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jeudi 15 avril 2021

Israël Mutombo "Sango" aux arrêts ! Arrêter un journaliste, c'est l’ascensionner!

Israël Mutombo "Sango" aux arrêts ! Arrêter un journaliste, c'est l’ascensionner!

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Sango.jpg, avr. 2021

Les soldats congolais des Fardc touchent 20$ de prime par mois au front ! Comment les Fardc peuvent-ils mettre en déroute les 122 groupes armés qui opèrent à l'est de la RDC ? Pour avoir dit cette information, Israël Mutombo "Sango" de Bosolo na Politik est aux arrêts, placé au gnouf dans un endroit inconnu. Ses avocats sont inquiets.

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Israël Mutombo "Sango"  de Bosolo Na Politik est aux arrêts, placé aux gnouf, dans un endroit inconnu. Espérons que les laquais n'auront pas l'audace de l'amener ni à Kigali ni à Kampala, chez des bourreaux-tortionnaires. Au Congo-Kinshasa, mieux vaut être thuriféraires, tambourineurs, djaleloïstes, propagandistes Tshilomboïstes que d'être un journaliste libre indépendant et soucieux du Congo et des Congolais. Le pays est sous occupation Ougando-Burundo-Rwandaise. Les dirigeants collabos et traîtres sont réfractaires à la vérité. L'aristocratie Tshilombienne se moque du peuple congolais.  Alors qu'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba et ses nouveaux barons du régime festoient à longueur des journées, en bons fêtards et soiffards vont jusqu'à fouler aux pieds le couvre-feu imposé aux citoyens lambda...Israël Mutombo annone une vérité vraie qui ébranle le régime Tshilombo et ses alliés. le Rwanda et l'Ouganda. Le soldat congolais des Fardc touche 20$ de prime au front en plus de son modique salaire.

20$ pour affronter 122 groupes armés qui opèrent et occupent la partie orientale de la RDC. Et en plus ce prime de 20$ n'arrive pas chaque fin de mois. L'information sur les Fardc est "Top secret" ! Mais 'est tous les jours , que les Congolais sont zigouillés à l'Est du Congo. Les enfants sont fusillés, les femmes enceintes éventrées, des bébés tètent le sein de leurs mamans mortes...Ne pas parler des Fardc alors que le Congo est sous occupation, serait une faute journalistique grave.

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Ce matin, trois agents en civil ont débarqué au studio de Bosolo Na Politik, Israël Mutombo "Sango" n'a eu le temps d'enfiler son aube liturgique pour son émission, il a été embarqué manu militari vers une destination inconnue.  Connu pour son franc parler, dans Bosolo Na Politik, une émission entièrement animée en Lingala , avec des acteurs politiques et de la société civile, Isaraël Mutombo "Sango" est un journaliste indépendant, qui aime la vérité et travaille pour la vérité. Bosolo Na Politik est l'émission la plus suivie du pays et dans la diaspora congolaise.

Pour une anecdote, Jean-Paul Sartre, était l'intellectuel Français par excellence, présent sur tous les fronts. l'homme qui a refusé le Nobel de littérature, le compagnon de Simone de Beauvoir, l'"intouchable" qui en imposait même au Général de Gaulle. A un ministre qui voulait embastiller l'écrivain au moment de la guerre d'Algérie, le Général de Gaulle chef de l'Etat français, avait rétorqué: ""On ne met pas Voltaire en prison". Même le Général de Gaulle était conscient que l'on n'emprisonne pas la liberté d'expression. Emprisonner Jean-Paul Sartre était lui donner une tribune pour mieux vilipender le pouvoir de De Gaulle.

Arrêter arbitrairement  un journaliste, c'est l'ascensionner. La place d'Israël Mutombo n'est pas au gnouf, mais sur le plateau de Bosolo Na Politik. 

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jeudi 7 mai 2020

Djibouti : journaliste arrêté lors de la journée mondiale de la liberté de la presse!

Djibouti : un journaliste arrêté lors de la journée mondiale de la liberté de la presse

Freddy Mulongo-Djibouti.jpg, mai 2020

freddy-mulongo-djibouti

Reporters sans frontières (RSF) condamne l’arrestation d’un correspondant du seul média libre et indépendant tenu par des Djiboutiens et demande sa libération sans délai.

Pas de trêve dans la prédation des journalistes à Djibouti. Dimanche 3 mai, pendant que le monde entier célèbre la journée internationale de la liberté de la presse et que le président somalien voisin annonce une réforme du Code pénal pour mettre fin à la criminalisation du journalisme, le régime d'Ismaïl Omar Guelleh poursuit sa traque des reporters. Charmarke Saïd Darar, correspondant pour la Voix de Djibouti (LVD), une radio et une web TV, le seul média tenu par des Djiboutiens qui parvient à transmettre des informations de manière libre et indépendante dans le pays, a été arrêté à 22H45. Le journaliste était en train de couvrir  un incendie ayant ravagé une banlieue populaire de la capitale djiboutienne. 

Selon les informations obtenues par RSF, le journaliste serait retenu au commissariat de Hodan de Balbala, à l’ouest de la capitale. Il est détenu dans un espace réduit avec plusieurs autres personnes sans aucune protection alors que Djibouti est l’un des pays africains les plus touchés par l’épidémie de coronavirus par rapport à sa population. Plus d’un millier de cas y ont été détectés et deux décès enregistrés. Il n’a eu accès ni à un avocat ni à un médecin. Son téléphone portable, confisqué, est passé au crible par la police. 

“Nous condamnons fermement cette arrestation arbitraire, nouvelle illustration d’un système de prédation qui ne laisse aucune place à l’information, dénonce Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique. Alors que Djibouti est l’un des pays africains les plus touchés par le coronavirus, la poursuite de cette chasse aux journalistes qui tentent de couvrir l’actualité de leur pays dans des conditions encore plus difficiles en raison de la crise sanitaire, n’est plus seulement une grave entorse à la liberté d’informer, mais une atteinte aux droits les plus fondamentaux que sont l’accès à l’information et à la santé. Ce journaliste doit être libéré sans délai”.

La Voix de Djibouti et ses collaborateurs sont régulièrement dans le collimateur des autorités. 

Le site d’information en ligne Lavoixdedjibouti.info, censuré à plusieurs reprises par les autorités, fait partie des 21 sites d’information débloqués par RSF lors de l'opération collateral freedom qui a eu lieu le 12 mars dernier.

Auparavant, RSF avait également documenté le passage à tabac et l’arrestation à deux reprises d’un autre correspondant de LVDOsman Yonis Borogeh en octobre 2019. Ce journaliste avait été interrogé sur ses liens avec le MRD, le principal parti d’opposition à Djibouti et sur l’identité des autres collaborateurs de LVD, des reporters qui travaillent souvent dans l’anonymat et la clandestinité afin d’éviter les représailles qui s’abattent sur les journalistes qui tentent de couvrir l’actualité de leur pays en dehors des médias d’Etat contraints de relayer la propagande du régime.

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