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dimanche 3 mai 2020

3 MAI: JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE
ALERTE : LA VIE DE FREDDY MULONGO EN DANGER.
APPEL AU MEURTRE DU POUVOIR SANGUINAIRE DE KINSHASA

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE. ALERTE : LA VIE DE FREDDY MULONGO EN DANGER. APPEL AU MEURTRE DU POUVOIR SANGUINAIRE DE KINSHASA. Réaction de Me Kentey PINI-PINI Nsasay, Ancien journaliste, ancien directeur de Radio Tomisa/Kikwit PhD1 Political Sciences.

freddy-mulongo-evariste-pini-pini-1-1.jpg, mai 2020

freddy-mulongo-evariste-pini-pini-1-1

En ce jour de célébration de la liberté de la presse à travers le monde, le pouvoir sanguinaire
de Kinshasa n’a pas trouvé mieux que de lancer un appel au meurtre contre la personne de Freddy Mulongo, journaliste chevronné, défenseur infatigable des droits humains.

En effet, le jeudi 23 avril 2020, dans une émission télévisée, un cadre de l’UDPS, un de multiples partis au pouvoir à Kinshasa, a lancé un appel au meurtre demandant à toute personne de s’emparer de Freddy Mulongo où il se trouve, de le tabasser illico, de l’enchaîner et de l’amener ainsi au siège du parti. Et depuis ce jour jusqu’aujourd’hui, ni l’exécutif, ni le pouvoir judiciaire, ni même les organisations de défense de droit de l’homme n’ont daigné réagir contre cet acte si grave contre une personne qui ne fait que son travail.

jeudi 23/04/20 LISU LIKOLO YA LISU . BOKANGA FREDDY MULONGO AZO SALURE KOMBO YA FELIX CHEF DE L'ETAT © YOKA SON DE L'UDPS TV

Voilà pourquoi nous lançons un appel vibrant aux personnes attitrées et aux organisations de défense de l’homme à travers le monde d’assurer la protection, l’intégrité physique et morale
du journaliste Freddy Mulongo et de veiller à l’exercice permanent de la liberté de la presse à travers le pays. Ce même appel est lancé au peuple Congolais qui doit rester vigilant pour barrer la route à ce régime dictatorial et sanguinaire qui s’est emparé du pouvoir à Kinshasa et
qui dirige le pays par défi.

freddy-mulongo-au-temps-des-effroyables-imposteurs

Car il est reproché à Freddy Mulongo d’avoir outragé le chef de l’État en fonction, Monsieur Félix-Antoine TSHILOMBO, en lui reprochant son deal avec son prédécesseur pour le partage du pouvoir et de ses avantages, cela contre la volonté exprimée par le peuple congolais lors des suffrages du 30 décembre 2018. En effet c’est en pleine nuit, à 3h du matin
du 7 janvier 2019, une semaine après les élections, après avoir l’accès à l’internet, interdit à quiconque d’annoncer les résultats des élections en sa possession, que l’organe chargé de les
superviser, la CENI, a confisqué tous les votes exprimés et a annoncé la victoire inattendue de M. Tshilombo sans apporter la moindre preuve, par exemple en publiant les résultats des
élections bureau par bureau. Et depuis lors c’est en copain-copain, bras dessus, bras dessous, que M. Tshilombo flirte avec l’ancien président, Hippolyte Kanambe, alias Joseph Kabila, sujet rwandais infiltré au Congo par le truchement de l’invasion e de l’occupation du Congo par l’armée rwandaise de Paul Kagame depuis 1996 jusqu’à ce jour.

Il est à noter qu’alias Joseph Kabila qui contrôle toutes les institutions de la République par son armée interposée avait organisé son maintien au pouvoir longtemps avant la tenue des
élections. En effet, se voyant coincé de toute part contre son projet de se maintenir au pouvoir au-delà de ses multiples mandats toujours usurpés (2001-1018), M. Kanambe avait formé une plate-forme politique hétéroclite, composée de la majorité de partis politiques qu’il avait lui-même organisés à la va-vite, près de 300, et avait dressé à l’avance une liste des futurs animateurs des institutions de la République (députés, sénateurs, gouverneurs de province, cadres des services publiques de l’État, etc.). Il avait aussi réorganisé les services de l’armée, de la police et de la justice, et y avait placé ses hommes de confiance.

Toujours dans la recherche des voies et moyens pour pérenniser au pouvoir, il avait signé un deal avec M. Tshilombo et la coalition de celui-ci appelé CACH, laquelle était issue d’un
divorce inexpliqué avec l’ensemble de l’opposition congolaise réunie en conclave à Genève en Suisse. Alors que ce conclave avait élu M. Martin FAYULU comme candidat unique de
l’opposition aux élections présidentielles qui s’annonçaient, M. Tshilombo et son colistier Vital Kamhere avaient fait volte-face et avaient formé une coalition à deux.

En réalité, ils étaient de mèche avec alias Joseph Kabila pour un partage frauduleux du pouvoir et de ses avantages. C’est donc ce qui est arrivé avec les fameux résultats proclamés par la CENI dans la plus grande opacité. Et depuis lors le couple FCC-CACH s’est emparé du pays et le dirige comme bon lui semble.

Cette coalition bizarre dont la corruption, c’est-à-dire le détournement systématique de l’argent public, est devenu un exercice quotidien, à l’instar de son maître à penser alias Joseph Kabila, n’accepte aucune contestation, aucune opposition. Elle s’en prend sans ménagement à toute personne, toute organisation, tout organe de presse ou tout journaliste qui ose dénoncer ses méfaits. Les journalistes sont régulièrement arrêtés et molestés, les organes de presse
constamment interdits. Entre-temps l’insécurité bat son plein partout sur le territoire national surtout dans la partie Est transformé par les éléments infiltrés de l’armée rwandaise en
territoire de meurtres et d’assassinats de masse d’une extrême cruauté, sans oublier Kinshasa, qui est devenu le fief des délinquants de toute sorte, appelés KULUNA.

C’est donc un pays à bord de l’implosion, du chaos, une population à bout de souffle, exténuée par la misère et la
souffrance, une jeunesse désespérée, que le couple alias Joseph Kabila - Félix Tshilombo veut diriger d’une main de fer et à l’abri des regards.

C’est pour cela que Freddy Mulongo qui dénonce régulièrement ses innombrables dérives est dans son collimateur. Plutôt que de s’en prendre aux journalistes et aux organes de presse indépendants, ce régime autoritaire doit plutôt se remettre en question, rétablir le peuple dans
ses droits, renoncer aux détournements monstrueux et rendre l’argent volé estimé à plusieurs milliards de dollars.

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