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lundi 1 juin 2020

Angwalimacratie: Pas un seul mot d'hommage de Tshilombo au juge Raphaël Yanyi du procès Kamerhé-Jammal, décédé par empoisonnement !

Angwalimacratie: Pas un seul mot d'hommage de Tshilombo au juge Raphaël Yanyi du procès Kamerhé-Jammal, décédé par empoisonnement !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Juge Yangi.jpeg, juin 2020

La République démocratique du Congo est encore un État ? Que fait Tshilombo depuis sa nomination électorale, il y a un an et cinq mois ?

En France, depuis le confinement à cause du Coronavirus-Covid 19, aucune personnalité décédée à manque l'hommage de l' Elysée par le président Macron: Le saxophoniste Camerounais Manou Dibango (86 ans), le dramaturge américain Terrence McNally (81 ans) sont morts le 24 mars. L'ex-ministre et figure de la droite française Patrick Devedjian est mort dans la nuit du 28 au 29 mars, à 75 ans. Le Sénégalais Pape Diouf, 68 ans, ancien dirigeant de l' Olympique de Marseille, est décédé le 31 mars.

Le décès à 85 ans, du grand humoriste populaire et apprécié par les Français, Guy Bedos, le jeudi 29 mai n'a pas laissé quelqu'un indifférent. Mady Mesplé, cantatrice toulousaine, s'est éteinte le samedi 30 mai à l'âge de 86 ans.

C'est quoi le problème d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu-Tshifueba ? Son silence assourdissant est-il aussi inscrit dans le deal avec Alias Kabila, pour en fariner le peuple Congolais ?

Le brillantissime, Juge Président Raphaël Yanyi Ovungu du procès Kamerhé-Jammal qui se tient à la prison de Makala est mort empoisonné. Son empoisonnement a-t-il eu, à Makala où se tient le procès, où chez lui à Bandal dans une commune populaire de Kinshasa. Pas un mot de Tshilombo Tshintuntu Tshifueba lui qui clame l' État de droit imaginatif. N'est pas le juge Raphaël Yanyi Ovungu devrait contribuer à cet État de droit ? Et par fonction ne devrait-il pas être protégé ? Vivre en Belgique, dans des Nganda, notre pizzaïolo national n'a aucune notion de démocratie. Le faussaire, roublard et fourbe, Tshilombo, le fameux fils de Tshisekedi et voleur du destin du peuple Congolais, est un ignare qui tâtonne. Il fait son stage à la Cité de l' Union africaine. 17 mois après, le bourricot se cherche encore.

À Paris un artiste meurt, Macron lui rend hommage au nom de la France, à son décès et non pas à son enterrement...

Alors que les Congolais meurent tous les jours y compris des personnalités, le réseaux sociaux s'emballent. Silence assourdissant de Tshivube à sa présidence usurpée. Ses conseillers tombent de mouches, ils sont morts de Coronavirus-Covid 19.
Le crash de l'Antonov AN 72 en octobre dernier, qui avait été affrété par la présidence zombifiée d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba... L'enquête n'a jamais abouti ni publié. Pas de plan de vol, pas de manifeste ni de boîte noire. Le nombre exact de passagers n' est toujours pas connu.

Mais les Bena Mpuka, Tribalo-Ethnique et Talibans étaient plus intéressés par la voiture blindée de l'imposteur-usurpateur Tshilombo que des êtres humains. Les compatriotes qui sont morts dans ce fameux crash sont des anonymes.

Mais des conseillers Bena Mpuka et tribaux qui sont morts, qui se servaient de l'état Congolais et n'ont apporté au Congo, les Talibans s'appitoient sur leurs macabres sorts mais ceux qui meurent en Ituri, Béni... Silence radio.

À force d'ignorer la mort des autres, qu' Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba ne s'étonne pas aussi si le peuple ignorait la sienne.

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lundi 1 octobre 2018

Emmanuel Macron rend hommage à  Charles Aznavour !

Le président Emmanuel Macron (g), sa femme Brigitte et le chanteur Charles Aznavour (d) lors du dîner officiel en l'honneur du prince héritier du Japon au chà¢teau de Versailles, le 12 septembre 2018

Emmanuel Macron, Président de la République a rendu un vibrant hommage à  Charles Aznavour, décédé lundi à  94 ans, affirmant que "ses chefs d'oeuvre, son timbre, son rayonnement unique lui survivront longtemps".

"Profondément français, attaché viscéralement à  ses racines arméniennes, reconnu dans le monde entier, Charles Aznavour aura accompagné les joies et les peines de trois générations"LeCharles Aznavour, c'était avant tout un "timbre de voix". Le chanteur est décédé à  l'à¢ge de 94 ans, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2018. Sur scène, il impressionnait par sa vitalité intacte. Voici son texte tel que parvenu à  la rédaction de Réveil FM International:

Charles Aznavour, l`une des plus belles plumes et l`une des voix les plus émouvantes de la chanson française, nous a quitté aujourd`hui. Il chantait si bien les élans du cœ“ur, les joies et les peines du quotidien, il posait des mots si justes et si forts sur ce que nous sommes, et depuis tant de temps, que même les moins de vingt ans ne peuvent pas ne pas être endeuillés.

Auteur éloquent et élégant, ses mots nous racontaient avec poésie. Mélodiste hors pair, ses airs accompagnaient nos vies. Lui, le fils d`immigrés, était le chantre de l`esprit français et de la vie parisienne, capable de croquer comme nul autre la vie de bohème des artistes de Montmartre ou de décrire la vie de scène qu`il aimait tant. Il était l`exégète des grands sentiments, chantant aussi bien l`appel du large, le temps qui passe et la nostalgie d`une jeunesse envolée, la perte et le deuil, que l`incompréhension d`un jeune homosexuel face aux conservatismes.

Puisant son inspiration au plus profond de ses racines, il signa plus de 1000 titres qui traversèrent les époques, les langues et les frontières. Amoureux de tous les arts, Charles Aznavour était aussi un grand comédien, sur scène comme à  l`écran, ciselant des gestes précis et inspirés pour faire vibrer ses chansons par-delà  les mots, par-delà  sa voix, par toutes les fibres de son corps, et incarnant avec justesse des personnages complexes pour le septième art. Il reçut en 1997 un César d`honneur pour l`ensemble de son œ“uvre et notamment pour son travail avec François Truffaut et Henri Verneuil. Mais c`est sans doute son rà´le dans Ararat, ce film relatant le génocide arménien, qui fut le plus bouleversant. Car Charles Aznavour incarnait là  son histoire, celle d`une Arménie qu`il ne cessa jamais de défendre, au travers de sa fondation, de chanter, et de faire rayonner en tant que représentant de cette jeune République auprès des Nations Unies. L`Arménie était sa cause, mais la France était sa vie : Charles Aznavour soulignait toujours ce qu`il devait à  notre patrie où, de scènes de café en cabarets, de premières parties en enregistrements, et de grands succès en tournées triomphales, il façonna, lui à  qui on avait dans sa jeunesse déconseillé de chanter, sa légende de poète de la langue française et de monument de la chanson. Combien eut-il raison, contre beaucoup d`abord, pour le bonheur de tous ensuite, de se voir tout en haut de l`affiche !

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jeudi 27 septembre 2018

Palais des Nations: Des centaines de personnes rendent hommage à  Annan à  l'ONU à  Genève!

L`héritage d`Annan est infini et son influence l`est aussi, selon Michael Moller, Directeur de l'ONU à  Genève

Après les funérailles au Ghana et la cérémonie la semaine dernière au siège de l`ONU à  New York, le personnel de l`ONU à  Genève a rendu hommage jeudi à  l`ancien Secrétaire général de l`ONU, Kofi Annan, aux cà´tés de sa famille, de diplomates, et de dignitaires genevois. ONU et Genève internationale se sont retrouvées pour un hommage à  Kofi Annan décédé le 18 aoà»t à  Berne. Environ 700 personnes ont assisté jeudi à  une cérémonie au Palais des Nations. La Suisse a relevé la "résonance" de l'ex-secrétaire général dans le monde actuel.

A la salle des Assemblées du Palais des Nations à  Genève, l`ambiance était solennelle. Si c`est avant tout pour rendre hommage à  l`ancien Secrétaire général de l`ONU, le public venu nombreux au siège genevois de l`ONU a voulu avant tout célébrer la vie de Kofi Annan. Une façon de rappeler que cette perte immense, Kofi Annan, ne se conjugue pas au passé, mais laisse un héritage à  consolider dans le futur.

`` J`ai cà´toyé Kofi Annan pendant près de 40 ans. Je l`ai vu gravir les échelons. J`ai été témoin, parfois de près ou de loin, de son travail. Je me suis souvent tourné vers lui pour des conseils et j`ai appris de lui, toujours », a rappelé le Directeur général du Bureau de l`ONU à  Genève. Pour Michael Moller, l`ancien patron de l`ONU a été pour lui, mais aussi pour beaucoup de monde, `` le dirigeant pour lequel nous étions dévoués corps et à¢me. Le mentor auprès duquel nous pouvions toujours trouver conseil et l`ami auprès de qui nous étions fier de nous tenir ».

L`héritage d`Annan est infini et son influence l`est aussi, selon Michael Moller. `` Depuis sa soudaine disparition, deux sentiments se sont emparés de moi. Plus que tout autre, la tristesse et la douleur de sa perte. Tous ensemble ici, nous constituons la famille de Kofi Annan et nous sommes unis dans notre chagrin », a ajouté M. Moeller, non sans rappeler `` l`immense reconnaissance d`avoir eu la chance de le connaître, reconnaissance de tout ce qu`il a pu entreprendre. Son héritage est infini et son influence l`est, je crois, tout autant ».

A cet égard, il a rappelé que dans `` un monde où beaucoup de dirigeants réagissent impulsivement ou même aveuglement, l`absence de son leadership responsable et raisonné au service de la réussite collective et non de l`action individuelle, laisse un vide immense ». Un vide particulièrement notoire ici à  Genève car bien qu`il fut le fils dévoué et fier de l`Afrique, il était aussi citoyen genevois. `` Il y a étudié et travaillé. Il a choisi d`y passer ses dernières années. Il aimait Genève, la ville qui lui doit beaucoup et pour laquelle il a fait beaucoup », a indiqué Michael Moller.

"Il aimait Genève, la ville pour laquelle il a beaucoup fait et qui lui doit tant", a affirmé le directeur général de l'ONU à  Genève. Parmi "ce qui me manquera le plus" figure "son optimisme contagieux", a ajouté Michael Mà¸ller, proche de M. Annan.

Micheline Calmy-Rey, ancienne présidente de la Confédération suisse

Evidemment le canton de Genève et la Suisse lui doivent beaucoup. Une reconnaissance pour son engagement en faveur de la Genève internationale et des valeurs fondamentales qui la mobilisent, à  savoir la paix et le dialogue. Mais pas seulement. L`ancienne présidente de la Confédération suisse a décliné la carte de visite du patron de l`ONU. `` Autorité morale, habile diplomate, homme d`état expérimenté, Kofi Annan a été l`artisan d`un changement capital aux Nations Unies, a fait remarquer Micheline Calmy-Rey. Non plus un fief exclusif des Etats, mais un lieu de concertation qui incluait la société civile ainsi que les milieux académiques et privés ».

Récemment encore, lors d`une fête marquant son 80e anniversaire, Kofi Annan avait d`ailleurs `` partagé son inquiétude sur l`état du monde ». `` Alors que nous cherchons à  organiser notre réponse aux défis de notre temps, Kofi Annan nous laisse un riche héritage. Après un demi-siècle au service des Nations Unies, il est resté engagé pour la paix et pour la dignité humaine. Au sein du Groupe des `` Anciens » et aussi avec sa Fondation, il a mis son habileté et son poids moral au service d`une diplomatie préventive et efficace », a-t-elle ajouté. `` Kofi, aujourd`hui, nous sommes tous et toutes là , réunis pour te porter hommage et pour te dire merci. Merci pour ce que tu as été, et merci, parce que tu as tant fait », a conclu Micheline Calmy-Rey. "Merci pour ce que tu as été, merci parce que tu as tant fait", a affirmé l'ancienne présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey qui représentait le Conseil fédéral. L'héritage de celui qui a dirigé les Nations Unies de 1997 à  2006 "résonne particulièrement aujourd'hui" alors que "la gouvernance mondiale se voit bousculée par quelques hommes forts".

Ovationnée par une salle debout, la veuve de M. Annan, Nane, a elle partagé avec une certaine émotion "l'inspiration" que continuera, selon elle, à  apporter l'ancien secrétaire général. Ces dernières semaines, des hommages avaient convergé du monde entier.

A Genève, outre la famille, la conseillère d'Etat Anne Emery-Torracinta, le maire Sami Kanaan et la communauté des ambassadeurs auprès de l'ONU étaient présents dans les travées. L'ancien émissaire de l'ONU sur la Syrie Lakhdar Brahimi, qui avait succédé dans ce mandat au Ghanéen, le président du Forum économique mondial (WEF) Klaus Schwab, le banquier Ivan Pictet ou encore les membres de la Fondation Kofi Annan participaient également.

L'ancien secrétaire général a établi les droits de l'homme au centre de la "légitimité internationale", soutenant notamment le lancement du Conseil des droits de l'homme porté par la Suisse, a rappelé Mme Calmy-Rey. Elle a affirmé que le Ghanéen avait sorti l'ONU d'un bastion entre Etats pour l'élargir à  la société civile et aux entreprises.

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vendredi 14 septembre 2018

Funérailles de Kofi Annan, Antonio Guterres rend hommage à  un dirigeant exceptionnel

Aux funérailles de l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, ce jeudi à  Accra, au Ghana, son pays d'origine, son successeur actuel, Antà³nio Guterres, a rendu hommage à  un "dirigeant exceptionnel".

"Kofi Annan était à  la fois unique et l'un des nà´tres", a dit M. Guterres dans un discours.

"C'était un dirigeant mondial exceptionnel - et c'était aussi une personne dans laquelle presque tout le monde pouvait se reconnaître (...) Comme peu de nos jours, Kofi Annan pouvait rassembler les gens, les mettre à  l'aise et les réunir vers un objectif commun pour notre humanité commune".

"Il avait cette voix douce, cette cadence qui faisait sourire et penser à  de la musique. Mais ses mots étaient fermes et sages. Et parfois, plus la situation était grave, plus cette voix était douce", a ajouté l'actuel chef de l'ONU.

Décédé samedi 18 aoà»t 2018, à  l'à¢ge de 80 ans, Kofi Annan a été à  la tête de l'ONU de janvier 1997 à  décembre 2006.

Premier secrétaire général issu des rangs des fonctionnaires de l'organisation mondiale, il a débuté sa carrière onusienne en 1962. Il a notamment été en poste à  l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à  Genève, à  la Commission économique pour l'Afrique (CEA) à  Addis Abeba et a dirigé le Département des opérations de maintien de la paix à  New York.

Sa veuve, Nane Annan, a parlé avec éloquence des liens étroits de son mari avec le Ghana et de la façon dont "il était toujours excité de rentrer chez lui". "Lorsqu'il arrivait, il aspirait l'air" et "semblait si heureux et satisfait", a-t-elle raconté lors des funérailles, soulignant la "force intérieure" de son défunt mari.

"Puisses-tu reposer en paix et que ta sagesse et ta compassion continuent à  nous inspirer et à  nous guider", a-t-elle conclu.

"Kofi Annan était courageux", a déclaré M. Guterres. "Et comme son prédécesseur Dag Hammarskjold, il avait un sens presque mystique du rà´le des Nations Unies en tant que force du bien".

Selon le secrétaire général, cela s'est traduit par "un bilan remarquable", prenant pour l'exemple l'initiative des Objectifs du millénaire pour le développement. "Il a ouvert les portes des Nations Unies, rapprochant l'Organisation des gens du monde entier et nouant des contacts avec de nouveaux partenaires pour protéger l'environnement, défendre les droits de l'homme et lutter contre le VIH/sida et d'autres maladies mortelles", a-t-il souligné.

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vendredi 8 décembre 2017

Invalides: Hommage à  Jean d'Ormesson par Emmanuel Macron

Le président Emmanuel Macron a déposé un crayon sur le cercueil de Jean d'Ormesson

Comme dans ses traditions, la France a toujours honoré ses filles et fils, les plus méritants, par un hommage national à  l'hà´tel des Invalides à  Paris. Emmanuel Macron a rendu hommage ce vendredi à  Jean d`Ormesson, un `` être de clarté » qui n`était superficiel `` par profondeur », lors de l`hommage national à  l`écrivain décédé en début de semaine à  92 ans. `` Ne fà»t-il pas lui-même un être de clarté ? Il n`était pas un lieu, pas une discussion, pas une circonstance que sa présence n`illuminà¢t. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goà»t de vivre et aux pessimistes celui de l`avenir », a déclaré le président de la République.Au terme de son discours dans la cour d`honneur des Invalides à  Paris, le chef de l`Etat est allé déposer sur le cercueil de l`académicien, ceint du drapeau tricolore, un crayon à  papier, `` un simple crayon », comme le souhaitait Jean d`Ormesson.

Le président Emmanuel Macron se récueille devant le cercueil de Jean d'Ormesson

Les anciens présidents Sarkozy et Hollande étaient présents

`` C`est cette clarté qui d`abord nous manquera et qui déjà  nous manque en ce jour froid de décembre. Jean d`Ormesson fut ce long été auquel pendant des décennies nous nous sommes chauffés avec gourmandise et gratitude », a salué Emmanuel Macron. Dans le parterre d`invités se trouvaient notamment, outre la famille et les proches du défunt, plusieurs membres de l`Académie française, ainsi que les anciens présidents François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Répondant aux `` esprits chagrins » qui réduisaient cette grande signature du Figaro à  un simple `` ludion », Macron a rendu hommage à  l`auteur d'Au plaisir de Dieu, qui était de `` ceux qui nous rappelaient que la légèreté n`est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur ».

Jean d`Ormesson des `` failles », une `` élégance dans l`inquiétude »

`` Comme le disait Nietzsche à  propos de ces Grecs anciens parmi lesquels Jean d`Ormesson eà»t rêvé de vivre, il était superficiel par profondeur », a-t-il loué. Pour le chef de l`Etat, `` la clarté était trompeuse » : il y avait en Jean d`Ormesson des `` failles », une `` élégance dans l`inquiétude » qui le poussaient à  écrire.

Le romancier, archétype de l`écrivain à  la française, charmant et charmeur, est décédé dans la nuit de lundi à  mardi d`une crise cardiaque à  son domicile de Neuilly-sur-Seine. Homme brillant, espiègle, volontiers séducteur avec son regard bleu malicieux, l`ancien directeur général du Figaro restera comme l`un des plus grands écrivains populaires français. Tous ses livres figuraient sur les listes des meilleures ventes.

Jean d'Ormesson est décédé à  92 ans

DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE LORS DE LA CÉRÉMONIE D`HOMMAGE NATIONAL A JEAN D`ORMESSON

Hà´tel des Invalides, Paris - Vendredi 8 décembre 2017

Messieurs les présidents, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mesdames et Messieurs les académiciens, Mesdames et Messieurs les membres du corps préfectoral, Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique, chère Françoise d`ORMESSON, chère Héloïse d'ORMESSON, chers membres de la famille, chère Marie-Sarah, Mesdames et Messieurs.

`` Si claire est l`eau de ces bassins, qu'il faut se pencher longtemps au dessus pour en comprendre la profondeur ». Ces mots sont ceux qu`André GIDE écrit dans son Journal à  propos de la Bruyère.

Ils conviennent particulièrement à  Jean d'ORMESSON.

Car plus qu'aucun autre il aima la clarté. Celle des eaux de la Méditerranée, dont il raffolait, celle du ciel d'Italie, celle des maisons blanches de Simi, cette île secrète des écrivains. Celle des pentes enneigées et éclatantes où il aimait à  skier, comme celles des criques de la cà´te turque, inondées de soleil.

Ne fut-il pas lui-même un être de clarté ? Il n`était pas un lieu, pas une discussion, pas une circonstance, que sa présence n'illuminà¢t. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goà»t de vivre et aux pessimistes celui de l'avenir.

Il était trop conscient des ruses de l'Histoire pour se navrer des temps présents, et sa conversation, elle-même, était si étincelante qu'elle nous consolait de tout ce que la vie, parfois, peut avoir d'amer.

Jean d`ORMESSON fut ainsi cet homme entouré d'amis, de camarades, offrant son amitié et son admiration avec enthousiasme, sans mesquinerie. Ce fut un égoïste passionné par les autres. Sans doute son bréviaire secret, était-il `` Les Copains » de Jules Romains, auquel il avait succédé à  l'Académie française. Berl, Caillois, Hersch, Mohrt, Déon, Marceau, Rheims, Sureau, Rouart, Deniau, Fumaroli, Nourissier, Orsenna, Lambron ou Baer… je ne peux les citer tous, mais cette cohorte d'amis, ce furent des vacances, des poèmes récités, de la liberté partagée.

Pour ceux qu`il accompagna jusqu'au terme ultime, sa présence et sa parole furent des baumes incomparables. Comme son cher Chateaubriand le disait de Rancé, `` on croyait ne pouvoir bien mourir qu`entre ses mains, comme d'autres y avaient voulu vivre ».

Cette grà¢ce lumineuse, contagieuse, a conquis ses lecteurs qui voyaient en lui un antidote à  la grisaille des jours. Paul Morand disait de lui qu'il était un `` gracieux dévorant », rendant la vie intéressante à  qui le croisait. C`est cette clarté qui d`abord nous manquera, et qui déjà  nous manque en ce jour froid de décembre.

Jean d'ORMESSON fut ce long été, auquel, pendant des décennies, nous sommes chauffés avec gourmandise et gratitude. Cet été fut trop court, et déjà  quelque chose en nous est assombri.

Mais celui que l'on voyait caracoler, doué comme il l`était pour l'existence et le plaisir, n'était pas le ludion auquel quelques esprits chagrins tentèrent, d'ailleurs en vain, de le réduire.

La France est ce pays complexe où la gaieté, la quête du bonheur, l'allégresse, qui furent un temps les atours de notre génie national, furent un jour, on ne sait quand, comme frappés d'indignité. On y vit le signe d'une absence condamnable de sérieux ou d'une légèreté forcément coupable. Jean d`ORMESSON était de ceux qui nous rappelaient que la légèreté n`est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur.

Comme le disait Nietzsche de ces Grecs anciens, parmi lesquels Jean d`ORMESSON eà»t rêvé de vivre, il était `` superficiel par profondeur ».

Lorsqu'on a reçu en partage les facilités de la lignée, du talent, du charme, on ne devient normalement pas écrivain, on ne se veut pas à  toute force écrivain, sans quelques failles, sans quelques intranquillités secrètes et fécondes.

`` J'écris parce que quelque chose ne va pas » disait-il, et lorsqu'on lui demandait quoi, il répondait : `` je ne sais pas », ou, plus évasivement encore : `` je ne m'en souviens plus ». Telle était son élégance dans l'inquiétude.

Et c`est là  que l`eau claire du bassin soudain se trouble. C'est là  que l'exquise transparence laisse paraître des ombres au fond du bleu cobalt. Un jour vint où Jean-qui-rit admit la présence tenaillante, irréfragable, d'un manque, d'une fêlure, et c'est alors qu'il devint écrivain.

Ses yeux aujourd'hui se sont fermés, le rire s`est tu, et nous voici, cher Jean, face à  vous. C'est-à -dire face à  vos livres. Tous ceux que vous aviez égarés par vos diversions, que vous aviez accablés de votre modestie, tous ceux à  qui vous aviez assuré que vous ne dureriez pas plus qu'un déjeuner de soleil, sont face à  cette évidence, dont beaucoup déjà  avaient conscience, se repassant le mot comme un secret.

Cette évidence, c'est votre œ“uvre.

Je ne dis pas : vos livres, je ne dis pas : vos romans. Je dis : votre œ“uvre. Car ce que vous avez construit avec la nonchalance de qui semble ne pas y tenir, se tient devant nous, avec la force d'un édifice où tout est voulu et pensé, où l`on reconnaît à  chaque page ce que les historiens de l'art appellent une palette, c'est-à -dire cette riche variété de couleurs que seule la singularité d'un regard unit.

La clarté était trompeuse, elle était un miroir où l'on se leurre, et le temps est venu pour vous de faire mentir votre cher Toulet. `` Que mon linceul au moins me serve de mystère », écrivait-il. Votre linceul, lui, désormais vous révèle.

Nous devrons, pour vous entendre, à  présent tendre l'oreille, et derrière les accords majeurs nous entendrons, comme chez Mozart, la nuance si profonde des accords mineurs.

Ce que votre politesse et votre pudeur tentaient de nous cacher, vous l'aviez mis dans vos livres. Et ce sont les demi-teintes, le `` sfumato » subtil, qui vont à  présent colorer la surface claire. Ce sont ces mille couleurs qui flottent comme sur de la `` moire » précisément, dont Cocteau parlait en essayant de qualifier les blancs de Cézanne. Nous ne vous découvrirons ni triste, ni sombre, mais derrière votre ardeur nous saurons voir une fièvre, derrière vos plaisirs une insatisfaction, et derrière votre bonheur quelque chose d`éperdu, de haletant, qui nous touche en plein cœ“ur.

Nous entrerons dans le secret de cette à¢me qui s`est si longtemps prétendue incrédule pour comprendre qu'elle ne cessa d'embrasser le monde avec une ferveur mystique, débusquant partout, au cœ“ur de son ordre improbable et évident, ce Dieu, au fond si mal caché, dont vous espériez et redoutiez la présence et qui, peut-être, dans quelque empyrée, vous fit enfin : `` la fête continue. »

Vous ne nous aviez pas si bien trompés, il est vrai. Nous savons que votre conversation la plus personnelle était réservée à  ces écrivains que fascinèrent les mystères du monde, et d'abord l'insondable mystère du temps. Cheminer avec Saint-Augustin, Chateaubriand, Proust, c`est n`être point dupe des arcanes de la vie. S'entretenir par-delà  la mort avec Caillois, Berl, ou votre père, c'est frayer dans des contrées parfois austères où vous alliez nourrir la force de vos livres. C'est dans ces confrontations intimes que vous alliez puiser cette énergie incomparable. Contrairement à  Chateaubriand, encore lui, qui se désespérait de durer, vous avez cru qu'en plongeant au cœ“ur des abîmes de la vie vous trouveriez la matière revigorante et universelle de livres où chacun reconnaîtrait sa condition, où chacun se consolerait de ses contradictions.

Et pour cela vous avez inventé, presque sans la chercher, cette forme nouvelle tenant de l`essai, de l'entretien, de la confession et du récit, une conversation tantà´t profonde, tantà´t légère, un art libertin et métaphysique. C'est ainsi que vous avez noué avec les Français, et avec vos lecteurs dans tant de pays, une relation particulière, une proximité en humanité qui n`était qu`à  vous.

Le courage de l'absolu dans la politesse d'un sourire.

C'est cela votre œ“uvre, elle vous lie à  Montaigne, à  Diderot, à  La Fontaine et Chateaubriand, à  Pascal et Proust, elle vous lie à  la France, à  ce que la France a de plus beau et de plus durable : sa littérature.

C`est le moment de dire, comme Mireille à  l'enterrement de Verlaine : `` regarde, tous tes amis sont là . » Oui, nous sommes là , divers par l`à¢ge, par la condition, par le métier, par les opinions politiques, et pourtant profondément unis par ce qui est l'essence même de la France : l'amour de la littérature et l'amitié pour les écrivains. Et ce grand mouvement qu`a provoqué votre mort, cette masse d'émotion, derrière nous, derrière ces murs, autour de nous et dans le pays tout entier, n`a pas d'autres causes. A travers vous la France rend hommage à  ce que Rinaldi appelait `` la seule chose sérieuse en France, si l'on raisonne à  l'échelle des siècles ».

Évoquant, dans un livre d'entretien, votre enterrement, vous aviez écrit : `` à  l'enterrement de Malraux, on avait mis un chat près du cercueil, à  celui de Defferre c'était un chapeau, moi je voudrais un crayon, un crayon à  papier, les mêmes que dans notre enfance. Ni épée, ni Légion d`honneur, un simple crayon à  papier. »

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