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lundi 6 février 2017

Présidentielle 2017: Mélenchon se dédouble ! En meeting à  Lyon, en hologramme à  Paris !

Grande mobilisation de la France insoumise et extraordinaire démonstration de force de Jean-Luc Mélenchon. Son double meeting de Lyon et Paris en simultané a été un grand succès ! Plus de 12 000 personnes se sont rassemblées à  Lyon, plus de 6 000 l'ont fait à  Paris pour voir l'hologramme de Jean-Luc Mélenchon, plus de 60 000 ont suivi l'évènement en temps réel sur les réseaux sociaux.

"Où suis-je ? Je suis à  Lyon... et maintenant à  Paris". D'un claquement de doigt, Jean-Luc Mélenchon, en meeting à  Lyon (Rhà´ne), est apparu en hologramme sur la scène des Docks de Paris, devant des partisans oscillant entre enthousiasme et hilarité.

Si Jean-Luc Mélenchon n'a pas encore le don d'ubiquité, les premières minutes de son meeting dimanche à  Lyon avaient quand même quelque chose de magique. En l'espace d'un claquement doigt, l'homme politique de 65 ans s'est dédoublé à  Aubervilliers, près de Paris, à  500 kilomètres de là .

Un hologramme développé par les Français d'Adrénaline Studio. Une lumière bleue digne d'un épisode de Star Trek des années 1980 et voilà  Mélenchon restitué en `` chair et en os », filmé depuis Lyon et projeté grà¢ce à  des vidéoprojecteurs disposés un peu partout en fait à  Paris.

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dimanche 5 février 2017

Présidentielle 2017: Macron décline son meeting sur les valeurs de "Liberté, Egalité, Fraternité" à  Lyon !

Samedi 4 février, le TGV 6674 qui a quitté Lyon à  20h34 qui est arrivé avec plusieurs minutes de retard à  Paris-Gare de Lyon, Emmanuel Macron et son épouse Brigitte y descendent avec un minima d'agents de securité comme si rien n'était.

Et pourtant le Président de la France "En Marche", quelques heures auparavant, a galvanisé plus de 10 000 Macronais, Macronistes et Macroniens pendant plus de 1h30 dans son meeting au Palais des sports de Lyon.

Emmanuel Macron a décliné son meeting sur les valeurs de la dévise de la France: Liberté, Egalité, Fraternité ! Debout derrière son pupitre immaculé aux trois longues barres verticales: Bleu, Blanc, Rouge Emmanuel Macron, le favori des sondages a bien boutonné son costume de candidat à  la présidentielle 2017 qui considère que la politique n'est pas métier mais une mission.

Zola, Mitterrand, de Gaulle, Séguin... Tout au long de ses presque deux heures de discours, le candidat à  la présidentielle distille les noms de ceux dont il se revendique, mais aussi les grands moments de l'histoire politique du pays : la loi de 1905, l'affaire Dreyfus, l'appel du 18 juin, etc. Objectif affiché : prendre l'épaisseur d'un présidentiable.

Il prend d'ailleurs comme fil rouge de son discours la devise de la République : "Liberté, Egalité, Fraternité". Toujours dans ce soucis de `` rassemblement », Emmanuel Macron a invité ses militants à  ne pas huer ou siffler à  l'évocation de leurs adversaires politiques. Pourtant, le candidat se voulant si policé va décocher quelques flèches à  Marine Le Pen, François Fillon et surtout à  Benoît Hamon, sans jamais les nommer.

Bénéficiant d'une belle dynamique depuis sa victoire à  la primaire de la gauche, Benoît Hamon représente une menace que l'ancien ministre de l'Economie semble prendre au sérieux : `` Je ne veux plus entendre dans ce pays qu'il est intéressant de faire autre chose que travailler », lance-t-il dans une allusion à  peine voilée au revenu universel.

Sur la question de la laïcité, il tient également à  prendre ses distances avec le candidat du PS, qui avait été accusé de `` naïveté » sur le sujet : `` Je n'accepte pas qu'un homme, au nom de sa religion, puisse refuser de serrer la main d'une femme. Et pour la même raison, je n'accepte pas qu'un homme puisse interdire à  une femme de s'installer à  une terrasse ", tranche ainsi Emmanuel Macron.

A peine arrivé au pupitre, Emmanuel Macron prévient : "Ce n'est pas une démonstration de force". Pourtant, ça y ressemble beaucoup.

`` Faire avec le peuple et pour le peuple » La politique n`est pas un métier, elle est une mission pour Macron, qui exigera une sorte de certificat de probité des candidats qu`il investira pour les législatives. Le candidat d`En marche ! entend disputer à  Marine Le Pen le discours sur l`honnêteté. `` Certains prétendent parler au nom du peuple mais ce ne sont que des ventriloques ils prêtent aux Français des valeurs qui ne sont pas les leurs. »

Emmanuel Macron a le mérite de faire `` bouger les lignes », prenant ici ou là  ce qui lui paraît le meilleur pour le pays. Il irrite ses anciens amis du PS en faisant rimer sécurité et liberté. Il attaque Benoît Hamon et son revenu universel qu`il assimile au RSA. `` Si on pouvait le multiplier par deux, j`ose espérer qu`on l`aurait fait depuis longtemps. » Il promet `` l`allégement des charges patronales jusqu`à  2,5 Smic » en même temps que `` l`allégement des cotisations payées par les salariés ». Il simplifiera le droit du travail, mais revalorisera la prime d`activité. Il reprend l`idée de la CFDT qui appelle à  créer une `` sécurité professionnelle universelle ».

Dans le match à  distance qui l`opposait à  Marine Le Pen, qui tient à  Lyon ce week-end ses Assises présidentielles, Emmanuel Macron a enfin attaqué vivement le Front national. `` Certains prétendent aujourd`hui parler au nom du peuple, mais ce ne sont que des ventriloques. Ils prêtent aux Français des valeurs qui ne sont pas les leurs. Ils trahissent la liberté en rétrécissant nos horizons, ils trahissent l`égalité, en décrétant que certains sont plus égaux que d`autres (…), ils trahissent la fraternité car ils détestent les visages qui ne leur ressemblent pas », a-t-il estimé.

`` Ils ne parlent pas au nom du peuple, ils parlent au nom de leurs aigreurs. Ils ne parlent pas pour le peuple, ils parlent pour eux-mêmes, de père en fille, de fille en nièce », s`est-il exprimé, sous les vivats de ses partisans. Le match ne fait que commencer.

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lundi 30 janvier 2017

Présidentielle 2017: Valls "Out" ! La tendance est-il au "ON": Mélench..., Ham..., Macr..., Fill...?

C'est chaque jour que l'on apprend de la démocratie au pays de Voltaire. On mesure à  quel point, pourquoi les dictateurs africains ont peur et sont réfractaires à  la démocratie. Les Français sont incorrigibles, ils sont très attachés à  la démocratie et ils savent qu'un bulletin de vote est un vrai pouvoir.Cfr. https://twitter.com/FreddyMulongo. Les primaires de droite et ceux de la gauche ont été des lessiveuses pour tous ceux qui ont gouverné en France. Les Gaulois ont dégagé: Nicolas Sarkozy, ex-Président de la République de 2007-2012, battu sèchement au 1er tour de la primaire à  droite, les électeurs de gauche sont allés massivement voter pour le dégager, Alain Juppé, ex-Premier ministre de Chirac distancé au second, il a été dégagé, Cécile Duflot, ex-Ministre de l'écologie et chef de Parti Europe Ecologie Les Verts du gouvernement Ayrault, a été dégagée par les militants écologistes, Manuel Valls ex-Premier ministre vient d'être écarté par la primaire de la gauche. Les Mélenchionnistes sont allés voter en masse pour dégager Valls. François Hollande a eu raison de ne se frotter à  la primaire citoyenne. Pour la présidentielle 2017, qui dit primaire dit massacre ! Le dégagisme est en marche.

A la maison Latine, les Vallsistes sont amères et pourtant c'est dans ce même lieu en 2011 que les Hollandais festoyaient lors de la victoire de François Hollande aux primaires de la gauche. Manuel Valls n`a pas tardé à  reconnaître sa défaite. Quelques minutes après l`annonce des premiers résultats du second tour de la primaire du PS dimanche soir, qui donne une large victoire à  son adversaire Benoît Hamon, l'ancien Premier ministre s'est exprimé. "Benoît Hamon l`a emporté nettement, et je tiens chaleureusement à  le féliciter", a-t-il déclaré devant ses partisans. Manuel Valls a aussi assuré de sa loyauté. "J`ai depuis toujours le sens de l`action collective et de la loyauté. Benoît Hamon est désormais le candidat de notre famille politique. Et il lui appartient de mener à  bien la belle mission du rassemblement. Je veux lui souhaiter bonne chance" ! L'ex-Premier ministre qui a décidé de prendre du recul et de s'occuper de sa famille, son avenir s'écrit en pointillés, entre législatives et congrès du PS.

D'après les analystes politiques, nos confrères de Franceinfo sont à  la pointe. Nous vous livrons leur refléxion. Manuel Valls a perdu la primaire pour plusieurs raisons:

Il a traîné le bilan du quinquennat comme un boulet

François Hollande absent de cette primaire, c'est naturellement vers celui qui a occupé le poste de chef du gouvernement de 2014 à  2016 que se sont portées toutes les critiques. Le premier débat de la primaire, le 12 janvier, a donné le ton d'emblée. "Difficile à  défendre", "un sentiment d'incompréhension"… Tous les candidats à  la primaire se sont dissociés du bilan d'un président au plus bas dans les sondages. Manuel Valls, obligé d'évoquer sa "fierté" d'avoir servi son pays, s'est retrouvé bien seul, avec le modeste appui de la radicale Sylvia Pinel, à  défendre le quinquennat écoulé.

Il a porté le 49.3 "comme un stigmate"

"C'est une connerie qu'il a faite tout seul." Un très proche du candidat l'affirme : sa proposition de supprimer l'article 49.3 de la Constitution a été une énorme erreur. Aux yeux de l'opinion, cette initiative semble incompréhensible de la part du Premier ministre qui a eu recours à  cet article à  six reprises.

Début janvier, un de ses soutiens affirmait : "Il le portera comme un stigmate." Et cela n'a pas manqué. Tel le sparadrap du capitaine Haddock, le 49.3 poursuit Manuel Valls sur tous les terrains de la campagne : après une enfarinade lors d'un déplacement à  Strasbourg, ses meetings sont perturbés. A Paris, dans le public du Trianon, un opposant hurle "49.3 on n'oublie pas", avant d'être expulsé par la sécurité. Comme un symbole, dimanche soir, c'est au bar Le 49.3, dans le 11e arrondissement de Paris, que des dizaines de militants anti-Valls sont allés fêter la défaite de l'ancien Premier ministre.

Il n'était pas prêt

Il a beau avoir contribué lui-même au renoncement de François Hollande, Manuel Valls était mal préparé pour cette compétition, "engagée dans des conditions imprévues", a souligné le vaincu dans son discours. "Il était prêt psychologiquement et intellectuellement, sa volonté était là , mais il n'avait rien préparé", reconnaissait un député pro-Valls dimanche soir.

En réalité, Manuel Valls, qui lorgnait plutà´t la présidentielle de 2022, ne pensait pas devoir descendre dans l'arène dès cette année. Son début de campagne, début décembre, a été plus que poussif. Alors que ses équipes hésitent sur la stratégie à  suivre, il présente début janvier un programme insipide : une accumulation de grands principes et peu de mesures fortes, si ce n'est le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires, l'un des marqueurs du mandat de… Nicolas Sarkozy.

Il n'a pas réussi à  changer son image

"J'ai changé." Tout au long de sa (courte) campagne, Manuel Valls a tenté de présenter un nouveau visage. Le candidat de 2017 voulait faire oublier à  la fois celui de 2011, au positionnement très droitier, et le Valls Premier ministre, qui avait théorisé l'existence de deux gauches "irréconciliables". Mais le revirement, trop brutal pour paraître sincère, n'a pas convaincu. "Si Valls renie Valls, il tombe dans le pot commun. En plus, cela lui injecte le soupçon de l'insincérité", reconnaissait l'un de ses soutiens pendant la campagne.

Comment Manuel Valls pouvait-il apparaître comme un candidat rassembleur après avoir autant divisé ? L'ancien Premier ministre n'a jamais réussi à  résoudre cette difficile équation. "Le temps a été trop court pour changer de costume", reconnaît un de ses plus chauds partisans. Peut-être est-ce la raison pour laquelle il a changé de stratégie dans la dernière ligne droite, avec une position plus dure sur la laïcité et la mise en avant de son "expérience" gouvernementale.

Il a été "parasité" par Macron

Emmanuel Macron a réussi son travail de sape. En se plaçant à  l'extérieur de cette compétition, le leader d'En marche ! a détourné des milliers d'électeurs pro-Valls potentiels. Avant le second tour, l'un des partisans de l'ex-Premier ministre se désolait : "Je ne vois pas comment Valls peut gagner la primaire. Ses réserves de voix sont énormes mais elles sont figées à  l'extérieur du PS, elles sont chez Macron."

Proches sur les sujets économiques, les deux hommes ont suivi chacun leur propre stratégie depuis plusieurs mois : l'émancipation pour Macron, la loyauté pour Valls. La première a été plus payante que la seconde dans la course à  la qualification pour la présidentielle.

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