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samedi 3 octobre 2020

Ondes électromagnétiques: Stéphane Le Béchec a "perdu 250 vaches en quatre ans 1/2"!

Ondes électromagnétiques: Stéphane Le Béchec a "perdu 250 vaches en quatre ans 1/2"!

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Lebechec.jpg, oct. 2020

Il y a des détresses incommensurables chez les agriculteurs et éleveurs victimes des antennes, hautes tensions et éoliennes en France. Agriculteur-éleveur, installé à Allineuc dans les Côtes-d’Armor, Stéphane Le Béchec, met en cause les ondes électromagnétiques. Il a perdu 200 vaches en trois ans. La mort est dans le pré! De Nombreux agriculteurs touchés sont accusés de maltraitance. 

freddy-mulongo-lebechec

Stéphane Le Bechéc organise des portes ouvertes pour éveiller les consciences ! Il  a perdu 250 vaches en 4 ans 1/2 dans son exploitation. L'agriculteur a relevé des taux d'électricité anormalement élevées dans le sol et l'eau autour de chez lui et il est persuadé que ce courant électrique et les ondes électromagnétiques sont à l'origine de la mort de ses bêtes.  

Lorsque je me suis installé, en janvier 2016, j’ai rapidement compris que mes vaches n’allaient pas bien. J’ai alerté les vétérinaires, et nous avons constaté que mes bêtes ne buvaient pas. Ensuite, elles ont commencé à mourir… En  quatre ans 1/2, j’en ai perdu 250 : crises cardiaques, AVC, hémorragies… C’est complètement fou. Au début, on m’a dit que c’était ma faute, que j’étais un mauvais agriculteur. Mais, depuis, il a été admis que c’était dû aux ondes électromagnétiques. Et les vaches ne sont pas les seules à avoir des comportements inhabituels : il n’y a pas d’insectes, pas d’oiseaux, pas de vers… C’est significatif.

la mort est dans le pré © Lafailleestdanslepré

Les images ont été tournées par l’épouse de l’éleveur. Une vidéo montrant l’agonie d’un veau chez Stéphane Le Béchec, éleveur bovin à Allineuc. 

Pour mieux comprendre l'histoire de Stéphane Le Béchec et la mort de ses vaches, cette chronologie peut vous y aider :  

"Je me suis installé comme agriculteur en production vache laitière au 1 janvier 2016. Dès le mois de Février 2016 j’ai remarqué un comportement anormal de mon troupeau : j’en ai informé mon vétérinaire le 25 Avril qui n’en a pas tenu compte. En juillet, le rythme des mortalités des bêtes s’est accéléré et la production laitière a chuté fortement.


En août, les vaches ont cessé de boire, de manger et ne se couchaient pratiquement plus. Avec le vétérinaire remplaçant, nous avons fait appel au GDS (Groupement de Défense Sanitaire). Le 26 Septembre 2016, une table ronde a lieu sur l’exploitation : j’en étais à 36 bêtes mortes depuis le 1 Janvier 2017 avec une production laitière devenue quasi nulle. Ils ont conclu que le troupeau était en bon état, rien d’anormal. Début octobre, le Vétérinaire et le GDS sont revenus et ont constaté des températures corporelles de vaches très faibles (36.3/36.6 au lieu de 38 sur 15 vaches) et elles avaient toutes une infection urinaire.
Parallèlement, pour éliminer les origines électriques, le GDS a fait contrôler la salle de traite et les bâtiments sur le plan électrique ; des remarques mineures ont été constatées et corrigées.

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En plus, début octobre 2017. J’ai demandé à ENEDIS de venir contrôler leurs installations, à savoir le transformateur et les lignes ; j’ai en effet constaté depuis le début que le voltmètre réagissait fortement lorsque je le piquais dans la terre et dans l’eau au niveau de l’exploitation.
ENEDIS a alors fait une demande de GPSE (Groupement Permanent de Sécurité Electrique en milieu agricole) à la chambre d’agriculture. La conseillère de la chambre d’Agriculture.


Je me suis aussi rapproché de Solidarité paysan pour m’assister et me conseiller. Le 25 octobre 2017, l’école vétérinaire de NANTES (ONIRIS) a réalisé un audit : ils n’ont pas trouvé d’explication autre qu’une proposition d’amélioration de la ration alimentaire. Suite à ce rapport, la déléguée au GPSE ainsi que le nutritionniste de la chambre d’agriculture ont confirmé que la ration alimentaire pouvait être améliorée mais qu’en aucun cas elle n’expliquait ni la mort des animaux, ni la production laitière nulle, ni leur état corporel.

Stéphane Le Bechec - vaches tremblantes sous les ondes des antennes relais 4 © Fruit Bio

Le 21 novembre 2017, je fais appel à mon vétérinaire car j’ai 4 vaches à terre dans des troupeaux différents ; à la suite de cette visite; le 23 novembre, la DDTP descend sur mon exploitation ; ils constatent un troupeau en souffrance, se comporte avec condescendance, voire mépris, font euthanasier 2 bêtes et me demandent de remédier au problème...

Je suis convoquée le 12 décembre 2017, par la chambre d’agriculture et le directeur de la DDTP m’indiquant un délai de 2 mois pour corriger la situation.
Immédiatement, je mets en place les actions d’amélioration suggérées par ENEDIS et la chambre d’agriculture sur le plan alimentaire, en apportant, entre autre du tourteau, aux doses proposées.

La conséquence a été une nouvelle dégradation du troupeau : perte de lait supplémentaire en passant de 6l/jour vache de lait à 4 l de lait par jour et par vache. Le 20 décembre, une génisse morte ; je l’ai faite autopsier de mon propre chef auprès de LABOCEA. 
Le 26 décembre, 4 vaches taries sont au sol, à nouveau. Je fais appel à 2 nouveaux cabinets vétérinaires.

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Le 02 janvier 2017, 2 nouvelles vaches mortes. De nouveau, je fais réaliser une autopsie. Lors de l’entretien du 12 décembre, nous avions décidé une mesure de tension de pas par l’APAVE ; elle a été réalisée le 11 janvier 2017 et a donné des résultats inexploitables puisque l’appareil ne fonctionnait pas ; ils en ont conclu que le sol n’était pas conducteur.

Suite à ces mesures, le 17 février 2017, je suis à nouveau convoqué à la DDTP : je suis reçu par le directeur et 2 de ses collaborateurs ainsi que la présidente de la chambre d’agriculture et sa conseillère GPSE. L’échange fut court et sans appel : Le directeur m’indique ; que mon troupeau est en souffrance, que je dois m’en séparer, avant leur intervention ; il me demande de ne pas en parler autour de moi et surtout de ne pas alerter la presse sous peine de retrait immédiat sans négociation ». Je lui fais part de mon étonnement d’avoir perdu 70 bêtes, à cette date et que personne n’ait encore demandé d’autopsie par un laboratoire indépendant Je lui demande d’informer le préfet de ma situation et de l’existence de beaucoup de personnes malades autour de mon exploitation.

Ils me laissent jusqu’au 17 avril 2017, pour remédier à la situation. Le 20 avril 2017, 2 inspecteurs et un vétérinaire de la DDTP descendent sur l’exploitation ; ils ne me présentent aucun ordre de mission, font le tour de mon élevage sans ma présence puisque je réalisais la traite, vident mes placards, sans aucune explication ; ils prennent un échantillon de lait pour analyse ; ils viennent à mon domicile pour contrôler les documents administratifs et exigent les autopsies que j’ai fait réaliser personnellement. Il me redemande de me séparer de mon troupeau pour souffrance. Un an plus tard, je n’ai toujours aucun rapport de leur visite ni des prélèvements qu’ils ont effectués, malgré la relance du maire d’Allineuc.

Au 5 avril 2018, je comptabilise environ 150 bêtes mortes en 2 ans, une production laitière toujours quasi nulle : 5l/ Vache jour.
Le 19 avril 2018, deux contrôleurs sont repassés contrôler mon troupeau ; ils m’ont informés d’un passage en mon absence, il y a environ 2 mois et m’indique oralement une souffrance de mon troupeau.

Depuis 1 an et 1⁄2, avec des équipes de professionnels, connus pour certains et reconnus pour d’autres : géobiologues, agriculteurs, conseillers, techniciens, nous avons identifié des sources de nuisances électro magnétiques, ondes, courants électriques.

J’ai commencé à identifier les provenances de ces perturbations et à les dévier : chaque intervention correctrice a un impact visuel immédiat et spectaculaire sur le troupeau et la production de lait ; par contre, la situation reste extrêmement instable : et très régulièrement la situation se dégrade à partir d’une nouvelle source ou veine conductrice, voire de la météo; il apparaît à ce jour 7 zones productrices de nuisances dont 4 antennes et panneaux
photo voltaïques.

Je ne peux me résoudre à abandonner le combat par amour de mes bêtes, par civisme. 

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vendredi 2 octobre 2020

Éoliennes : les nouvelles vaches folles dans le troupeau de Philippe Marchandier !

Éoliennes : les nouvelles vaches folles dans le troupeau de Philippe Marchandier ! 

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Bêtes victimes des éoliennes 1 !.jpg, oct. 2020 

Philippe Marchandier, éleveur à Mazinghien, est convaincu que la ligne à haute tension et les éoliennes situées à proximité de son exploitation nuisent à ses vaches. Le troupeau de vache laitière de Philippe Marchandier se décime à petit feu. Infertilité, amaigrissement, décès brutaux, forte mortalité chez les veaux, volumes de lait diminués, qualité altérée...

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Témoignage de Philippe Marchandier Mazinghien ( 59 ) !
Je m’appelle Philippe Marchandier, et je suis éleveur et agriculteur. Je cultive du blé, du maïs, et j’élève des vaches allaitantes. Je me suis installé en 1990, et tout allait bien jusqu’à la construction de la ligne à haute tension à proximité de mon étable, en 94. Ma production de lait a baissé, puis ça s’est stabilisé. Pour l’installation de la ligne, on ne nous avait pas demandé notre avis, et pour les éoliennes non plus. Elles sont sorties de terre il y a peu, comme ça, sans qu’on nous en informe. Il y en a 5 en tout, dont une à 800 mètres de ma stabulation. Et depuis, mon troupeau est décimé. Dès qu’ils ont mis en route ces foutus aérogénérateurs ça a été la catastrophe. D’Avril à Août, j’ai perdu 50 000 litres de lait par rapport à ma production d’avant. Et en septembre, quand j’ai commencé à rentrer les bêtes, ça a été pire. En tout, 20 veaux sont morts. Et la semaine dernière, 7 de plus. Ils ne veulent plus téter, et ils se laissent mourir.

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J’essaie de rester auprès d’eux pour les aider, et je les veille jusqu’à minuit dans l’étable, mais ils sont faibles, ils se mettent à tousser, à avoir des diarrhées. J’ai eu aussi des avortements. En tout, 7 sont mort nés. Alors je rachète des vaches pour tenter de sauver mon exploitation. Elles arrivent en pleine forme, et puis elles perdent peu à peu du poids. J’ai fait venir un spécialiste, il a testé l’électricité qui circule dans le bâtiment. Il y a 12 volts sur les piquets. Normalement, ce devrait être 0,5 volts….

freddy-mulongo-betes-victimes-des-eoliennes


C’est sûr, avec toutes les nappes d’eau qu’il y a dans le coin, et le ruisseau pas loin, comment voulez-vous que toutes ces installations électriques ne nous causent pas de mal.


Je regarde mes bêtes, ça me désole de les voir comme ça. Elles ont en permanence le poil piqué, ; c’est-à-dire qu’il est dressé sur leur tête au lieu d’être lisse…et puis je pense qu’il y a pire encore et ça nous attend tous. Je ne sais pas ce qu’ils mettent dans ces machines, mais depuis qu’elles sont là je n’ai pratiquement plus de naissances de mâles. Que des femelles. Si ça perturbe à ce point les naissances, ça veut dire qu’à terme il n’y aura plus aucune vie là en dessous.

Security Check Required © Sioux

Aujourd’hui j’essaie de trouver une autre stabulation pour préserver ma santé et celle de mes bêtes. Mais franchement, est-ce à moi de partir ? On nous pourrit la vie, on nous chasse, et ensuite on ira proposer du lait venu de l’étranger aux consommateurs français qui pensent que tout ça c’est écolo. C’est l’écologie, ça, de faire crever les bêtes et de fermer les yeux sur ce qu’il se passe réellement ?

Bientôt, je n’aurai plus rien à perdre, car j’aurai tout perdu. Je ne vais pas pouvoir tenir longtemps comme ça, à la longue, je vais mettre la clef sous la porte. Mais au moins je ne me serai pas tu. On est en train de détruire des régions entières, et si nos vaches sont malades, si elles avortent, si elles ne mettent pas de mâles au monde, si les veaux meurent, ça je peux vous le dire, nous aussi, les humains, nous allons avoir des problèmes. Je ne suis pas un scientifique, mais mon travail et mes bêtes je les connais, et je peux vous dire que ce n’est pas normal…

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