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jeudi 10 décembre 2020

RDC: Free Oly Ilunga Kalenga, le 1er prisonnier politique personnel de Tshilombo !

RDC: Free Oly Ilunga Kalenga, le 1er prisonnier politique personnel de Tshilombo !

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International 

Freddy Mulongo-Free Oly Ilunga 1.jpg, déc. 2020












Pendant que des écervelés lobotomisés crient "Fatshi Béton", Oly Ilunga Kalenga, le premier prisonnier politique personnel de Tshilombo se meurt en prison à Makala. Son crime ? Avoir été le médecin d'Etienne Tshisekedi. Avoir été ministre de santé de la RDC dans deux gouvernements Samy Badibanga et Bruno Tshibala. En juillet 2019, Oly Ilunga a démissionné refusant d’être coiffé par la présidence.

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Aimer son pays et le servir  sont deux marques de patriotisme. Etre patriote, intègre  et réfléchi dans un marigot des caïmans habitués à tout bouffer n'est pas une sinécure. En République démocratique du Congo, on vient en politique pour s'enrichir rapidement et facilement. Les politicailleurs - ventriotes Congolais  sont d'abord des mangéristes. Affamés, ils doivent manger: commissions, frais de mission, salaires des employés... Le présent et l'avenir du pays même de la population n'a pas d'importance pour eux.  La politique au Congo n'est pas une question des valeurs et probités, c'est uniquement question d'avoir accès au chaudron de la mangeoire. Magéristes et Mangecrates sont les deux catégories de Mabumucrates Congolais.  De surcroît, ils sont mangeurs à tous les râteliers et politicailleurs  adeptes de la transhumance.  

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Apprécié pour son expertise médicale, sa probité morale et ses qualités humaines, le Docteur Oly Ilunga a décidé de servir son pays d'origine la RDC. Il a même renoncé à sa nationalité belge. Surnommé "Docteur Jim", le docteur Oly Ilunga a travaillé pendant  plus de 25 ans aux « Cliniques de l'Europe », groupe hospitalier bruxellois où il devient chef de service des soins intensifs  en 1993, ainsi que directeur médical et administrateur délégué en 2013. En décembre 2016, le docteur Oly Ilunga, fidèle à ses valeurs humaines, a pris la décision de quitter ses fonctions de directeur médical et Administrateur-Délégué des cliniques de l'Europe à Bruxelles, après 44 années de vie en Belgique, pour servir son pays, la République démocratique du Congo, en acceptant  d'y assumer les fonctions de Ministre de la santé. 

Il est nommé ministre de la Santé dans le gouvernement  de Samy Badibang en décembre 2016, et quitte officiellement son poste aux Cliniques de l'Europe le 1erjanvier 2017 pour se consacrer à ses nouvelles fonctions. Lors du remaniement de mai 2017, il conserve son portefeuille ministériel dans le gouvernement de Bruno Tshibala. 

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En juillet 2019, alors que l’épidémie d'Ebola est déclarée par l'OMS « urgence de santé publique de portée internationale », il démissionne de ses fonctions, indiquant être opposé à la reprise en main par la Présidence de la lutte contre cette épidémie. Il dénonce des lignes de commandement peu claires, des risques de confusion préjudiciables à la riposte, ainsi que de « fortes pressions » pour qu'un nouveau vaccin, auquel il s'oppose, soit administré à la population. Cette démission est également interprétée sous l’angle du différend politique et personnel entre le nouveau président de la République Tshilombo et Oly Ilunga, dont l'entrée dans le gouvernement de transition a été ressentie à l'UDPS comme une « trahison ». Il est remplacé le 30 juillet par Pierre Kangudia.

"Durant les deux ans et demi passés au Gouvernement, le docteur ILUNGA s’est consacré avec professionnalisme et dévouement à réformer le système de santé, en redonnant aux pouvoirs publics la place centrale dans le secteur de la santé. Il a également géré avec succès plusieurs crises sanitaires dont deux épidémies d’Ebola (Bas-Uélé et Équateur), plusieurs flambées de Choléra (Kinshasa, Nord-Kivu, Kasaï-Oriental), une épidémie de rougeole, et des problèmes liés à la malnutrition aigüe dans plusieurs provinces du pays. Sa gestion du Ministère de la Santé a été unanimement saluée, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Dans un contexte politique incertain rythmé par l’organisation des élections législatives et présidentielles maintes fois reportées, il a réussi à entreprendre de nombreuses réformes et projets stratégiques qui auront surement un impact sur le secteur de la santé en RDC au cours des années à venir. Citons notamment :
• La mise en œuvre de la réforme du cadre organique de l’administration du Ministère de la santé, notamment avec la mise en place des Directions générales de la santé (lutte contre la maladie, et gestion des services de soins de santé) avec directeurs généraux nommés sur
concours, et de l’Inspection générale de la Santé comme entité de contrôle interne du ministère de la santé (2017/18)
• L’élaboration et la négociation pour la promulgation en décembre 2018 de la première Loi cadre du secteur de la santé fixant les principes fondamentaux relatifs à l’organisation de la santé publique (2018)
• L’élaboration et la promulgation de la Stratégie de financement de la Santé, comme étape cruciale dans l’atteinte de la couverture sanitaire universelle en RDC (2018)
• L’élaboration et la mise en œuvre du Plan d’urgence pour la relance de la vaccination systématique en RDC (Plan Mashako) afin d’améliorer la couverture vaccinale dans 9 provinces vulnérables et réduire le taux de mortalité infantile causé par des maladies tellesque la rougeole, la fièvre jaune, la polio,... (2018)
• L’orientation stratégique, la préparation et la négociation d'un Projet quinquennal multisectoriel de nutrition visant à réduire la prévalence de la malnutrition chronique dans 4 provinces de la RDC.
Mais le secteur de la Santé reste un lieu de lobby et de pressions. Docteur Oly Ilunga  y a été confronté dans le cadre de sa gestion de la 10e épidémie de la Maladie à Virus Ebola, qui sévit encore jusqu’à ce jour dans la province du Nord-Kivu, notamment en ce qui concerne l’introduction d’un vaccin expérimental.
Le docteur Oly Ilunga  a attaché une attention toute particulière à s’écarter de toute pratique irrégulière. Chaque franc congolais dépensé devait être justifié. Le docteur Oly Ilunga  signait des états de dépenses avec pièces justificatives afin d’éviter toute malversation au sein de son cabinet. Malgré toutes ces précautions, le docteur Oly Ilunga  sera poursuivi pour détournement de fonds publics.
Cette infraction n’a pourtant pas été établie dans son chef lors du procès qui a abouti à sa lourde condamnation".

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Le collectif des avocats du docteur Oly Ilunga Kalenga est très mobilisé mais surtout inquiet : 

Le 23 mars 2020, docteur Oly Ilunga Kalenga , ancien ministre de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC), a été condamné par la justice congolaise pour détournement de fonds à une peine de 5 ans de travaux forcés. Le problème : les juges n’ont jamais pu apporter les preuves matérielles que le docteur Oly Ilunga  aurait détourné des fonds et il a été privé de tous les droits garantis à un justiciable. Durant toute la procédure judiciaire, de nombreuses irrégularités ont entaché la crédibilité de la décision judiciaire rendue.


L’Affaire Oly Ilunga Kalenga pose la question du droit à un procès équitable en République Démocratique du Congo où les nouvelles autorités ont fait de l’instauration d’un état de droit l’une de leurs priorités.


Docteur Oly Ilunga, sa défense et ses amis luttent pour que la Justice congolaise respecte la loi qui doit gouverner ce dossier. Qu’il lui soit accordé la possibilité de se pourvoir contre ce jugement, ce qui lui est à ce jour refusé en violation flagrante de toutes les dispositions légales en vigueur en RDC.
Pour rappel, docteur Oly Ilunga  est un éminent médecin qui a accompli l’ensemble de sa brillante carrière professionnelle en Belgique, où il est très apprécié et respecté pour ses compétences médicales, managériales, ainsi que ses qualités humaines.

Le Docteur Oly Ilunga Kalenga est le premier prisonnier politique personnel de Tshilombo. Pour avoir été le médecin d'Etienne Tshisekedi à Bruxelles, les extrémistes Udpsiens n'ont jamais accepté le Docteur Oly Ilunga soit ministre dans deux gouvernements de deux anciens de l'Udps: Samy Badibanga et Bruno Tshibala. Le docteur Oly Ilunga est dans une logique de servir son pays, le Congo pas des individus. Le grand problème est la RDC n'est démocratique que de nom. Tshilombo , le fameux fils Tshisekedi veut tout régenter. Il veut les pleins pouvoirs totalitaires pour dictaturer le Congo. Tshilombo veut être Mobutu Bis ! 

Un pays en voie de développement ne devrait jamais jeter en prison ses élites et experts. La RDC est un drôle de pays qui n'aime pas ses élites. Des casseurs, loubards, Kulunas circulent librement après leurs forfaits. Et c'est un grand médecin que l'on jette à Makala, qui croupit en prison, sans preuves !  Petite anecdote, un compatriote vient d'écoper 3 ans de prison: outrage au chef de l'Etat est punissable pour 2 ans de prison et menace de mort, 1 an. L'outrage au chef de l'état est plus punissable que la menace de mort. Allez-y comprendre quelque chose. 

Free Oly Ilunga !

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jeudi 27 septembre 2018

RDC: Eugène Diomi Ndongala, prisonnier personnel de Kabila, mourra-t-il en prison ?

Kinshasa, Etienne Tshisekedi et Eugène Diomi Ndongala

Ils sont des prisonniers personnels d'Alias Joseph Kabila en République démocratique du Congo: Eugène Diomi Ndongala et Franck Diongo ! Les deux vrais "Tshisekedistes" croupissent en prison, dans un silence assourdissant de l'Udps, leur parti allié. Eugène Diomi Ndongala comme Franck Diongo ont eu le toupet par leur verbe haut de défendre la légitimité d'Etienne Tshisekedi élu à  l'élection présidentielle de 2011, ils ont mouillé leurs costumes et cravates pour défendre la victoire incontestée de celui que l'on appelait Yaya Tshitshi, le Sphinx de Limeté. Comment sont-ils remerciés par l'Udps ? Le silence assourdissant de ce parti familio-tribalo-ethnique est sa marque de fabrique. D'ailleurs, c'est une manie de l'Udps de ne pas parler des autres mais de vouloir s'attirer les projecteurs sur lui tout seul. Le Petit Cédric Nianza, qui avait sacrifié sa vie par immolation, dans le Kongo Central, pour réclamer la victoire des urnes d'Etienne Tshisekedi, n'a jamais reçu ne fut qu'une seule visite des Udpsiens ! Le patriarche Julien Ciakudia, qui a crée l'Udps en Scandinavie, qui a abbatu un travail de lobbying international pour ce parti, qui voulait amener Etienne Tshisekedi jusqu'à  obtenir un prix Nobel de la paix à  Oslo, pour sa lutte contre Mobutu, aujourd'hui est menacé de mort par les Talibans, djihadistes, Kuluna et ethno-tribalistes de l'Udps. Avec ses miliciens Gestapistes et extrémistes qui envahissent les réseaux sociaux pour menacer de mort et tenter de museler, bà¢illonner des journalistes, l'Udps devient un danger pour la République. A se demander comment un parti qui officiellement prà´ne la non-violence, comment peut-il avoir une armée rouge, une meute des talibans qui invectivent, lancent des Fatwa et menacent de mort des compatriotes dans des réseaux sociaux ? L'Udps est vendu au plus offrant, parti accompagnateur du régime dictatorial, des imposteurs et prédateurs. L'Udps mange a plusieurs rà¢teliers, chez Alias Joseph Kabila et chez l'opposition.

Le témoignage recueilli, il y a quelques années, du Docteur Jean-Paul Mondele, ami de Diomi Ndongala en Italie, est toujours d'actualité.

Eugène Diomi Ndongala est victime d`un harcèlement politico-judiciaire violent de longue date. Élu massivement à  Kinshasa député national en 2012, il décida de boycotter sa participation à  l`Assemblée Nationale car les fraudes électorales massives avaient complètement chambardé les vrais équilibres entre majorité et opposition, "au point de faire de la chambre basse du parlement une caisse de résonance du régime Kabila. Diomi Ndongala a été condamné à  10 ans de prison pour une affaire de mœ“urs, "sans preuves, sans la tenue d`un véritable procès et sans droit de recours, sur la base d`un montage visant sa neutralisation politique". Même malade, le régime d'imposture lui refuse les soins.

Il est plus que déconcertant que ce soit son épouse Patrizia Diomi Ndongala, Démocratie Chrétienne son parti politique, d'autres congolais de l`étranger qui se dévouent corps et à¢me pour mobiliser sur le cas Eugène Diomi Ndongala. Mais que font les partis politiques d'opposition à  Kinshasa ? Pourquoi ne se mobilisent-ils pas pour l'un des leurs ? Eugène Diomi Ndongala est homme politique proche du peuple congolais. Pourquoi le peuple congolais se tait face aux atrocités et à  l'arbitraire dont subit Eugène Diomi Ndongala ? Fausses accusations, arrestation arbitraire même malade Eugène Diomi Ndongala n'a pas droit aux soins !

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