Commissariat, qui donne des résultats.  L’équipe du Haut-Commissariat qui se trouve au Venezuela jouit du plein appui de tous les organes compétents de l’État, a souligné la délégation.  Elle a salué à cet égard l’esprit de la résolution 42/4 (relative au renforcement de la coopération et de l’assistance technique en matière des droits de l’homme), qui est fondée sur le dialogue constructif et la coopération et qui porte ses fruits, alors que la résolution 42/25 a – elle – été catégoriquement rejetée par le Venezuela à cause de l’ingérence qu’elle implique.  La délégation a réitéré l’invitation adressée par le pays aux procédures spéciales sur les effets négatifs des mesures coercitives unilatérales et sur le droit au développement et a attiré l’attention sur la coopération du Venezuela avec toutes les agences des Nations Unies opérant sur son territoire ; c’est d’ailleurs dans ce contexte que le récent Plan de réponse humanitaire, élaboré par ces agences, jouit du plein appui du Gouvernement vénézuélien.

 

La délégation vénézuélienne a ensuite fustigé la réactivation de la doctrine Monroe par l’Administration américaine, qui applique une politique de blocus total contre le Venezuela et menace de l’envahir militairement ou encore d’appliquer le Traité interaméricain d’assistance réciproque [ou Pacte de Rio de 1947].  Les mesures coercitives imposées depuis 2014 au Venezuela par les Etats-Unis constituent des crimes contre l’humanité, avec pas moins de 300 mesures visant à perturber le fonctionnement de l’économie et à entraver les droits de l’homme du peuple vénézuélien.  Cela revient à une usurpation de l’ordre de 116 milliards de dollars, représentant six ans du budget national.  Le 13 février dernier, a rappelé la délégation, le Venezuela a déposé une plainte devant la Cour pénale internationale en vue d’une enquête sur ces crimes contre l’humanité, de l’identification des responsables et de leur comparution devant la justice.   

 

Débat général au titre des questions relatives aux droits de l'homme qui requièrent l’attention du Conseil

 

Des délégations ont demandé que soient éliminées la politisation et l’approche empreinte de « deux poids, deux mesures » au sein du Conseil.  Elles ont dénoncé l’adoption de résolutions sélectives ciblant certains pays – résolutions qui, selon elles, violent le principe d’objectivité et de non-sélectivité du Conseil.  A alors été défendu le mécanisme de l’Examen périodique universel comme constituant le seul mécanisme légitime pour examiner la situation des droits de l’homme dans les pays de manière inclusive et coopérative.

 

Plusieurs délégations ont appelé à la levée de l’ensemble des restrictions pesant sur l’espace accordé à la société civile dans le monde. 

 

Certains se sont inquiétés de la montée de la xénophobie et des discours de haine visant les minorités musulmanes dans le monde, une délégation faisant observer que les violations de ce type sont souvent instiguées par des dirigeants politiques de la droite extrême. 

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jeudi 20 février 2020

RDC: Silence inquiétant et assourdissant de Paul Mukulu Nsapu !

RDC: Silence inquiétant et assourdissant de Paul Mukulu Nsapu sur les atteintes massives des droits de l'homme par le régime Angwalima Tshilombo "Tshintuntu-Tshifueba"!

Par Freddy Mulongo, samedi 1 février 2020 Freddy Mulongo-Réveil FM International

Freddy Mulongo-Paul Nsapu Mukulu.jpg, fév. 2020

Paul Nsapu Mukulu

Défenseur des droits de l'homme, Paul Mukulu Nsapu, vice-président de la Fédération Internationale des droits de l'homme-FIDH était l'un des compatriotes le plus écouté et respecté en la matière au sein de la diaspora.

Lors du Forum International sur la liberté de la presse en RDC, au presse club de Paris, Roger Bongos et moi-même, avions mis à l'honneur Paul Nsapu Mukulu. Nous avions même entrepris une démarche au Quai d'Orsay pour un prix en matière des droits de l'homme sur la RDC.

Paul Nsapu Mukulu qui porte sur son corps les stigmates de la dictature Mobutu, lui qui a dénoncé les atteintes aux droits de l'homme sous l'Afdl et Alias Kabila... a fait le mort sur l'odieux deal Tshilombo-Alias Kabila contre le peuple congolais qui a abouti à la nomination électorale du cupide fils Tshisekedi, Monsieur 15 %, voleur du destin du peuple congolais.

Nous apprenons que Paul Nsapu est souvent dans la délégation qui accompagne notre Magellan national qui a dilapidé déjà 150 millions dans ses voyages alambiqués.

Cela fait 10 ans que notre ami commun Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme en République démocratique du Congo a été assassiné au quartier général de la police nationale congolaise. Nous espérions tous dans l'engagement de notre frère Paul Nsapu pour faire avancer le dossier judiciaire. Et lorsque nous avons vu, l'ancien bâtonnier Me Mukendi wa Mulumba, avocat de Chebeya et Bazana, accompagné de 52 avocats tribaux, à la Cour Constitutionnelle pour défendre le hold-up électoral d'Angwalima Tshilombo "Tshintuntu-Tshifueba" pour confirmer la fabrication des faux résultats par la CENI, de Corneille Nangaa, inquiétude et doute se sont installés dans notre esprit.

Dire que Me Mukendi était déjà faussement affublé par des "Coupagistes" de Kinshasa du titre de l'avocat des droits de l'homme. Le voilà qui par coterie tribale défendait son neveu de faussaire et voleur de destin de tout un peuple. Et le silence assourdissant de Paul Nsapu Mukulu est inquiétant. Cautionne-t-il que les 12 millions de Congolais sont morts par "Effets collatéraux" comme l'a écrit Tshilombo dans le livre d'or du Mémorial rwandais ? Le fils Tshisekedi dédouane Paul Kagame, bourreau du peuple congolais de tous ses crimes au Congo.

Angwalima Tshilombo "Tshintuntu-Tshifueba" n'a jamais gagné l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Il a fait un deal pour sa nomination électorale, Paul Nsapu Mukulu cautionne ce deal ? Le changement tant voulu par notre peuple est-il ce que nous vivons ? L'Udps parti familial des faussaires, Talibans, Collabo, Traîtres et Tribalo-ethniques s'est associé au FCC, des criminels de notre peuple, peut-on parler du changement ?

Paul Nsapu s'est construit en défendant les droits de l'homme. C'est Tshilombo qui besoin de lui et non le contraire. Mais se taire face aux dérives dictatoriales du régime de Tshilombo et ses atteintes massives aux droits de l'homme pour protéger un odieux deal contre le peuple congolais, cela ne lui ressemble pas.

Angwalima Tshilombo "Tshintuntu-Tshifueba" lui a-t-il fait miroiter un poste ? Paul Nsapu Mukulu doit faire très attention ! Tshilombo, le faussaire, Imposteur, usurpateur, Collabo, Traître, pantin, marionnette... a enfariné plusieurs de ceux qu'il a acheté le silence avec son deal, avec promesse mirobolante de nomination.

Tshilombo rime avec colères, grincement des dents, pleures, enfanrinages... Tshilombo dégage !

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mercredi 15 janvier 2020

RDC: Pascal Bankole "Sans Rival" agressé à  Kinshasa !

Pascal Bankole "Sans Rival" tabassé à  Kinshasa !

Aucun journaliste fut-il un thuriféraire du régime ne mérite le tabassage à  cause de ses opinions. Pascal Bankole "Sans Rival", journaliste aux accointances de l'Udps, serait tabassé à  mort, dans la nuit du 12 janvier 2020, par des partisans de Vital Kamerhéon pour son émission vidéo contre "Papa Ba Cales" d'après des témoignages sur les réseaux sociaux.

Le journalisme demande de la hauteur. Voler comme un aigle pour ne pas attraper les baves du crapaud. On ne pas être journaliste et défendre la fraude électorale, mensonges et faussetés. Le hold-up électoral doit être considéré comme un crime contre l'humanité, car le voleur vol le destin de tout un peuple.

"Sans Rival" n'est pas le seul compatriote qui tombé dans le piège de la coterie tribale. Angwalima Tshilombo "Tshintuntu", Monsieur 15% n'a jamais gagné l'élection présidentielle au Congo. Le cupide fils Tshisekedi a fait un deal avec Alias Kabila pour bénéficier d'une Nomination Électorale. Tshilombo est devenu le masque et bouclier d'Alias Kabila. Par ricochet, "Tshintuntu" est le pantin et marionnette de Paul Kagame, Hitler Noir et bourreau du peuple congolais.

Angwalima Tshilombo Pétain Bizimungu n'a aucun pouvoir, il ne contrà´le et dirige rien. Tous ceux qui l'ont ignoré et par excès de zèle Luba-Kasaïen, ont cru en Tshilombo et l'ont défendu bec et ongles...ont quitté cette terre des hommes, sans que Tshilombo ne lève son petit doigt. Gilbert Mulenda, son conseiller principal a été sacrifié. Empoisonné à  Kinshasa, il est mort à  Nairobi dans une réunion. Les collaborateurs de la présidence usurpée sont morts dans le crash de l'Antonov A72, silence radio, pas de deuil même pas le drapeau mit en berne.

Pascal Bankole "Sans Rival" qui critiquait librement Alias Kabila depuis l'Afrique du sud, a cru que le pouvoir était devenu Luba-Kasaïen. Or la réalité est que Tshilombo, pour marcher sur tapis rouge, a vendu le Congo et le peuple congolais aux Tutsi-Power. Lorsqu'on n'a pas des dents, on ne provoque pas un lion dans la jungle...c'est très suicidaire !

En soutenant pour des accointances tribales, Tshilombo le plus grand traître et collabo que la RDC n'ait jamais connu "Sans Rival" n'a plus de cà´te auprès de la diaspora. Il a lui même trahi son combat. Mais Vital Kamerhéon n'a pas de faire tabasser un journaliste fut-il "Sans Rival" ! Précéder ne veut pas dire arrivée ! Pourquoi Tshilombo ne va-t-il pas rendre visite à  son fanatique de journaliste ? Aucune remontrance de Tshilombo à  Kamerhéon ? Le journalisme est le métier le plus libre au monde. Il a des règles à  respecter.

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dimanche 8 décembre 2019

Allemagne: le juge Dr. Martin Borowsky, ses engagements pour Erfurt !

Le juge Dr. Martin Borowsky à  Erfurt !

Grande personnalité de la ville d'Erfurt en Allemagne, le juge Dr. Martin Borowsky du Tribunal de Grande Instance est un pénaliste, qui est ancré dans le travail de "Mémoire surtout pour des victimes"! Il est protestant et ne s'en cache pas. Dans ce restaurant turc à  Erfurt, tenu par un couple sympathique et des serveurs dévoués et où l'on mange excellemment bien, le juge Dr. Martin Borowsky n'est pas en toge et n'a pas son marteau en main, il est souriant et me parle en très bon français. Il a l'amabilité de me servir plusieurs mets turcs et ne souhaite pas que mon assiette soit vide. Le juge Dr. Martin Borowsky a été président de l'Association Amitié Allemagne-Israà«l, il y a quelques années. Il est à  l'initiative de plusieurs actions. Avec d'autres, ils se sont mobilisés pour que la région de Thuringe, Erfurt ait une rue des droits de l'homme, que les lieux de mémoire et de démocratie soient annoncés conjointement pour les touristes.

Il est aussi à  l'initiative d'un concours de la part d'artistes à  Erfurt, d'un symbole pour marquer devant les immeubles où on vécut des juifs. il faut dire qu' au moyen-à¢ge, les marchands juifs jouèrent un rà´le important dans la vieille ville marchande d`Erfurt. De ce passé témoignent les restes de la plus vieille synagogue d‘Europe (la vieille synagogue) et de la "petite synagogue", utilisée de 1840 à  1884 comme maison de Dieu par la communauté juive, la petite synagogue est aujourd`hui un lieu de rencontre multiculturel, qui se sent particulièrement obligé vis-à -vis de l`entente germano-judaïque. Et le Mikwé moyenà¢geux, bain rituel, fait partie de la vieille synagogue. Il fut découvert en 2007 lors de fouilles. Le bassin d`immersion du Mikwé moyenà¢geux est toujours visible à  travers une fenêtre située au plafond de la structure de protection.

Le juge Dr. Martin Borowsky a été détaché auprès de la Chancellerie d'État de Thuringe pour superviser le projet de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne (UE). Il a participé aux réunions de la Convention à  Bruxelles. Dans le commentaire suivant, il a commenté le différend sur la question religieuse dans la Charte de l'UE: "Conscient de sa responsabilité devant Dieu et le peuple", commence le préambule de la loi fondamentale allemande. Ce n'est pas le cas de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, rédigée par la Convention de Bruxelles l'an dernier et proclamée lors du sommet de Nice le 7 décembre 2000.

La Charte ne parle pas de Dieu. Cela a été assuré par la France avec sa stricte séparation entre l'Église et l'État et sa tradition strictement correspondante, qui attribue la foi et la pratique religieuse entièrement à  la sphère privée. Une invocation de Dieu était dès le départ inapplicable dans la Convention; la ``communauté de valeurs Europe» tant vantée a atteint ses limites ici. La "famille" des démocrates-chrétiens européens représentés dans la Convention a tenté d'ancrer au moins l'héritage religieux de l'Europe dans le préambule - et ainsi de reconnaître une évidence historique. Cet objectif a été atteint en premier lieu, notamment dans le projet de charte, qui a été présenté à  la mi-septembre 2000. Sa version initiale française contenait la référence souhaitée au ``patrimoine religieux». Cependant, quelques jours plus tard, le Premier ministre français Lionel Jospin a personnellement décroché le téléphone pour donner au Français un veto au président de la Convention romaine, une décision qui a fait l'objet de vives critiques en France même, comme l'ancien président de la Commission, Jacques Delors. Fébrilement, la Convention a cherché une formulation alternative trouvée dans le texte français "patrimoine spirituel" (littéralement "patrimoine spirituel"). C'est grà¢ce à  une autre poussée, littéralement de dernière minute, poussée notamment par les démocrates-chrétiens germanophones, que ces termes ont au moins été traduits en ``héritage spirituel-religieux» dans la version finale allemande de la Charte. Quelle est l'importance de l'avenir de l'Europe dans sa tradition culturelle juive-chrétienne? L'invocation manquante de Dieu, dans le concept dilutif de spiritualité, montre-t-elle une "haine de soi pour l'Occident" (Cardinal Ratzinger)? Une autre mosaïque de déchristianisation? Ou cette vue est-elle trop sombre? Après tout, un large courant - au moins aussi - de valeurs judéo-chrétiennes a coulé dans la Charte - de la dignité humaine à  l'article premier sur l'interdiction de la peine capitale au droit à  l'objection de conscience. Sur cette base, la Charte pourrait même contribuer à  l'émergence d'une "conscience européenne". La lutte pour l'image de soi de l'Europe se poursuit. La Charte, qui reflète la situation spirituelle en Europe centrale et occidentale, est le point central de la discussion à  l'échelle européenne sur les valeurs - une discussion à  laquelle une "théologie des droits de l'homme" qui doit encore être étayée devrait également participer. La Charte est censée devenir le cœ“ur d'un traité constitutionnel européen - avec un nouveau préambule spécialement adapté à  celle-ci. Au plus tard alors aussi la querelle - essentiellement "franco-allemande", mais en même temps intra-française - sur la "question religieuse" recommencera ...

C'est d'ailleurs dans le cadre de cette association que nous sommes retrouvés au restaurant. , Poù on y mange Pendant ce temps, le 28 janvier 2004, Borowski s'est habilité à  la Faculté de droit de l'Université de Kiel avec la thèse d'habilitation La liberté de conscience et la liberté de la loi fondamentale . Le sujet de sa conférence d'habilitation était: L'action en annulation selon. Article 230, paragraphe 4, du traité CE . Le mois suivant, il a reçu l'autorisation d'enseigner pour les sujets de droit public, de droit européen et de philosophie du droit par le Sénat de l'Université Christian-Albrechts de Kiel. Dans les années 2005 à  2012, Borowski a occupé, entre autres, dans le cadre d'une bourse de recherche de la Fondation Humboldt principalement aux États-Unis à  la School of Law de l' Université de Washington à  St. Louis , Missouri et au Royaume - Uni à  la School of Law Université de Westminster , Londres et Birmingham Law School de l' Université de Birmingham . Pour le semestre d'hiver 2012, Borowski a suivi un appel de l' Université Ruprecht Karls à  Heidelberg et a depuis lors succédé au défunt en 2010 à  Winfried Brugger la chaire de droit public, de théorie constitutionnelle et de philosophie juridique. D'octobre 2014 à  septembre 2016, il a été doyen des études à  la faculté de droit locale.

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samedi 7 décembre 2019

"Anti-France": Emmanuel Cattier Kagamiste, Extrémiste et Radicalisé pour Paul Kagamé!

Emmanuel Cattier, "Museleur, Kagamiste, Extrémiste et Radicalisé au service de Paul Kagamé

Dans l'Affaire Michel Robardey contre Emmanuel Cattier au tribunal de Nîmes, on apprend que le "Diffamateur" se dit victime des pressions judiciaires de la part des militaires Français qui ont été au Rwanda lors du génocide des Rwandais. C'est le même Emmanuel Cattier qui fait dépublier nos articles sur Mediapart sous couvert du respect de la charte. Pas étonnant pour ce "Museleur Français et Rwandais" qui a fait du génocide des Rwandais son fonds de commerce. Facho, Kagamiste, Extrémiste et Radicalisé pour Paul Kagamé en France, Emmanuel Cattier est l'un de "13 blancs menteurs" qui font du génocide des Rwandais leur choux gras ! Personne ne nie le génocide des Rwandais. Il faut être fou pour le nier. Faut-il pour autant nier les crimes de sang, crimes de génocide, crimes contre l'humanité, pillages et recels des ressources de la République démocratique du Congo par le régime rwandais de Paul Kagamé, Hitler Noir ? C'est ce que fait Emmanuel Cattier, ingénieur strasbourgeois de 69 ans, qui est plus qu'un inconscient hypocrite. Il veut imposer à  la terre entière sa vision étriquée de l'histoire des pays des Grands Lacs. La Communauté Rwandaise de France est un faux nez du régime génocidaire de Paul Kagamé contre le peuple congolais. Fonds de commerce, le génocide des Rwandais rapporte aux vendus d'un régime le plus cruel, criminel et sanguinaire qui a fait 12 millions des morts en République démocratique du Congo.

Dans un de ses odieux commentaires sur Mediapart, Emmanuel Cattier écrit noir sur blanc que Paul Kagamé n' a jamais tué un seul Congolais. Mieux il me propose une ligue de tous les Africains contre la "France Néocoloniale" en soutenant le plus plus grand pyromane, criminel, négationniste de ses crimes au Congo: Paul Kagamé, Hitler Africain !

Immaculée Mpinganzima qui deviendra plus tard son épouse a failli perdre la vie en avril 1991 à  un barrage routier du cà´té de Ruhengeri. Selon son témoignage, des militaires français relevaient l`identité des passagers des véhicules et, s`ils étaient tutsi, les livraient à  des civils armés qui les tuaient aussità´t. Madame Immaculée Mpinganzima Cattier est membre influente de la nébuleuse Communauté Rwandaise de France, qui n'est rwandaise que de nom, mais exclusivement pour des Tutsi. Alors même que les Hutu et Twa sont aussi des Rwandais.

Facho, intolérant, Kagamiste Kagamisé, extrémiste et radicalisé, Emmanuel Cattier qui a épousé la cause de son épouse Tutsie Rwandaise, s'est radicalisé dans ses convictions et sentiments "Anti-France" ! Le fait de recevoir, d`adopter ou de prendre la nationalité rwandaise et de se faire "adouber" et "décorer" pour `` services rendus » par Paul Kagamé, dictateur Rwandais, Bourreau du peuple congolais et Hitler Noir, n`est pas aussi excessifs que l`attitudes de ceux et celles qui, sincèrement, étaient fiers de recevoir d`Adolphe Hitler, de Benito Mussolini, de Francisco Franco, de Joseph Staline, de Mao Tsé-toung , de Kim il Sung, de Mobutu Sese Seko, Ben Ali, Idiamin Dada, Robert Mugabe... les marques de reconnaissance pour leur engagement dans la lutte pour la défense de `` leurs valeurs » ! Le Facho Emmanuel Cattier n'a aucune leçon à  donner, surtout qu'il s'est révélé être un "Museleur en puissance" avec la dépublication de nos articles sur Mediapart.

Le combat pour la vérité est un combat de tous les instants. Surtout lorsqu`il implique des enjeux importants doublés d`intérêts colossaux. Tous ceux qui ont travaillé sur le dossier des Grands Lacs, plus particulièrement sur le génocide rwandais, en adoptant une approche qui tranche avec la doxa officielle ont eu un jour à  subir les foudres des thuriféraires de Paul Kagame, à  défaut de subir le chà¢timent de ses sbires. Dès que vous interrogez l`histoire autrement, dès que vous commencez à  poser des questions qui bousculent la vérité communément admise, dès que vous adoptez une lecture qui tranche avec la vérité officielle ou tenez un discours qui sort des sentiers tracés par le pouvoir tutsi du Rwanda, vous devenez l`homme ou la femme à  abattre d`un groupe de gens ayant fait du génocide rwandais son fonds de commerce. Ils sont journalistes, universitaires, politiciens, militants des droits de l`homme et j`en passe. Les plus dangereux d`entre eux, ce sont les universitaires. Ceux-là  mêmes qui se cachent derrière leurs titres pompeux de `` spécialiste », d`historien et de je ne sais quoi encore pour enfumer, endoctriner, fabriquer le consentement de l`opinion et par-dessus tout censurer lorsque les trois autres approches ne produisent pas les effets escomptés.

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lundi 2 décembre 2019

Richard Gisagara, Kapo de la Gestapo Hitlérienne de Kagamé en France !

Dimanche 7 avril 2019, Rischard Gisagara et Hervé Berville à  Kigali

On se souvient tous, que pour les 25 ans du génocide Rwandais, c`est le député La République en Marche Hervé Berville qui a été chargé de représenter personnellement le président Emmanuel Macron aux cours des commémorations qui s'étaient tenus le dimanche 7 avril 2019 à  Kigali. Mais puisque le Président Emmanuel Macron n'était pas parti à  Kigali au Rwanda en avril dernier, mais a rendu hommage le 26 juillet 2019, au grand journaliste Français d'investigation, Pierre Péan, auteur de plusieurs ouvrages, voilà  qu'une nébuleuse "La Communauté Rwandaise de France" qualifie le Président Macron de "Négationniste"! Ce n'est pas Pierre Péan qui a demandé un hommage de l'Etat. C'est la République française qui a rendu un hommage à  l'un de ses fils méritants. Les pro-Kagamistes extrémistes s'emballent sur les réseaux sociaux contre le président Macron, mais ils sont silencieux et moins soucieux sur le génocide que leur champion Paul Kagamé a commis au Congo, sur ses crimes de génocide, crimes contre l'humanité, pillages des ressources en République démocratique du Congo. Le Rwanda qui n'a pas le Coltan dans son sous-sol est devenu depuis une vingtaine d'année, le premier producteur de ce minerais qui ne se trouve qu'en RDC. Le coltan, nibium, diamant, or poussent-ils comme des champignons plantés ? Cela ne choque pas la conscience partielle et partiale des embrigadés de Paul Kagamé. Ils ont acheté des médias pour propager allègrement leur venin contre la France et soutenir l'un de plus grand "Négationniste" Africain: Paul Kagamé !

La Terreur est une période de la Révolution française caractérisée par un État d'exception, des violences d'État et des exactions d'individus se réclamant de son autorité...La terreur en France, ce n'est plus Robespierre ! Mais un Franco-Rwandais, Richard Gisagara, avocat de Pontoise, Kapo de Paul Kagame, dictateur Rwandais, criminel et bourreau du peuple Congolais-ex Zaïrois. Richard Gisagara fait la Gestapo Hitlérienne de Kagamé en France. Il profite des institutions démocratiques françaises pour instaurer la terreur au près des journalistes, chercheurs, universitaires... Paul Kagamé, Hitler Africain est le plus grand "Négationniste" du génocide des Congolais: 12 millions de morts. Le Rwanda est un pays agresseur de la République démocratique du Congo. Paul Kagamé a orchestré les invasions cruelles en RDC, le plus grand pays francophone au monde. La RDC a toujours accueilli pacifiquement les Tutsi, Hutu et Twa en difficulté dans leur pays au Rwanda.

Richard Gisagara se trompe de pays: La France n'est pas le Rwanda! Pour avoir publié l'article de Charles Onana: 6 avril 1994-6 avril 2019, 25 ans de mensonges, de silence sur l'assassinat de deux chefs d'Etat africains! Richard Gisagara, un extrémiste bras droit de Paul Kagamé a fait pression sur Mediapart le 8 avril, pour dépublication. Il s'en est vanté dans un tweet. Et sa mise en demeure à  Médiapart a été écrit le 12 avril 2019. Le Shérif de Paul Kagamé, tire d'abord et discute après !

C'est du terrorisme pur et simple. Richard Gisagara fait dépublier l'article de Charles Onana. Il porte plainte contre moi et me réclame 45 000 euros d'amende ! N'est-ce pas du musellement par voie judiciaire contre un journaliste ? Le Kagamiste Richard Gisagara se donne plus des droits que les autres. La France, c'est aussi mon pays d'accueil et d'adoption. Elle m'a tout donné. La France m'a instruit et formé. Je l'aime autant que d'autres. Le terroriste des grands Lacs, Paul Kagamé a ses Kapo en France. Richard Gisagara fait partie de sa Gestapo Hitlérienne en France. Il veut me museler par une double peine: dépublier l'article de Charles Onana, à  mon insu et procès avec amendes de 45 000 euros. Wouahhh ! Je ne suis ni pour la Tutsiphobie ni Hutuphobie ni Twaphobie. Promouvoir la réconciliation au Rwanda, c'est :

1. Condamner tous les génocides, crimes de guerre ou contre l'humanité;

2. Accepter que les criminels Tutsi et Hutu soient poursuivis et jugés.

La politique d'apartheid, excluant les victimes Hutu et Twa, est un projet génocigène.

Or la République démocratique du Congo est victime d'une génocide silencieuse de 12 millions des morts par le Négationniste Paul Kagamé. Celui-là  même qui veut faire la loi en France avec le génocide des Rwandais. Envahissant le Zaïre, actuelle République démocratique du Congo en 1997, les troupes rwandaises aux ordres de Kagame composées de Tutsis de l`APR, en même temps qu`elles y provoquaient la chute du président Mobutu, ont procédé dans la province voisine du Kivu mais aussi dans la plus grande partie du pays, au massacre systématique de ces réfugiés (tenus pour `` génocidaires » y compris les femmes et les enfants qui venaient de naître) et de Zaïrois (aujourd`hui appelés Congolais). Le Dr Denis Mukwege a-t-il reçu le Prix Nobel de la Paix 2018, pour rien ?

Paul Kagame, l'ogre de Kigali est à  la fois une victime et un impitoyable justicier. Maître du mensonge, il a orienté particulièrement sa propagande contre la France, accusant l`armée française d`avoir coopéré au génocide. Une accusation dont le fondement laisse à  désirer. Personnage monstrueux, Paul Kagame, le boucher des grands lacs a reçu par dès 1990 l`appui des Etats-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, de la Belgique, d`Israà«l et de l`Afrique du Sud. Appui étatique discret mais aussi appui privé de grande sociétés intéressées par l`exploitation de notre province du Kivu , principal gisement de métaux rares dans le monde. Une fois au pouvoir, pour narguer la France après l'avoir accusé de tous les péchés du monde, Paul Kagame a quitté le monde francophone pour rejoindre le Commonwealth, imposé l`anglais au lieu du français comme langue officielle et placé néanmoins fin 2018 sa ministre des affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, au secrétariat général de la francophonie.

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mercredi 27 novembre 2019

RDC: Haute Trahison de Tshilombo, retour de 10 000 ex-combattants M23 !

Les ex-combattants du M23 sont des mutants. Ils ont cà´toyé tous les anciens mouvements rebelles qui ont sévi en République démocratique du Congo : Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD).et ils se sont déclarés Mouvement du 23 Mars (M23) dont les revendications sont rwandaises et non congolaise. Pendant que le Rwandais Bosco Ntaganda, qui a tenté de se faire passé pour un Congolais, ne parlant aucune langue congolaise, est condamné par la Cour Pénale Internationale (CPI), Tshilombo, le fameux fils de Tshisekedi, demande la levée des mandats d'arrêt émis contre les criminels rwandais du M23 et leur intégration dans l'armée FARDC. Grà¢ce à  nos fins limiers, nous apprenons que les ex-combattants M23 sont au nombre de 10 000 au Rwanda et en Ouganda ! Tshilombo a-t-il la maîtrise de ce chiffre ? Qui nous dit qu'il n'aura pas des infiltrés ? Les M23 sont finalement pardonnés par Tshilombo pour être brassés aux Fardc. Le Congo est-il devenu le bastion de tous les criminels ?

Les M23 ont créé un groupe rebelle criminel, un groupe qui a pris le contrà´le d'une partie du pays. Ils ont pillé, violé les femmes et commis des monstruosités. Le vaillant héros, le colonel Mamadou Mustapha Ndala, commandant du 42e bataillon de l`unité de réaction rapide (URR) des Forces armées de la RDC (FARDC), était adulé par la population congolaise adulait. En effet, l'URR des FARDC avec Mamadou Mustapha Ndala avait réussi une victoire écrasante sur le Mouvement rebelle du 23 mars (M23) dans les territoires de Nyiragongo et Rutshuru au Nord-Kivu après vingt mois de guérilla. Le M23 ont fui au Rwanda et en Ouganda.

L'inoubliable "Vaillant héro", Mamadou Mustapha Ndala !

2 janvier 2014, jour du crime abominable. L`acte ignoble s`exécute à  Ngadi, village situé à  une dizaine de kilomètres de la ville de Béni, du territoire éponyme en province du Nord-Kivu. Le convoi qui transportait le commandant du 42e bataillon de l`unité de réaction rapide (URR) des Forces armées de la RDC (FARDC), Mamadou Mustapha Ndala (le vaillant héros) et nombre de ses gardes sont la cible, d`une "attaque à  la roquette par des inconnus." Le bilan est très lourd. Ils sont tous tués.

Retirer les mandats d'arrêt contre les criminels du M23, c'est cracher sur la mort de Mamadou Mustapha Ndala et son troupe !

Qui est Ben Baruch Claude Ibalanky Ekolomba ? Pour qui roule-t-il ? Est-il aussi un des compatriotes "Avatars", qui n'a du Congo que le fait d'avoir des parents Congolais et d'y être né, mais dont les agissements font croire aux réseaux mafieux ? Ben Baruch Claude Ibalanky Ekolomba, de lui même et par sa conscience, ramener les criminels du M23 pour les mixer aux Fardc, est-elle la solution idoine pour le Congo ?

Dans les pays des grands Lacs, seule la République démocratique du Congo passe son temps à  brasser, mixer des rebelles criminels au sein des Fardc. Pourquoi le Rwanda n'a jamais mixé ses interahamwe ? L'Ouganda ses ADF-NALU ? Le Burundi ses opposants ? Ben Baruch Claude Ibalanky Ekolomba a une lourde responsabilité sur tout ce qui peut arriver aux populations congolaises.

Les mandants d`arrêt contre les leaders et combattants du Mouvement du 23 mars (M 23) doivent être retirés par la République démocratique dans les tous prochains jours. C`est relativement à  une correspondance du 20 novembre en cours, portant objet `` Retrait des mandats d`arrêt contre les ex-combattants du Mouvement du 23 mars (ex-M23) » adressée à  l`Auditeur général des FARDC par Ibalanky Ekolomba Claude, Coordonnateur du Mécanisme National de Suivi de l`Accord-cadre d`Addis-Abeba.

Ben Baruch Claude Ibalanky, le coordonnateur du Mécanisme dit agir conformément aux pourparlers qui ont eu lieu le 28 octobre 2019, au Rwanda, entre une délégation de la RDC et les leaders de l`ex-M23 vivant en République du Rwanda au sujet de leur rapatriement.

Depuis qu'il a été découvert comme l'un des Bandoki Ya Congo, Ben Baruch Claude Ibalanky, le coordonnateur du Mécanisme patauge dans des mensonges éhontés. Sur les réseaux sociaux, il tente de parler de suspension et non de retrait des mandats. Ce fieffé menteur, disciple de Tshilombo croit il peut continuer à  se jouer du peuple congolais. Dans cette correspondance Ben Baruch Claude Ibalanky, le coordonnateur du Mécanisme, est claire:

`` […] A ce sujet, je tiens à  relever que lors de la rencontre du 28 octobre sus-évoquée, les parties ont convenu de l`élaboration d`une feuille de route pour assurer avec succès ledit rapatriement.

Il y a lieu de préciser que les parties devraient respectivement mettre en œ“uvre les termes de la feuille de route énoncée, élaborée à  l`issue des pourparlers qui avaient eu lieu à  Kigali les 11 et 12 juillet 2019.

Les points essentiels contenus dans cette feuille de route porte sur l`amnistie ainsi que l`intégration militaire et politique des membres de l`ex-mouvement du 23 mars (ex-M23).

C`est dans cette optique que la Justice militaire de la République démocratique du Congo a donné un avis favorable à  la demande de retrait des mandats d`arrêt émis à  l`encontre des leaders de ce mouvement.

Il appert à  ce sujet de mentionner qu`il a été recommandé à  la même occasion, au Mécanisme National de Suivi de l`Accord-cadre d`Addis-Abeba, dont je suis le Coordonnateur, de vous saisir aux fins du retrait effectif desdits mandats dans le souci de préserver la paix.

Pour toutes fins utiles, je vous transmets en annexe à  la présente, le rapport des échanges entre la délégation de la RDC et les leaders de l`ex-M23 sur le rapatriement volontaire, ainsi que la feuille de route conjointe des activités relatives au rapatriement des ex-combattants M23 présents en République du Rwanda. […] ».

Pour rappel, ces discussions au tour du rapatriement des ex-combattants du M23 ont eu lieu, sur demande du Rwanda, alors que la RDC préparait de lancer des opérations contre les ADF, une rébellion ougandaise qui sème désolation dans l`Est de la République depuis beaucoup d`années.

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lundi 18 novembre 2019

RDC: Vers une transition exceptionnelle et incontournable pour Armand Mavinga Tsafunenga du CMD!

Réveil FM International a lu avec beaucoup d`intérêt le message que vient de publier le 15 novembre 2019 le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) qui demande à  toutes les forces congolaises de se mettre ensemble pour examiner ses propositions pour une transition exceptionnelle urgente en République Démocratique du Congo. Ce message est signé par son Président, le visionnaire Armand Mavinga Tshafunenga qui est une personnalité qu`on ne présente plus. Réveil FM International qui connaît sa vision pour une transition exceptionnelle depuis 2006 dans le cadre du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC), l'avait déjà  interviewé sur sa vision de la Transition sans "Mr. Joseph Kabila" en 2009. En 2017, Armand Mavinga Tsafunenga, en sa qualité de Président de la Coalition pour le Changement pour la République Démocratique du Congo (3C-RDC), a publié un important ouvrage intitulé : `` Les 20 engagements pour une transition démocratique et pacifique exceptionnelle en République Démocratique du Congo » (Paris, 3C-RDC, 2017, 222p.). Dans cet ouvrage, il fixe le cadre nécessaire pour jeter les bases du Grand Congo du 21ème siècle. C`est ainsi qu`en septembre 2018, l`intéressé a répondu à  cinq questions de Réveil FM International pour réaffirmer sa vision d`une transition sans Kabila. Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) demande à  toutes les forces vives congolaises de se mettre ensemble pour examiner ses propositions pour une transition exceptionnelle urgente en République Démocratique du Congo.

Depuis 2006, le Président Armand MAVINGA TSAFUNENGA est demeuré constant dans ses positions. Considérant que les élections qui se préparaient en 2006 n`allaient pas nous permettre de sortir de notre longue crise, ce dernier, dans le cadre du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC), avait publié en mai 2006 un Programme triennal d`urgence pour la République Démocratique du Congo qui reste d`actualité jusqu`aujourd`hui. Il rappelle sans cesse que notre pays a pris un mauvais départ depuis les élections injustes, criminelles et tristes de 2006 et qu`il faut une transition exceptionnelle qui ne sera pas une simple transition à  vocation électorale, car la grave crise congolaise n`est pas une crise électorale. Pour lui, comme pour le MPDC et la 3C-RDC, les crises électorales ne sont que des conséquences de la longue crise multiforme congolaise. Cette crise est avant tout une crise d`essence géostratégique, économique et culturelle, pour ne pas dire spirituelle. Dans sa vision d`une Transition sans Kabila, il a toujours pris soin de souligner qu`il s`agit d`une transition pour une vraie refondation de la République Démocratique du Congo appelée à  devenir le Grand Congo du 21ème siècle. C`est donc une transition qui doit servir de pont et surtout de charnière entre l`ancien Congo représentant l`ancien système avilissant, qui doit se terminer avec Joseph Kabila (mais un système qui n`a pas commencé avec lui), et le nouveau Congo appelé à  être le Grand Congo du 21ème siècle. Dans ce contexte, le deal obscur FCC-CACH fait partie de l`ancien Congo et Kabila y est partie prenante. Une autre constance est qu`il a toujours rappelé que toutes les transitions à  simple vocation électorale ont échoué depuis la Conférence Nationale Souveraine (CNS) en 1991-1992, car la grave crise congolaise n`est pas électorale. Les crises électorales servent à  entretenir cette crise qui est la plus grave après la Deuxième Guerre Mondiale avec plus de 10.000.000 de morts. Ces millions de Congolais ne sont pas morts pour et par des élections.

Le visionnaire Armand Mavinga Tsafunenga, écrivain engagé, fait partie de l`intelligentsia de la diaspora congolaise. C`est connu que c`est un grand homme de culture et un érudit. Homme de foi, de conviction et d'action, il est le précurseur de la vision d`une transition exceptionnelle depuis 2006. Il a aussi une grande vision du rà´le de la diaspora congolaise pour l`émergence du Grand Congo du 21ème siècle, en se fondant sur le message prophétique de Mfumu KIMBANGU. Message prophétique de `` Bana ya bilaka » ou `` les enfants de la promesse » de notre ancêtre KIMBANGU : `` Les enfants qui sont partis, quand ils prendront conscience, reviendront pour la vraie libération et la construction de l`Afrique et notamment du Congo. » INGETA, qui signifie en langue Kikongo amen, qu`il en soit ainsi, un oui profond, nous renvoie directement à  cette promesse. INGETA qui revient maintenant dans toutes les manifestations de la diaspora congolaise. Pour Armand Mavinga Tsafunenga, la diaspora congolaise doit être considérée comme une province spéciale de notre pays, compte tenu de son extraterritorialité.

Compte tenu de l`importance du message qu`a publié le Président Armand Mavinga Tsafunenga avec le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC), Réveil FM International a posé sept questions à  ce dernier pour avoir certaines précisions, car demander aux forces vives congolaises de se mettre ensemble appelle l`organisation d`un dialogue ou d`une table ronde. Tout le monde connaît les revers des dialogues sans issue dans notre pays. Notre pays est devenu le pays des concertations et des dialogues improductifs. Le dialogue est devenu un moyen de se partager le gà¢teau `` Congo » en laissant le peuple dans la terrible misère. Le message en question du CMDC est publié ci-dessous après les réponses de l`intéressé à  nos questions.

Symphonie de la nouvelle grande société civile congolaise, ancien expert des organisations internationales dont l`UNESCO, Ambassadeur de paix engagé dans le dialogue des cultures et des religions, conscience engagée pour la justice et la paix au niveau mondial, écrivain poète, Pasteur, chercheur, enseignant, lexicologue, Président du Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC), Président du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC), auteur d`une vingtaine d`ouvrages et de plusieurs rapports techniques.

1. Réveil FM International: Depuis la Conférence Nationale Souveraine (CNS) en passant par le dialogue intercongolais à  aujourd`hui, le dialogue est une sorte de mangeoire où des mangeristes patentés et mangecrates professionnels viennent à  table pour se partager le gà¢teau. Cela est ancré dans la politicaillerie congolaise. Comment aller à  un dialogue pour la refondation du Congo sans se faire noyauter par ceux-là  qui ont fait du `` dialogue » un boulot permanent ?

Armand Mavinga Tsafunenga: Il faut savoir lire les signes des temps et anticiper, Monsieur Freddy MULONGO. Les temps sont en train de changer et il n`y a que des cœ“urs aveuglés et endurcis qui ne peuvent pas le comprendre. La pression populaire a empêché Mr Kabila d`être candidat en 2018. En dépit d`un processus électoral cynique et inique, le Peuple Congolais s`est mobilisé de manière décisive pour aller voter le 30 décembre 2018. C`est un message très fort pour l`avenir. Les vrais résultats sont connus. Il ne faut pas mépriser ou sous-estimer ce peuple qui est parti en masse voter et dont le vote n`a pas été considéré. En lieu et place, on leur a présenté le deal FCC-CACH, c'est-à -dire le deal entre le Front Commun pour le Congo et le Cap pour le Changement. Le message du Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) est un message réaliste qui tient compte des réalités du terrain et des grands enjeux qui risquent de faire disparaître le Congo. Les propositions du CMDC sont équilibrées et bien réfléchies. Nous ne prà´nons pas l`exclusion, mais nous prà´nons l`excellence. Il ne s`agira pas du tout d`organiser le genre de dialogues que nous avons connus. Il s`impose à  tous d`organiser une transition exceptionnelle de la nouvelle intelligence congolaise ou une transition du génie congolais. C`est une nouvelle intelligence congolaise de la lecture du monde, de la bonne gouvernance, de la paix, de la liberté, de la solidarité, du bien vivre ensemble, de la sécurité et de la prospérité collectives.

Il nous faut une grande vision qui va tous nous élever au-dessus de la configuration politique actuelle des partis et plateformes politiques pour inventer un nouveau Congo, appelé à  devenir le Grand Congo du 21ème siècle. Vous avez raison Monsieur Freddy MULONGO quand vous stigmatiser la configuration politique actuelle dans notre pays. Cette configuration politique a été mise en place par un système de tennis politique injuste et inadapté, de prédation, de corruption, de clientélisme, voire de clanisme et de tribalisme, et d`inertie pour la destruction de notre pays. Nous sommes condamnés de redonner au dialogue sa valeur millénaire de la civilisation africaine. Le dialogue fait partie de notre identité profonde de la force de notre démocratie de l`excellence et de la sagesse du consensus. Nous avons transformé, en notre propre destruction, le dialogue en une circonstance ou en un lieu du mensonge, de la corruption, de la trahison, des crimes de tous genres et des intérêts personnels diaboliques. La crise congolaise est une crise éminemment culturelle, c`est la crise de l`être humain qui a perdu ses repères. Il s`agit ici d`une vision large et globale de la culture qui englobe le spirituel. La transition prà´née par le CMDC est exceptionnelle, car elle doit jeter les bases d`une vraie révolution culturelle construite par la nouvelle intelligence congolaise.

C`est vrai qu`une nouvelle rencontre, dans n`importe quelle forme, fait peur et n`inspire pas confiance. Les propositions du CMDC tiennent compte de l`histoire de nos échecs. Diriger, c`est savoir lire les signes des temps et anticiper. Nous devons prévenir un suicide collectif de notre peuple et de notre pays. Nous sommes en pleine reconfiguration rapide du monde. Si nous n`agissons pas maintenant, nous allons disparaître comme peuple et le Congo ne va plus exister bientà´t dans sa forme actuelle. C`est pour dire que les politiciens qui ont fait de la politique un banal métier pour s`enrichir et prévenir leurs intérêts seront les premiers à  être frappés de plein fouet, s`ils tentent de bloquer cette approche salutaire pour nous tous. S`ils s`opposent à  la refondation du Congo grà¢ce à  une transition exceptionnelle, ce sera pour eux un acte authentique de suicide politique.

2. Réveil FM International: Quelles sont les grandes lignes en similitudes et différences entre vos propositions et celles de Martin Fayulu pour la sortie de crise ?

Armand Mavinga Tsafunenga: Avant toute chose, je félicite le compatriote Martin FAYULU, dans la situation très compliquée qui est la sienne, de proposer une transition pour l`organisation des nouvelles élections dans 18 mois. Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) se réjouit qu`il l`ait rejoint dans le besoin d`une transition pour notre pays. Les membres du CMDC étaient convaincus que les conditions n`étaient pas du tout réunies pour aller aux élections de décembre 2018. Ils n`avaient pas tort, car nous avons assisté à  l`un des processus électoraux les plus cyniques, iniques et humiliants de l`histoire des peuples et des nations au 21ème siècle. Quand on se dit `` Président élu » et on vous demande de faire une proposition de sortie de crise où vous ne serez pas établi Président, c`est un piège très difficile en à¢me et conscience. Les quatre propositions du compatriote Martin FAYULU constituent des éléments partiels de notre grande vision de la transition. Nous insistons tous sur les réformes profondes et urgentes. Mais la touche particulière de ce dernier est sa proposition de créer toute une institution qui s`occupe des réformes, à  savoir le Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI). C`est une originalité qui met en lumière la nécessité de la mise en place d`un vrai laboratoire national des réformes importantes et urgentes pour que nous tournions la page d`un mauvais passé.

La différence est que la vision du compatriote Martin FAYULU est une vision partielle de notre vision globale. C`est une vision de 18 mois pour aboutir à  des élections. Le CMDC propose une vision globale de 36 mois pour jeter les bases du nouveau Congo. Le CMDC insiste sur la mise en place d`abord d`une grande tradition des élections irréprochables et incontestables en se fondant sur notre identité profonde, avant l`organisation des élections. Le HCNRI devrait contribuer à  ce que le CMDC appelle la nouvelle intelligence congolaise ou le génie congolais qui devra être introduit dans notre Constitution. Cette dernière est un livre sacré d`un peuple qui doit refléter son génie propre. La transition exceptionnelle prà´née par le CMDC devra introduire le génie congolais et la sacralité congolaise dans notre Constitution. Ce sont là  deux lacunes de notre Constitution qui font que celle-ci peut devenir un simple règlement d`ordre intérieur du pouvoir. Notre compatriote considère plus la crise congolaise comme une crise électorale, quand le CMDC la considère comme une crise de nature géostratégique, économique et culturelle dont les crises électorales sont des conséquences. Notre compatriote est tombé dans le piège de proposer une gouvernance à  deux têtes du pays, à  savoir le Gouvernement dirigé par la Coalition FCC-CACH, le HCNRI dirigé par LAMUKA. La Coalition FCC-CACH n`acceptera pas cette proposition et va le renvoyer au Parlement. Pour nous, les réformes seront menées par le Gouvernement de Transition exceptionnelle. Notre compatriote restreint la transition à  trois composantes : FCC, CACH et LAMUKA. C`est une vision partielle qu`il faut dépasser, eu égard aux grands enjeux de la refondation du Congo. Notre transition est une transition de la nouvelle intelligence congolaise qui englobe toutes les forces vives congolaises en incluant la société civile, la diaspora congolaise, la jeunesse et la femme. Les urgences d`une transition exceptionnelle en République Démocratique du Congo sont très bien exposées dans le message du CMDC.

3. Réveil FM International: Peut-on dire que nous avons tous échoué depuis la chute du régime Mobutu en 1997 ? Que dites-vous de la résurgence du drapeau du MPR-Parti Etat dans nos manifestations au sein de la diaspora ?

Armand Mavinga Tsafunenga: Nous avons souligné cet aspect dans notre message. Nous avons tous été incapables d`inventer un nouveau Congo depuis la chute de Mobutu en 1997. Les acteurs clés de cet échec sont connus, mais nous sommes tous responsables de manière collective. D`où l`importance d`une nouvelle intelligence congolaise pour inventer un nouveau Congo. Le tennis politique injuste, inadapté et humiliant mis en place en 1990 continue jusqu`aujourd`hui. Le deal FCC-CACH en est un grand symbole. La crise congolaise tire ses origines de la situation critique dans laquelle le régime Mobutu nous a laissés. Le Président Mobutu et les mobutistes ne vont pas devenir des anges. La résurgence du drapeau du MPR - Parti Etat doit nous interpeller sur la grave crise congolaise. Il y a donc un besoin urgent de rupture ratée avec les élections de décembre 2018 et de début 2019. Ce symbole revient parce que la situation du pays est de loin plus grave qu`à  l`époque de Mobutu. Ce drapeau rappelle les soucis de l`unité nationale, de l`autorité de l`Etat, de la fierté et de la sécurité nationales de Mobutu. Le retour de symboles du MPR doit nous servir d`électrochoc pour nous engager à  bà¢tir une nouvelle et vraie République Démocratique du Congo, différente de ce qu`elle a été jusqu`à  présent. Notre peuple a grandement besoin d`une grande et vraie rupture urgente.

4. Réveil FM International: La Constitution de Liège, écrit par des professeurs Belges en Belgique, qui régit la RDC, renferme en son sein des germes conflictuels. Que faut-il faire ?

Armand Mavinga Tsafunenga: Le CMDC a proposé dans sa vision d`une transition exceptionnelle la mise en place d`une Constituante chargée de la relecture de fond en comble de notre Constitution. La Constitution est le fruit du génie d`un peuple qui veut être un grand peuple dans le concert des nations. La Constitution actuelle ne peut pas nous permettre d`être une grande nation avec des germes conflictuels et des dispositions taillées sur mesure ; elle consacre la création d`un pays sans identité, donc fragile. La Constitution doit correspondre à  la réécriture de notre histoire comme un grand peuple et une grande nation, ayant une mission prophétique en Afrique et dans le monde. Il faut impérativement introduire le génie congolais et la sacralité congolaise dans notre Constitution. C`est le sens même de cette transition exceptionnelle de la nouvelle intelligence congolaise.

5. Réveil FM International: Vous êtes l`un des premiers congolais de la diaspora à  avoir défendu la double nationalité. Avez-vous évolué depuis ? Y a-t-il des garde-fous à  mettre ? Doit-on accorder la nationalité congolaise à  tous ceux qui la réclament, y compris par les armes ? Peut-on être déchu de la nationalité congolaise ?

Armand Mavinga Tsafunenga: Je me souviens vous en avoir parlé en 2005. Je n`aime pas l`expression de double nationalité qui suscite des inquiétudes avec les problèmes que nous avons avec certains pays voisins. Depuis 2003, j`ai toujours évoqué la nécessité d`inclure dans la Loi le principe d`irrévocabilité ou d`inaliénabilité de la nationalité congolaise d`origine. Ce n`est pas l`Etat Congolais qui confère la nationalité congolaise d`origine, mais il la reconnaît et établit la personne concernée dans son droit. Peu importe la nationalité étrangère acquise par un Congolais d`origine, il doit être un Congolais sur le sol de ses ancêtres. Pour tout dire, la nationalité congolaise doit être au-dessus de toute nationalité étrangère acquise par un Congolais, parce que nous sommes un pays et un peuple prophétiques. `` Bana bilaka » ou les enfants de la promesse ne rentreront pas comme des étrangers pour travailler dans leur propre pays. Notre vision doit correspondre à  la vision de nos ancêtres. Toutes les dispositions utiles devront être inclues dans la loi. Il nous faut une loi moderne sur l`immigration. Il nous faut un nouveau cadre intelligent d`identification de la population congolaise et de tous les étrangers vivant sur notre territoire. C`est aussi une des exigences de la transition exceptionnelle préconisée par le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC). Il faudra promulguer une loi qui contient tous les critères objectifs et justes pour les personnes qui veulent acquérir la nationalité congolaise. Cette loi doit comprendre de manière détaillée les critères pour obtenir la nationalité congolaise et les conditions de sa déchéance. Il faut condamner toute tentative de prendre des armes pour réclamer la nationalité congolaise. Toutes ces exigences entrent en ligne de compte des réformes importantes à  opérer au niveau national.

6. Réveil FM International: FCC-CACH, ils sont partenaires et dans une alliance frauduleuse ensemble. Donner 100 délégués à  FCC et 100 autres à  CACH, n`est-ce pas faire boutiquer le dialogue par des politicailleurs ventriotes, profito-situationnistes ? 200 délégués d`un même camp sur 300 ne risquent-ils pas de bloquer la machine ?

Armand Mavinga Tsafunenga: Les propositions du CMDC tiennent compte de manière réfléchie des jeux des acteurs sur le terrain et dans la diaspora. Des critères justes seront appliqués. La Coalition FCC-CACH ne tiendra pas longtemps, d`où il faut anticiper. Le CMDC a prévu sur les 500 membres du futur Parlement de Transition 100 jeunes et 150 femmes avec les critères de renouvellement politique, de compétence et d`intégrité. Ce qui va changer la configuration, car la transition exceptionnelle devra être aussi la transition de la jeunesse et de la femme congolaises. C`est sà»r et certain que les enjeux actuels vont nous conduire à  une nouvelle configuration politique. La crise sociale grave, le chà´mage terrible des jeunes, la conscience politique des jeunes et des femmes, la mainmise économique et financière humiliante vont faire exploser les cloisons des partis politiques et des plateformes politiques qui prennent scandaleusement en otage le destin de tout notre peuple et de notre pays. Bientà´t, les grands partis et plateformes politiques risquent d`être dynamités de l`intérieur par les jeunes et les éternels déçus du système. Les jeunes ne pourront pas continuer à  écouter éternellement des discours démagogiques ou trompeurs de leurs dirigeants qui ne tiennent pas leurs promesses au pouvoir. Si les leaders de grands partis et plateformes politiques s`entêtent à  prendre en otage le peuple congolais et le pays, ce sont bientà´t des jeunes militants ou combattants de leur base qui vont les chasser au niveau de partis, et même demain du pouvoir. Il faut donc anticiper. La transition exceptionnelle nous permettra de construire une nouvelle intelligence congolaise avec les jeunes et les femmes. Faute de ne pas le faire, le Congo va se briser brusquement avec une brutalité inouïe.

7. Réveil FM International: La société civile congolaise est tribalisée et tribaliste. On a vu avec le deal de Tshilombo avec Alias Kabila des leaders de cette société civile s`appuyer sur la coterie tribale pour cautionner le hold-up électoral du fameux fils d'Etienne Tshisekedi. De quelle société civile comptez-vous faire appel, celle d`en haut qui est politisée et tribaliste ou celle d`en bas, en proximité avec les préoccupations de notre peuple ?

Armand Mavinga Tsafunenga: Les propositions du CMDC tiennent compte de notre histoire. Il y a une bonne société civile, comme une fausse société civile instrumentalisée par les politiques. C`est la stratégie montée depuis 1990 dans le cadre du tennis politique injuste, inadapté et totalement déséquilibré pour noyauter les jeux des acteurs politiques dans notre pays. C`est la raison pour laquelle l`identification est une des exigences de la transition exceptionnelle. Qui est qui ? Qui fait quoi ? Cela pour que nous puissions écrire la nouvelle histoire du Congo dont parlait le Héros National Patrice Emery LUMUMBA. Le choix de 100 membres de la société civile pour le Parlement de Transition devra être fait sur la base de critères rigoureux de justice, d`efficacité, de compétence et d`intégrité. La vraie société civile est une, elle est ni en haut ni en bas, mais elle est proche du peuple. Les vrais et solides acteurs de la société civile sont connus, il n`y a pas de secret pour cela. Je me réjouis de la montée en flèche de plusieurs associations dynamiques des jeunes et des femmes au niveau national. La société civile congolaise regorge de nombreux acteurs qui peuvent apporter une contribution majeure à  la nouvelle intelligence congolaise que va mettre en place la transition exceptionnelle préconisée par le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC). Merci beaucoup Monsieur Freddy MULONGO pour toutes vos questions.

La République Démocratique du Congo va tout droit au mur du chaos. La longue crise congolaise ne fait que s`empirer et le chaos est imminent. Il est dangereux de réduire abusivement la crise congolaise en une crise électorale qui n`en est qu`une conséquence logique. La crise congolaise est profonde. Un mauvais diagnostic conduit à  des solutions inefficaces et inadaptées. Le processus électoral inique et scandaleux de décembre 2018 et de début 2019 ne peut pas nous permettre de sortir de cette crise. Comme nous l`avons souligné, il est important que tous les Congolais sachent que personne n`a gagné et personne n`a perdu, mais bientà´t nous allons tous perdre notre peuple et notre pays. Toutes les vraies forces vives congolaises doivent se retrouver d`urgence autour d`une table, dans un contexte et un cadre exceptionnels et justes, pour un Nouveau Pacte National politique, social, sécuritaire, économique, culturel et environnemental.

Les événements qui viennent de se passer le lundi 11 novembre 2019 à  Paris en France, en marge de la participation du Président Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO au Forum de Paris sur la Paix, mettent en lumière une division flagrante en deux parties du Peuple Congolais. Un groupe le reconnait comme le Président de la République Démocratique du Congo, et un autre groupe ne le reconnait pas du tout comme Président de la République. Le drapeau du MPR - Parti Etat est choisi comme un symbole de rupture totale avec le pouvoir en place par des résistants. Cela ne signifie pas que le Président Mobutu et les mobutistes soient devenus des anges. Certains résistants l`ont choisi comme symbole de l`unité nationale chère à  ce dernier, de l`autorité de l`Etat et de la dignité nationale. L`humilité impose au pouvoir en place et à  ceux qui ont signé le pacte FCC-CACH de ne pas mépriser ce peuple qui est sorti en masse pour voter le 30 décembre 2018. Si le Président actuel est légalement Président de tous les Congolais, mais dans le fait, eu égard aux enjeux sur le terrain, il n`est pas le Président de tous les Congolais. Une transition exceptionnelle s`impose donc à  nous tous de manière anticipée et concertée ou de manière brusque. Le triomphalisme de la Coalition du Front Commun pour le Congo (FCC) avec le Cap pour le Changement (CACH) va conduire le pays dans le chaos. Les propos des acteurs de deux camps illustrent clairement aujourd`hui que le pays est dirigé sur la base d`un deal secret et non sur la base des résultats de l`élection présidentielle. La Coalition FCC-CACH est donc une maison construite sur une mauvaise fondation. La cacophonie qui s`observe dans les deux camps est éloquente et promet une crise à  la dimension du deal qui a été conclu en janvier 2019.

Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) a pris acte de la proposition de sortie de crise formulée le 04 novembre 2019 par le compatriote Martin FAYULU MADIDI. Diriger, c`est savoir lire les signes des temps et anticiper. Le CMDC, comme certaines forces vives congolaises, a proposé une transition exceptionnelle bien avant l`organisation des élections qui ne pouvaient qu`être chaotiques. La sagesse veut que nous ne puissions pas sous-estimer une bonne partie de la population qui considère Mr Martin FAYULU MADIDI comme le `` Président élu ». La proposition de ce dernier s`articule autour de quatre points dont le premier vise la création d`un Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI). Ses propositions devraient être examinées dans le contexte de la vision globale d`une transition exceptionnelle du CMDC. Il convient de souligner que toutes les transitions à  vocation électorale ont échoué dans notre pays depuis la Conférence Nationale Souveraine (1991-1992). Le pays a pris un mauvais départ avec les élections injustes, criminelles et clientélistes de 2006. Les élections de 2018-2019 n`ont pas fait démentir ce triste constat.

1. Toutes les propositions de sortie de la grave crise de notre pays appellent une transition exceptionnelle qui ne doit pas être comme les transitions antérieures.

Toutes les propositions de sortie de crise appellent la mise en place d`une transition exceptionnelle. Suite à  l`échec successif de toutes les transitions dans notre pays, se soldant par des crimes et le partage ridicule des postes et du butin `` Congo », le mot `` transition » a acquis un sens péjoratif. C`est toujours mal perçu de parler d`une transition, surtout quand on vient de sortir d`un processus électoral. Mais qu`il soit clair pour nous tous qu`il est impossible de bà¢tir une grande nation stable, démocratique et prospère avec le processus électoral de décembre 2018 et de début de 2019. Ce processus est parmi les processus électoraux les plus cyniques, iniques et humiliants de l`histoire des peuples et des nations au 21ème siècle. Le deal de FCC avec le CACH entrera dans les annales de l`histoire politique congolaise en Afrique et dans le monde.

Le bilan désastreux de notre crise ne cesse de s`aggraver et interpelle notre conscience. Il y a déjà  plus de 8.000.000 de morts, plus de 5.500.000 de Congolaises et Congolais (une population supérieure à  celle du Congo-Brazzaville) déplacés de force et vivant comme des réfugiés abandonnés sur le sol de nos ancêtres, plus de 2.000.000 de femmes et enfants violées et traumatisées, des millions de Congolais poussés à  l`immigration sauvage. Et le Peuple Congolais est parmi les deux peuples les plus pauvres de l`humanité. Le massacre institutionnalisé et accéléré de la population congolaise à  l`est de la République Démocratique du Congo est un signal terrible et inquiétant. Toutes les institutions souffrent d`illégitimité.

Il nous faut une transition exceptionnelle pour éviter une nouvelle guerre internationale du Congo. Une rupture brusque du deal FCC-CACH va conduire le pays dans cette guerre, car d`autres armées étrangères vont s`ajouter sur notre territoire. Et ce sera la balkanisation tant rêvée par les ennemis du peuple congolais et du Grand Congo. Outre les armées de pays voisins, des groupes terroristes, des mercenaires de quatre coins du monde et des groupes militaires d`intérêts internationaux vont envahir notre pays, notamment à  l`est et au nord. Nous risquons tous de vivre bientà´t la fin du Grand Congo, si nous ne nous humilions pas pour nous mettre ensemble autour d`une table. Mais pas pour un dialogue de trahison et de compromission.

A l`allure où vont les choses avec le deal compliqué FCC-CACH, il n`y aura ni vainqueur ni vaincu, mais il n`y aura que des vaincus d`un deal impossible où les partenaires tiennent à  se neutraliser mutuellement. Une crise inattendue peut faire voler en éclats ce deal et plonger notre pays dans les jours les plus sombres de notre histoire. Il faut donc éviter un suicide collectif. La communauté internationale ne pourra pas l`empêcher, mais viendra seulement le constater. Faisons donc très attention aux sentiments d`orgueil et de triomphalisme, car le chaos est bien devant nous. Une nouvelle forme terrible de terrorisme risque de balayer les intérêts de tout le monde, y compris de ceux des puissances traditionnelles et émergentes et des multinationales. Ce deal n`ira donc pas au bout en dépit de l`appui extérieur. Il faut donc anticiper, car diriger c`est savoir lire les signes des temps et anticiper.

Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) comprend la difficulté de Mr Martin FAYULU MADIDI dans sa proposition de sortie de crise, en sa qualité de `` Président dit élu ». Ce n`est pas étonnant qu`il tombe dans le piège de proposer une sorte de direction du pays à  deux têtes, à  savoir d`un cà´té la Coalition CACH-FCC qui dirige le Gouvernement, et de l`autre LAMUKA qui dirige le Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI). Cette proposition est un piège, car la Coalition CACH-FCC, qui empêche la vérité des urnes, n`acceptera pas la mise en place de cette institution et va renvoyer le dossier des réformes institutionnelles à  son Parlement. Tous les leaders de LAMUKA se trouveront donc dans le piège de légitimer le pouvoir de CACH avec le FCC qu`ils ont considéré comme un pouvoir volé et donc illégitime. Souvenons-nous de tout ce qui s`est passé après la Conférence Nationale Souveraine. La Coalition CACH-FCC ne permettra pas la mise en place du Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI). La crise congolaise ne peut pas se résoudre dans une vision partielle CACH-FCC - LAMUKA. La crise est très grave et profonde. Le compatriote FAYULU propose 18 mois pour la transition. Le CMDC estime qu`il faut une durée réaliste de 36 mois. Il faut une vision globale, correspondant à  la dimension multiforme de la crise, qui intègre toutes les composantes importantes de la société, à  savoir : une nouvelle configuration politique, la société civile, la jeunesse, la femme, la résistance, la diaspora congolaise. Les réformes seront menées par le Gouvernement de Transition sur la base d`un Programme triennal d`urgence politique, sociale, sécuritaire, économique, culturelle et environnementale. La crise congolaise actuelle va se solder par la dissolution de l`Assemblée Nationale et du Sénat. Il faudra mettre en place un Parlement de Transition avant l`organisation des élections crédibles qui commenceront cette fois-ci par des élections locales. Une bonne démocratie commence par la base et non par le sommet.

Il s`agit d`une transition exceptionnelle pour un nouveau et bon départ de notre pays, la République Démocratique du Congo. Toutes les réformes importantes et urgentes à  mener devront conduire à  l`adoption d`un Nouveau Pacte National politique, sécuritaire, économique, social, culturel et environnemental. Mais il faudra au préalable faire un audit rigoureux et neutre de toutes les institutions du pays, y compris des institutions de la décentralisation. Ce ne sera plus une transition clientéliste de partage des postes. Ce sera une transition où la société civile, la jeunesse, la femme, la diaspora congolaise devront jouer un grand rà´le.

2. Un cadre approprié d`une Transition exceptionnelle en République Démocratique du Congo est déjà  préparé

Il est impossible de présenter toutes les options de la transition dans le présent document. Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) est engagé pour la sortie de notre pays de la crise en tenant compte des intérêts en présence et des jeux des acteurs nationaux et internationaux.

2.1.Les urgences d`une transition exceptionnelle

- Se mettre ensemble pour inventer un nouveau Congo, un Grand Congo digne de nos ancêtres, martyrs et héros. Depuis le départ de Mobutu en 1997, nous avons été tous incapables d`inventer un nouveau Congo.

- Mettre véritablement et de manière originale la République Démocratique du Congo sur les rails des Etats de droit modernes en jetant les bases de la refondation de la nation congolaise. Il faut mener toutes les réformes urgentes et importantes de l`Etat.

- Réaliser un audit complet de l`Etat et de toutes les institutions, y compris l`audit de la Commission Nationale Électorale Indépendante (CENI) et de la Cour Constitutionnelle. Audit réalisé par des cabinets indépendants outillés.

- Réinstaurer l`autorité de l`Etat sur toute l`étendue du territoire national, anéantir tous les groupes armés et milices, reformer en profondeur l`armée, la police et les services des renseignements pour défendre l`intégrité territoriale et la sécurité des personnes et des biens.

- Arrêter le développement d`une nouvelle forme de terrorisme qui a pris racine et qui va faire exploser bientà´t notre pays et toute la région.

- Établir un pont ou une solide charnière entre l`ancien Congo, entendu l`ancien système qui a détruit notre pays et qui doit se terminer maintenant, et le nouveau Congo, un Congo solide, stable, uni, prospère, libre et solidaire, fondé sur la Justice qui élève une nation et affermit le pouvoir.

- Organiser l`identification de la population par l`organisation d`un recensement national scientifique. Identification précise de tous les étrangers vivant au Congo dans le cadre de la formulation d`une nouvelle loi sur l`immigration.

- Restructurer en profondeur la Commission Électorale Nationale Indépendante et de la Cour Constitutionnelle. Désigner de nouveaux juges de la Cour Constitutionnelle restructurée. Mettre en place une nouvelle formule de la CENI avec de nouveaux responsables. Promulguer une nouvelle loi électorale.

- Introduire le génie congolais et la sacralité congolaise dans la Constitution de la République Démocratique du Congo. Cette Constitution contient des dispositions qui consacrent des conflits d`intérêts, une certaine impunité, le clientélisme et une vision inadaptée du Congo conçu comme un Etat curieusement sans identité. Deux lacunes graves se remarquent dans cette Constitution, à  savoir l`absence du génie congolais et de la sacralité congolaise. La Constitution est le fruit du génie d`un peuple par rapport à  son identité profonde et incontournable, à  ses réalités et aux grands enjeux mondiaux de paix, de justice, de liberté, de solidarité, de prospérité et de sécurité. Ce qui illustre l`importance de l`exception culturelle dans la vision de la Nation et de l`Etat Congolais.

- Sortir définitivement la République Démocratique du Congo de la tragi-comédie des élections iniques, cyniques et criminelles, des élections de nomination des candidats par le pouvoir au détriment de la volonté du peuple. La transition exceptionnelle devra se terminer par l`organisation historique des élections incontestées et incontestables, en commençant par les élections locales. On ne commence jamais la construction de la maison par la toiture. Il ne s`agit pas simplement d`organiser des élections crédibles, libres, transparentes et justes, mais avant tout et surtout de mettre en place une tradition des élections transparentes, libres, justes, adaptées, incontestées et incontestables puisant dans notre identité profonde.

- Jeter enfin les bases qui permettent de résoudre définitivement le paradoxe d`un pays potentiellement très riche et dont les habitants sont parmi les plus pauvres de l`humanité. Toutes les conditions de décollage économique devront être réunies par la formulation d`une nouvelle politique économique et financière. Il faut arrêter une nouvelle politique ambitieuse de création des richesses. Il faudra mettre sur pied six pà´les (régions) d`excellence économique au niveau national pour éviter la balkanisation économique de notre pays.

- Assurer, dans un cadre juste, équilibré et cohérent, la sécurité de l`ancien Président de la République, de ses membres de famille et de ses collaborateurs, ainsi que la sécurité de leurs biens. Asseoir un Etat qui protège tout le monde dans le cadre global de la justice.

- Mettre en œ“uvre un Programme triennal d`urgence politique, sécuritaire, sociale, économique, culturelle et environnementale. Mettre en place d`urgence les institutions de la transition, à  savoir : le Gouvernement, le Parlement, la Constituante et les organes d`appui à  la démocratie.

2.2.Durée de la transition : 36 mois.

2.3. Du Gouvernement de Transition

Sous réserve d`améliorations futures du cadre, des consultations menées depuis 2017, la formule la plus proposée est celle d`un Président de la République avec deux Vice-Présidents. Il s`agit de :

- Le Président de la Transition, Président de la République ;

- un Vice-Président chargé des Réformes institutionnelles, de la Réconciliation et de la Reconstruction Nationales ;

- un Vice-Président chargé de l`Identification, de la Défense et de la Sécurité Nationales.

Le Gouvernement de Transition sera chargé de la mise en œ“uvre d`un Programme d`urgence politique, sécuritaire, sociale, économique, culturelle et environnementale. Ce qui est le plus important, c`est le profil des personnalités qui doivent codiriger la transition. La transition exceptionnelle devra être codirigée par une personnalité de la diaspora qui sera au cœ“ur de la vision de ladite transition.

2.4. Du Parlement de Transition

. Sous réserve d`améliorations futures du cadre, le Parlement de Transition de 500 membres devra être mis en place pour remplacer le Sénat et l`Assemblée Nationale, totalement déséquilibrés et globalement nommés, qui devraient être dissous pour éviter un grand chaos brusque. La composition sera la suivante dans un processus exigeant de justice et de réconciliation nationale :

a. 100 représentants de la Société Civile, non instrumentalisée par les acteurs politiques (mouvements citoyens, ONG des droits de l`homme, mouvements des femmes, jeunes leaders de la génération consciente, représentations professionnelles, médias engagés, personnalités indépendantes);

b. 100 représentants du CACH ;

c. 100 représentants du FCC ;

d. 100 représentants de LAMUKA ;

e. 100 représentants de la diaspora congolaise. C`est une nouvelle dimension importante. La diaspora congolaise, premier bailleur de fonds de notre pays, ne mène pas son combat pour être instrumentalisée par des partis ou plateformes politiques. La diaspora congolaise devra être considérée comme une province spéciale de la République Démocratique du Congo. La résistance, des acteurs politiques, des experts et des responsables des médias engagés doivent apporter leur contribution au Parlement de Transition. Le principe de l`irrévocabilité ou de l`inaliénabilité de la nationalité congolaise d`origine devra être adopté. Dans un rà´le prophétique, les Congolais de la diaspora ne peuvent venir travailler dans leur pays comme des étrangers.

Des critères rigoureux seront appliqués pour le choix de membres des institutions de la transition. Il sera tenu compte du critère du renouvellement politique, de la compétence, de l`équilibre régional, de l`incitation des jeunes et des femmes à  la responsabilité politique, de la représentativité de toutes les couches de la société. Ce sont des fils et filles méritants du pays qui seront appelés à  la responsabilité. Le Parlement de Transition devrait être dirigé par une personnalité émérite de la société civile. Il est souhaitable que sur les 500 membres du Parlement de Transition qu`il y ait 100 jeunes et 150 femmes. S`il y a un refus de se mettre autour d`une table et dans l`hypothèse d`une crise majeure qui conduit à  une transition exceptionnelle, la présente configuration du Parlement de Transition va totalement changer.

2.5. De la Constituante

La mise en place d`une Constituante pour analyser à  fond toutes les dispositions conflictuelles dans la Constitution. Un Pacte National de la Transition (PNT) sera pris pour couvrir les aspects de la transition exceptionnelle non prévus dans la Constitution. Ce qui contribuera ainsi à  donner une nouvelle intelligence pour des réformes constitutionnelles futures. Le génie congolais et la sacralité congolaise devront être introduits par la suite dans cette Constitution. Quatre grands éminents juristes et philosophes politiques congolais sont identifiés pour diriger la Constituante.

2.6. Des organes d`appui à  la démocratie

Une réforme de fond en comble s`impose pour les institutions d`appui à  la démocratie, à  savoir la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et le Conseil Supérieur de l`Audiovisuel Congolais (CSAC) pour l`organisation des élections irréprochables à  tous les niveaux. Des états généraux des élections en République Démocratique du Congo seront organisés pour évaluer objectivement le processus électoral et proposer des réformes urgentes et profondes de la CENI dans ses structures, son fonctionnement et sa composition. Il n`y a pas de vraie démocratie sans la défense des droits de l`homme et notamment de la liberté d`expression, d`opinion et d`association. La liberté de la presse est essentielle dans un système démocratique. Il faudra repenser totalement le fonctionnement du Conseil Supérieur de l`Audiovisuel Congolais (CSAC) afin de donner à  tous sans exception les mêmes chances et droits d`accès aux médias tant publics que privés.

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mardi 29 octobre 2019

Twitter: Un "Brouteur" se fait passer pour Madame Brigitte Macron !

Etre "Brouteur" est tout un métier d'escroquerie sur les réseaux sociaux. L'expression "Brouteur" fait allusion d`une part à  ces "arnaqueurs qui séduisent des gens pour leur demander de l`argent", d`autre part aux "moutons qui se nourrissent sans efforts". Un brouteur est un arnaqueur opérant sur Internet, notamment sur les réseaux sociaux. Faites comme Réveil FM international, évitez de vous faire avoir ! Il se prénomme Brigitte Marie-Claude Macron, sur son compte Twitter:@brigitteMMACRON ! Sa photo de profil twitter, est celle de Madame Macron, épouse du président de la République française, en médaillon sur une bande bleu: la République en marche ! Son slogan: La FRANCE, notre chère patrie. Travaillons toujours et encore pour la révélée aux yeux du monde. Dimanche 27 octobre à  14h47, voici le message reçu in box sur Twitter:

Bonjour Je voudrais bien discuter avec toi mais la gestion du pays avec mon mari ne me le permet pas. Je me connecte très rarement et si je t`envoie ce message c'est pour t'expliquer une situation qui me prend la tête depuis hier, tu sais quoi ? Bientà´t 1 ans que mon feu frère Jean Claude Trogneux est décédé . un mois avant son décès, il était en vacance au TOGO précisément à  kara. Pendant cette periode , il m'a contacté pour que je puisse lui envoyer certains de ses effets personnels dont , son ordinateur portable de marque HP pour sa distraction, un appareil photo numérique pour prendre quelques vue , une carte bleue comportant une somme de 85000 euros via le service de transport DHL EXPRESS . Bien avant que le colis ne lui parvient , il était tombé malade et décida dans le temps de se retourner en France . Depuis , ce colis est resté non réclamé jusqu'à  ce qu'il ne trépasse. Depuis ce temps , j'ai été sonné deux fois de suite par le service DHL Togolais par rapport au colis n'ont réclamé . Mais les obligations politiques ainsi que mon calendrier ne me permettais rien du tout . voilà  que le service de logistique m'informa a nouveau du colis non réclamé qui sera remis au magasin si rien n'est fait dans les 72h .Je t'en fais don car je ne veux plus les reprendre puisse que pour moi et ma famille c'est un mauvais souvenir . J'aurais voulu que tu contactes le directeur de DHL EXPRESS SERVICE au Togo et lui dire que le colis doit te revenir maintenant, je n'ai vu personne en ligne donc sache que c'est ta chance si je t'ai choisi parmi mes amis pour te faire ce don. La seule chose que le directeur peux te demander est le numéro tracking du colis, tu lui communiques ce code TR006458 dès que tu le contact .il te dira quoi faire pour t'envoyer ce colis. je ne veux en aucun cas que ce colis se gaspille il serait mieux de le donner à  quelqu`un ceci fera aussi un bon cadeau pour ma personnalité dans notre pays. Voici l'adressee mail: *dhl.courriel.international@gmail.com* .il faut le contacté, il va t'expliquer comment t'envoyer ce colis et c'est 72h pour le délais de récupération de ces effets en ce qui concerne la livraison.

Brigitte MACRON

Brigitte1957@protonmail.ch

Merci

Notre réponse a été sans concession: Je suis journaliste pas un commissionnaire ! Madame Brigitte Macron, l'épouse du Chef de l'Etat ne se permettrait jamais d'écrire un message pareil. Si tu oses encore m'écrire in box, je te bloque cher imposteur et usurpateur.

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mercredi 16 octobre 2019

RDC: Disloqué en plein vol, l'Antonov EK-72903 a vomi l'appui-tête d'une Toyota au lieu du Lexus blindée de Tshilombo !

Au village Kole dans le Sankuru, où des débris de l'épave de l`Antonov EK-72903, ont été retrouvés...disloqué en plein vol, le cargo a vomi l'appui-tête d'une Toyota au lieu du Lexus niveau de blindage BR12 de Tshilombo qui pesait 7 tonnes. Y avait-il deux véhicules à  bord de ce cercueil volant affrété par la présidence usurpée de Tshilombo ? Il n' a pas de miracle, un avion qui dépasse son tonnage peut s'attendre à  tout. Au delà  de l'entretien hasardeux du coucou urkrainien, la probité morale de son équipage pose problème: " Les deux pilotes russes, le passif semble tout aussi lourd. Vitaly Shumkov, a été brièvement arrêté en Thaïlande en 2010, accusé de transporter 30 tonnes d`armes nord-coréennes.Vladimir Sadovnichy, a été condamné en 2011 au Tadjikistan à  8 années et demi de prison pour trafic" !

6 jours après le crash de l'Antonov EK-72903, la République démocratique du Congo n'a pas décréter le deuil national ni mis les drapeaux en berne. Un vrai mépris pour le peuple congolais et ses morts. Hier soir vers 22h, sur son compte twitter, Gibert Kankonde, ministre de l'intérieur, Sécurité et affaires coutumières du régime Tshilombo-Alias Kabila a timidement tweeté: En attendant de recevoir le rapport des experts dépêchés sur le lieu, qui commencent les enquêtes ce mardi 15 octobre en vue d`élucider les circonstances de l`accident ainsi que le bilan à  établir à  cet effet, j'invite les uns et autres à  la retenue et à  éviter toute spéculation. Gilbert Kankonde a-t-il déjà  géré une crise pour sortir de son trou 5 jours après le crash ? Croit-il depuis son bureau climatisé que le peuple congolais est sa chose ? Informer le peuple est devoir de chaque gouvernement normal et responsable.

En janvier 2019, après son deal pour sa nomination électorale, Tshilombo à  genoux devant Alias Kabila, en présence d'Alexis Ntambwe Mwamba et quelques apparatchiks Joséphistes, avait simplement réclamé, qu'il soit nommé président et marche sur le tapis rouge. Les restes, cela ne n'intéresse pas. En 8 mois, il a 67 voyages inutiles à  son compteur et un crash d'un avion affrété pour la logistique présidentielle. Pour sa sécurité dans les airs, Tshilombo va-t-il opté pour un avion blindé ? Cela est impossible. Son alliance contre nature avec Alias Kabila finira en eau de boudin. Le pouvoir, c'est sa vie pour Alias Kabila. Et Tshilombo qui a enfariné le peuple congolais, avec ses 15% n'est jamais légitime. C'est le peuple qui donne la souveraineté pur agir en son nom. Revenons au crash. Voici les images de ce que fut le Lexus blindé de Tshilombo à  son débarquement à  Ndjili par un cargo de Turkish.

Tshilombo a choisi la politique du ventre. Son mariage d'intérêt avec Alias Kabila n'ira pas loin. Il a floué tout le monde y compris les militants de l'Udps, qui chantent aujourd'hui le partenariat Tshilombo-Alias Kabila. La mythomanie de Tshilombo est à  son apogée. "Lorsque j'ai été élu..." clame Tshilombo à  ses sorties. Un président Quado et Nommé, est comme dirait André Malraux: "Tout aventurier est né d'un mythomane" !

Comment la présidence usurpée de Tshilombo s'est-il permis d'affréter un Antonov dont le carnet d' entretien était plus qu' hasardeux ?

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